L'Insee apporte dans sa hotte de bonnes et de mauvaises nouvelles

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L'économie française peine à sortir de la crise
L'économie française peine à sortir de la crise (Crédits : DR)
L’Insee a révisé à la hausse, de 0,5% à 0,6%, la croissance au deuxième trimestre. Tirée par la demande d’énergie, la consommation des ménages a rebondi en novembre. De bon augure pour 2014 ?

L'Insee n'a pas oublié Noël ! Ce mardi, l'Institut ne s'est pas contentée d'annoncer une diminution de la dette publique entre le deuxième et le troisième trimestre, elle a également annoncé une révision à la hausse de la croissance ente avril et juin. En effet, le PIB n'a pas progressé de 0,5% comme elle l'avait initialement annoncé mais de 0,6% !

Autre bonne nouvelle dévoilée par l'Insee, la consommation des ménages, qui représentent environ 55% du PIB, a également gagné en vigueur, affichant une progression de 1,4% en novembre après avoir cédé 0,1% un mois plus tôt.

Ces bonnes nouvelles indiquent-elles une sortie de crise imminente de l'économie française ?

Des chiffres à relativiser

Malheureusement, la hotte de l'Insee était trop petite pour accueillir d'autres statistiques rassurantes. En effet, les experts du boulevard Adolphe Pinard ont confirmé la baisse de 0,1% de l'activité au troisième trimestre. Quant à la hausse de la consommation des ménages, elle ne s'explique que par le rebond des dépenses en énergie (+7,5%). Cette bonne nouvelle doit donc être relativisée, les dépenses en biens durables (-0,3%), les achats en biens d'équipement du logement (-0,4) notamment s'inscrivant en baisse.

Autre mauvaise nouvelle, le taux de marges des entreprises non financières a reculé de 0,5% entre juillet et septembre pour toucher un plus bas inédit depuis le quatrième trimestre 1985 à 27,7% !

Une fin d'année tonique ?

Néanmoins, grâce à la performance réalisée au deuxième trimestre, la croissance annuelle serait donc de 0,2% cette année. Mais à une condition : il faut que l'activité progresse de 0,4%, comme l'Insee l'anticipe. La Banque de France est encore plus optimiste. Au regard des résultats de sa dernière enquête de conjoncture, la banque centrale vise une hausse de 0,5% du PIB ! L'économie française finirait donc l'année sur une note positive. Mieux, si ces prévisions devaient se réaliser, l'acquis de croissance en 2014 - c'est à dire le a croissance qui serait enregistrée en 2013 si l'activité restait stable l'année prochaine - s'élèverait à 0,7%. Fixée à 0,9%, la prévision de croissance du gouvernement en 2014 apparaît tout à fait réalisable.

Des enquêtes de conjoncture mal orientées

Or, cette prévision est bien fragile si l'on juge par les résultats des récentes enquêtes de conjoncture. Les dirigeants de PME ont le moral dans les chaussettes et les industriels prévoient de réduire leurs investissements en 2014 comme ils l'ont déjà fait en 2013 en raison d'une demande insuffisante. Comme l'indique la récente enquête PMI réalisée auprès des directeurs d'achats, les carnets de commandes sur le marché domestique mais aussi à l'exportation se sont contractés en novembre et décembre. Dans ce contexte incertain, Axelle Lacan, économiste chez LCL table sur une hausse limitée de 0,1% au quatrième trimestre.

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Commentaires
a écrit le 26/12/2013 à 18:29 :
Bs, les faits sont là. Les résultats sont parlants et l'espoir est là(positif). 2014 va être plus clair..:) pr l'instant, bonnes fin d'année !
a écrit le 26/12/2013 à 11:54 :
il y a rien de bon dans ce rapport de l'insee , que des mots pour enjoliver la réalité , les chiffres ne disent pas la même chose sur l'activité du pays et le prolongement pour le semestre à venir . C'est bien de parler des achats pour les fêtes , mais ceci ne constitue pas l'activité du pays et l'inversion de la courbe du chômage . Donc baratin !
a écrit le 25/12/2013 à 8:40 :
Je me rappelle que sur les marchés, pendant longtemps, les statistiques américaines de l'emploi faisaient la pluie et le beau temps, quelques milliers d'emploi de plus ou de moins, pourtant, quand on regardais la méthodologie il était stipulé que la marge d'erreur était de 150000 emplois.. Il fallait bien souvent attendre 2 années pour avoir des statistiques à peu près correctes, mais 2 années, on s'en fiche de ce qui s'est passé il y a 2 ans.
a écrit le 24/12/2013 à 17:12 :
"Marché domestique": Arrêtez les traductions mot à mot de l'anglais vers le français. On dit en français MARCHE INTERIEUR.
a écrit le 24/12/2013 à 16:11 :
la seule chose qui n'est pas évoqué c'est le PIB par tete... silence total depuis des années ... d'obscurentisme Hollandais, nous sommes environ 350/400 000 Français officiels de plus en France par an;, ce qui nécessiterait que l'on fasse au moins + 0.5 à + 0.6 % de pîb par an pour avoir le meme PIB par tete......
Réponse de le 24/12/2013 à 16:52 :
Le taux de croissance moyen en occident diminue de 1 point tous les 10 ans depuis les 70's . La croissance ne reviendra pas dans ce système d'endettement généralisé et de captation de richesses par le 1% le plus riche ...
Réponse de le 24/12/2013 à 16:58 :
En réalité, il meurt actuellement par année, en France, presque autant de gens qu'il n'en naît.
Réponse de le 25/12/2013 à 14:47 :
Cher Zut,

Il y a plus de gens qui naissent que de gens qui meurent et on oublie l'immigration 250 à 300 000 par an qui engendre à terme une nombre identiques de naturalisations.
Réponse de le 25/12/2013 à 17:23 :
Il ne faut pas oublier que les prix unitaires baissent dans beaucoup de domaines et qu'il y a par ailleurs une économie grise de plus en plus dynamique...donc la croissance n'est plus vraiment représentative de l'économie réelle
Réponse de le 26/12/2013 à 5:24 :
@Capitoul : depuis des années d'obscurantisme Hollandais ? Le temps passe certes mais Hollande n'est au pouvoir que depuis 19 mois... Et avant ? L'anti Hollandisme n'exclut pas la relative bonne foi...
a écrit le 24/12/2013 à 15:44 :
Dite moi Fabien, savez vous que nous sommes aujourd'hui Mardi et non Mercredi?
Réponse de le 24/12/2013 à 16:07 :
Merci, je vais corriger
a écrit le 24/12/2013 à 13:02 :
Une augmentation de conso d'énergie qui est soit importée, y compris les pellets canadiens, soit impactée par les augmentations abusives d'EDF, ça craint.
Sinon nous sommes dans une phase d'optimisation maximale de nos ressources, les entreprises sont les victimes collatérales de l'absence d'inflation, un paradoxe.
Il faudra tôt ou tard sortir de l'euro, autant le faire tout de suite.
a écrit le 24/12/2013 à 12:02 :
Un croissance atone simplement liée aux dépenses d'énergie ... autant dire que c'est totalement stérile.
Réponse de le 24/12/2013 à 18:27 :
C'est pire que ca même, si on considère que la croissance est liée au fait de bruler du carburant importé de l'étranger... On continue a marcher sur la tête... Cette information veut juste dire qu'on s’appauvrit encore plus vite qu'avant...

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