Travail : concilier vies privée et professionnelle, un casse-tête pour un salarié sur trois

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Un salarié sur cinq souffre de maladie chronique, selon l'assureur Malakoff Médéric (Photo : Reuters).
Un salarié sur cinq souffre de maladie chronique, selon l'assureur Malakoff Médéric (Photo : Reuters). (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2012)
31% des salariés disent avoir du mal à harmoniser leur vie personnelle avec les exigences de leur travail et 19% souffrent d'une maladie chronique.

Concilier vie professionnelle et personnelle serait un vrai problème pour près d'un tiers (31%) des salariés, selon les résultats du baromètre 2013 sur la santé et le bien-être au travail de l'assureur Malakoff Médéric, relayé ce lundi par RTL. Un chiffre qui a augmenté de 4% par rapport à la précédente enquête.

Dans le détail, d'après cette enquête, les plus touchés par cette difficulté seraient les cadres (35%), ainsi que les salariés ayant un proche dépendant à leur charge (44%).

Par ailleurs, 29% des salariés se disent plutôt insatisfaits de leur qualité de vie au travail. Selon l'assureur, "l'organisation du travail" peut expliquer ce chiffre, puisque 70% des salariés disent avoir un travail haché (12% de plus qu'en 2009). Les salariés qui ont vécu une restructuration ou une réorganisation sont, sans surprise, plus stressés que les autres (55% contre 44%) et moins nombreux à se déclarer heureux de se rendre au travail (59% contre 75%).

Chaque salarié prend en moyenne 35 jours d'arrêt maladie par an

Autre enseignement de taille de cet étude: un salarié sur cinq (19%) souffre de maladie chronique. Chez les plus de 50 ans, ce taux atteint même les 29%. Un salarié sur trois s'est ainsi arrêté de travailler au moins une fois en 2012: un chiffre relativement stable par rapport à 2010 et 2011.
 
Les arrêts maladie les plus fréquents sont ceux de un à trois jours (41%), devant ceux de quatre à neuf jours (29%). La moyenne annuelle par salariés atteint les 34,7 jours par an.

Dans une entreprise de 1.000 salariés, "les arrêts maladies représentent en moyenne l'équivalent de 40 temps plein", précise l'assureur Malakoff Médéric.

Pour améliorer leur santé, les salariés attendraient d'ailleurs davantage d'aide de... leur entreprise: les aider à pratiquer plus d'exercice (61%) et leur offrir un meilleur dépistage des maladies graves (44%).

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a écrit le 08/04/2014 à 11:25 :
Il existe une grande différence entre les fonctionnaires et les salariés précaires. On déclare de nombreuses maladies dues au stress, parfois à la maltraitance jusqu'au suicide... on oublie aussi le suicide économique puisqu'on incrimine l'euro fort. On oublie aussi l'exclusion massive des jeunes diplômés de la vie active, 61% dans un pays sans croissance. On oublie la destruction de millions de foyers par le chômage. On oublie l'échec de l'Etat en terme de réduction de la pauvreté depuis plusieurs décennies. On oublie l'échec en terme de logement alors que 2/3 des foyers français devraient être logés en social et que 10% dépassent les revenus autorisés. On oublie l'expulsion de la vie active de gens à 50 ans sans retraite financée, on oublie qu'il faut payer pour les fonctionnaires qui ne font rien ou en emploi en double ou aux corporations privilégiées qui ne travaillent que 100 jours par an pour 6500 euros de salaire. Pas étonnant que 85% demandent un changement de politique. On nous annonce qu'on veut continuer les déficits, seulement la population souhaite réduire les dépenses...
a écrit le 07/04/2014 à 16:09 :
Travail - Pas de famille - Mondialisation - Pas de loisir
a écrit le 07/04/2014 à 13:36 :
Ce n'est pas vraiment une surprise, quand, en région parisienne, il n'est pas rare d'voir des salariés qui subissent leur journée de travail, stressante dans le contexte actuel, plus 2 à 3 heures de transport dans le meilleur des cas i.e. sans incident. Une solution serait sans doute d'arrêter de concentrer sur quelques km2 les activités économiques et de profiter de l'ensemble du territoire français et de développer le télétravail. Il n'y a plus d'excuses avec les moyens de communication modernes.
a écrit le 07/04/2014 à 13:06 :
C'est vrai que le travail de nuit et le dimanche n'arrange pas les choses!
Réponse de le 07/04/2014 à 21:53 :
je travaille de nuit même le dimanche et les jours de fête... personne me lave les mains. Les chinois quand ils vous lisent se tapent sur les cuisses !!!
Réponse de le 08/04/2014 à 13:42 :
@arbo : les chinois qui auraient des raisons de se taper sur les cuisses ont autre chose à foutre que de vous lire !
a écrit le 07/04/2014 à 11:18 :
41% d'arrêt de travail de 1 à 3 jours... non contrôlés par la sécu car non pris en charge par elle !! Par contre, par conventions, nombreux employeurs doivent les prendre en charge !! Idem pour les fonctionnaires !! Seule solution pour redire ces arrêts : 3jours de carence à la charge du salarié (pas par l'employeur, ni par des mutuelles obligatoires!) auxquels on ajouterait un 4e jour à la charge de l'employeur. La sécu n'interviendrait qu'à partir du 5e jour... on a vu qu'un seul jour de carence a entrainé une baisse de 64% des arrêts des fonctionnaires !!!
a écrit le 07/04/2014 à 10:22 :
Et on s'étonne qu'il y ait du chômage ?
Réponse de le 07/04/2014 à 11:18 :
Si le chômage se crée a cause d'une mauvaise volonté des travailleurs, alors nous vivons dans un monde de feignants si j'en crois les chiffres du chômage des pays de l'OCDE...qui explosent partout je vous le rappel.
Réponse de le 07/04/2014 à 11:19 :
Ben... c'est moins fatiguant.. et aides diverses et non imposition comprises, ca rapporte plus !!!
a écrit le 07/04/2014 à 9:57 :
marche ou crève.

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