L'Insee prévoit une "reprise poussive" début 2014

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Pour Laurent Clavel, le marché du travail n'a aucune impulsion. Ainsi, l'Insee s'attend à 76.000 créations nettes d'emploi sur les trois prochains trimestres, pas assez pour compenser la hausse de la population active (+113.000 personnes).
Pour Laurent Clavel, "le marché du travail n'a aucune impulsion". Ainsi, l'Insee s'attend à 76.000 créations nettes d'emploi sur les trois prochains trimestres, "pas assez" pour compenser la hausse de la population active (+113.000 personnes). (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
"Reprise poussive", "quasi-stabilité" du chômage, augmentation du pouvoir d'achat, l'Insee a dévoilé jeudi ses perspective pour 2014. Tour d'horizon.

Une "reprise poussive" de l'économie française. Voici ce que prévoit l'Insee pour début 2014, dans sa dernière note de conjoncture de l'année. L'institut table également sur une "quasi-stabilité" du chômage et sur une augmentation du pouvoir d'achat. Aperçu de ses principales prévisions:

  • Croissance de 0,2% du PIB

L'Insee prévoit une hausse du PIB de 0,2% au premier ainsi qu'au deuxième trimestre, portant l'acquis de croissance à +0,7% à fin juin 2014.

L'Institut a indiqué que si le PIB grignotait +0,2% chaque trimestre, "on arriverait à +0,9% en moyenne annuelle pour 2014". Ce qui est l'hypothèse retenue par le gouvernement dans son budget.

L'Insee a du reste confirmé ses prévisions de hausse du produit intérieur brut (PIB) de 0,4% au quatrième trimestre 2013 et de 0,2% sur l'ensemble de l'année. Pour le quatrième trimestre, la Banque de France prévoit +0,5% et Markit, qui publie l'indice composite mensuel PMI, -0,1%.

  • Une très légère hausse du chômage

En ce qui concerne l'emploi, l'Institut anticipe une "très légère hausse du chômage" d'ici fin juin 2014 à 11%, contre 10,9% à fin septembre 2013.

"Cette hausse est juste une question d'arrondi", a toutefois relativisé Laurent Clavel, chef de la division synthèse conjoncturelle. "Il n'y a pas de signal que le chômage redémarre au deuxième trimestre. On arrive à une quasi-stabilité à fin juin", a-t-il indiqué.

  • 76.000 créations nettes d'emploi

Pour Laurent Clavel, "le marché du travail n'a aucune impulsion". Ainsi, l'Insee s'attend à 76.000 créations nettes d'emploi sur les trois prochains trimestres, "pas assez" pour compenser la hausse de la population active (+113.000 personnes).

Le gouvernement estime cependant que l'inversion de la courbe du chômage promise par François Hollande avant la fin de l'année est "amorcée".

>> Hollande n'est pas d'accord avec l'Insee, la courbe du chômage va bien s'inverser

  • Faible hausse des investissements

Du côté des entreprises (hors construction), les investissements devraient croître "faiblement" au premier semestre 2014. Ils ne seront "ni moteurs, ni freineurs, juste suiveurs", a précisé Cédric Audenis, chef du département de conjoncture, et devraient évoluer sur un "rythme voisin de celui du PIB".

Ces investissements restent cependant à un niveau "nettement inférieur" au pic de 2007 "ce qui est cohérent avec la conjoncture" mais ils évoluent sur une tendance haussière, "en particulier dans l'industrie où ils sont plus élevés qu'en 2007". Sachant que "la France est le pays d'Europe où ils ont le moins baissé" pendant la crise, a-t-il fait remarquer.

  • Inflation à 1,1% courant 2014

Quant à l'inflation, elle est attendue à +0,8% en décembre (+0,7% en novembre) et à +1,1% mi-2014 (+2,0% en 2012 et +0,9% prévu en 2013).

  • Augmentation du pouvoir d'achat

Enfin, le pouvoir d'achat des Français devrait augmenter de 0,5% sur l'ensemble de l'année 2013, ainsi que sur le premier semestre 2014. En 2012, il avait reculé de 0,9%. Un record.

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a écrit le 23/12/2013 à 8:59 :
il faudrait d'abord savoir de quoi nous discutons. Reprise de quoi ? Quelle croissance ? Dans un systeme ou dépense publique est comptée dans le PNB, quel signification ont ces indicateurs ? la question est simple, a condition de ne pas la compliquer inutilement. Personnellement, je ne m'interesse pas au nombre de ralentisseurs construits ou d'anti-dépresseurs prescrits. par exemple, je manges des patates. Si en 2012 mes jardiniers en ont produit 100 et qu'en 2013 ils en en produit 105, cela fait une croissance de 5%. Si pour cela ils ont du réparer le tracteur dont une pièce était cassé, désolé, cela n'a pas produite de croissance. j'espere avoir montré par cet exemple qu'il est nécéssaire avant tout débat (1) de bien comprendre que ce qui compte ce ne sont pas les dettes, les investissement, le chomage ou autre critère intermédiaire, mais la production, (2) de mettre a plat les différentes production -voiture, agroalimentaire, logiciels, armes, médicaments, etc.- et de lister ce qui contribue vraiment a la production. La fabrication d'une machine qui sert ensuite a construire des voitures n'y contribue pas, car cette machine n'est pas une fin en soi. Une voiture qui sert au travail d'une entreprise on plus car ce n'est qu'un outil, au meme titre qu'un tracteur, un balai ou un marteau. Mais une voiture qui me sert a aller en vacances, oui, si je considère que voyager en voiture est un but en soi. Tout cela devrait etre redéfini. Ensuite vient la manière dont les choses vraiment utiles ont pu etre produites. Pour produire 5 patates de plus, avons nous travaillé plus, ressource quasi-gratuites (dans une premiere approche) ou emprunté de l'argent, plus que les 5 patates ne permettront d'en gagner ? c'est simplement la question de l'investissement pour obtenir cette croissance, est-il rentable ou non ? Mais cela vient en second. Tant que la production utile et sa croissance ne sont pas définies, nous nageons dans le flou enarquien.
a écrit le 20/12/2013 à 20:10 :
La France rate la reprise mondiale, normal avec la politique économique du gouvernement.
a écrit le 20/12/2013 à 14:35 :
"Cette hausse est juste une question d'arrondi" ! C'est embêtant, c'est une hausse quand même, et "on" nous avait promis une baisse !...
a écrit le 20/12/2013 à 14:14 :
Et vous pouvez faire confiance a l' INSEE il a montré dans le passé une parfaite maitrise des predictions!!!
a écrit le 20/12/2013 à 12:31 :
En qualité de citoyen ... je demande à François, Nicolas et Ségolène .... de pousser !

qu'on rigole deux minutes !
Réponse de le 21/12/2013 à 10:26 :
faudrait pas qu'ils poussent trop fort car ils risquent d'en c...r
a écrit le 20/12/2013 à 12:04 :
0,9% de croissance prévue par l'INSEE, dont combien grâce à la dépense public ? 0,85 % ?
a écrit le 20/12/2013 à 12:02 :
Avec le gros poussah qui "dirige"la France vous vous attendiez a quoi?
a écrit le 20/12/2013 à 10:57 :
Notre précédant croissance s'est fait grâce a une énergie peu chère et non avec l'argent facile. Si la planche a billets était la solution cela se saurait. Il faut de l'énergie pour tout ce que l'économie réelle fait (même les services). Merci a tous ceux qui ont des idées pour continuer a croitre dans un monde de taille constante avec une énergie de plus en plus rare et couteuse de les publier.
a écrit le 20/12/2013 à 10:17 :
Faut arrêter le déni, les pays occidentaux vont revenir à une moyenne de taux croissance de 1.5% (rythme moyen d'ailleurs depuis le révolution industrielle). Alors il y aura sans doute des années exceptionnelles à 2% ou plus et d'autres à+/- 0%. Il s'agit d'un changement de société, de part la montée des émergents, de la raréfaction des matières premières et en particulier de l'énergie. La question est comment on s'organise désormais, pas de savoir si on va faire 1 ou 1,2%.
Réponse de le 20/12/2013 à 10:32 :
Entièrement d'accord avec vous. A moins d'une découverte technologique imprévue, il n'y a aucune possibilité d'avoir une croissance supérieure à 1.5% en rythme de croisière. Pour faire une croissance à la chinoise il faut construire des gratte-ciels, des ponts, des autoroutes, des aéroports, des stades partout, exactement comme ils font. Mais où ça ? Avec quel argent ? Pourquoi faire ? On n'arrive déjà pas à faire un nouvel aéroport à Nantes, comment on pourrait en faire une dizaine par an en France ?
Réponse de le 20/12/2013 à 11:18 :
Le souci comme vous le sous-entendez est que tout notre "merveilleux" système (dont l'état providence à crédit des baby boomers) repose sur des projections erronées de taux de croissance. Or comme nos "amis" les gérontes jouisseurs tiennent le manche (en votant massivement), rien ne change...
Réponse de le 20/12/2013 à 16:12 :
Comme toujours c'est pas ma faute...C'est les autres qui doivent changer. Les jeunes fainéants qui ne veulent plus travailler, les vieux jouisseurs, les travailleurs qui font tout le temps grève, les fonctionnaires qui glandent toute la journée, dans le bâtiments, tous des incompétents............On est pas sorti du sable!!
Réponse de le 21/12/2013 à 17:46 :
@C'est pas moi c'est lui
C'est ma faute, je n'ai pas profité du système comme les autres... droit dans mes bottes mais les économies de travers. Il n'existe aucune fatalité, seulement des choix à faire.

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