Hamon prône un peu de concurrence pour faire baisser les prix

latribune.fr

Benoît Hamon - Délégué à l'économie sociale et solidaire
Photo DR

latribune.fr

Benoît Hamon - Délégué à l'économie sociale et solidaire
Photo DR
La loi sur la consommation, c'est l'arlésienne du ministre de l'Économie sociale et solidaire et de la Consommation Benoît Hamon. L'Assemblée nationale doit donner ce lundi son feu vert pour son coup d'envoi, avec pour ambition d'introduire plus de concurrence dans l'optique et l'assurance. La "class action" fait aussi partie du programme. Certains vont jusqu'à lui trouver un côté fourre-tout, d'autres au contraire, la trouvent incomplète en ne touchant pas tous les secteurs.
Selon lui, donner "plus de latitude aux ménages pour faire jouer la concurrence sur l'assurance auto ou habitation" doit leur permettre de libérer du pouvoir d'achat. L'assurance emprunteur aussi est visée en offrant au consommateur "une fenêtre d'un an après la signature de leur prêt pour pouvoir changer d'assureur". Quant aux lunettes, sujet qui a fait polémique en 2013, "le dispositif d'ouverture de la distribution devrait dégager 1,3 milliards d'euros de pouvoir d'achat d'ici à deux ans", promet-il.
Certes, mais l'on se demande dans ce cas pourquoi des professions règlementées comme les pharmaciens, les notaires et les taxis ne subiraient pas le même sort. Une question de priorité selon le ministre.
Avec un constat : la concurrence entre assurances complémentaires ne fait pas baisser les prix car les opticiens y adaptent leurs offres.
À lire également
Le ministre reconnaît que l'optique n'est pas le seul secteur où les prix sont élevés, mais "il ne faut pas avoir une approche religieuse, idéologique de la concurrence. Dans les transports par exemple, dans l'énergie, il y aune logique de service public qui doit être préservée".
latribune.fr