Elle organise des dîners avec Bill Clinton, le vice-Premier ministre britannique Nick Clegg ou le tennisman Boris Becker pour remercier les membres de son conseil d'administration. Ses bons clients, elle les invite à déguster Cheval-Blanc ou Angélus directement à la propriété dans des châteaux qu'elle connaît bien pour avoir grandit à Saint-Emilion… Un train de vie qui donne à Nathalie Dauriac-Stoebe des airs de banquière jetsetteuse. Mais banquière avant tout.
A 35 ans, elle dirige Signia Wealth, une société de gestion de fortunes privées qu'elle a fondée, et commence à se faire un nom outre-Manche. Pour preuve, le magazine britannique Management Today l'a distinguée parmi les "trentenaires qui comptent". Entre un rendez-vous pour signer un contrat et un avion en partance pour l'Afrique du Sud, cette jeune maman qui attend son deuxième enfant explique les raisons de son succès :
Les résultats sont là. Après seulement quatre ans d'existence, la toute jeune banque privée gère déjà plus de 2 milliards de livres d'actifs appartenant à 120 clients - surtout des entrepreneurs - dont la moitié se trouvent à l'étranger.
Son entreprise fait partie des "étoiles montantes" qui tentent de se faire une place parmi les prestigieux établissements de la City. Ces derniers, Nathalie Dauriac-Stoebe les connaît plutôt bien. Après avoir travaillé chez Lazard dans la branche des fusions-acquisitions jusqu'à ses 26 ans, elle a passé cinq ans chez Coutts, l'une des plus anciennes banques d'Angleterre, qui a pour caractéristique de gérer la fortune de la reine et d'une large partie de l'aristocratie britannique.
Parce qu'elle "ne supporte pas la vue du sang", cette ancienne élève de Cambridge ne se voyait pas suivre le chemin professionnel de son père, Christian Dauriac, médecin et directeur d'un laboratoire médical à qui elle dit vouer "une passion."
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En revanche, elle l'a suivi sur un autre terrain: celui du vin. Sa famille est propriétaire de plusieurs domaines, les châteaux Destieux, Montlisse - qui produit un Grand Cru de Saint Emilion- et La Clémence (Pomerol). "Papa a décidé qu'au lieu de nous donner de l'argent, il nous achèterait des vignobles", raconte-t-elle. Aujourd'hui, elle produit le sien, notamment en Afrique du Sud. Et le sert à des hommes d'affaires, des sportifs ou des présidents lors de ses "dîners sympas".
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