Un quart des ETI est contrôlé par des étrangers

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Dans l'industrie, le salaire annuel moyen versé dans les ETI sous contrôle étranger s’élève à 42.700 euros, contre 36.700 euros dans les ETI contrôlées par des Français
Dans l'industrie, le salaire annuel moyen versé dans les ETI sous contrôle étranger s’élève à 42.700 euros, contre 36.700 euros dans les ETI contrôlées par des Français (Crédits : Reuters)
Selon une étude le l'Insee, 1.250 des 4.800 entreprises de taille intermédiaire recensées en France sont sous le contrôle de groupes étrangers. Elles sont surreprésentées dans une poignée de secteurs dont l'informatique, l'électronique, la chimie et l'automobile. Les ETI sous contrôle français souffrent de la comparaison.

Longtemps considérées comme le chaînon manquant et non identifiées de l'économie française, les entreprises de taille intermédiaire (ETI) sont désormais au centre de la politique économique du gouvernement. Toute son action ne consiste-t-elle pas à transformer les PME en ETI et les ETI en grands groupes ?

Nées en 2008

Une étude de l'Insee dévoilée ce mercredi apporte un éclairage nouveau sur ces entreprises dont l'existence fut consacrée par la loi de modernisation de l'économie (LME) votée en 2008 . Selon l'Institut, sur les 4.800 ETI présentes en France - soit 0,2% du nombre total d'entreprises tricolores -, 1.250 sont sous le contrôle de groupes étrangers. 

Elles emploient 950 000 salariés, soit 29 % des salariés des ETI, et représentent 56 % des effectifs des entreprises sous contrôle étranger. " À titre de comparaison, les ETI sous contrôle français emploient 2,3 millions de salariés, soit seulement 20 % des effectifs des entreprises sous contrôle français. L'industrie emploie 51 % des salariés des ETI contrôlées par des groupes étrangers contre 28 % pour les ETI françaises », précise l'Institut.

Les ETI taillées pour le marché français

Pour explique la focalisation des implantations étrangères sur les ETI, l'Insee avance des logiques productives et évoque la taille économique du territoire national. « En effet, dans de nombreux cas, l'implantation en France d'un grand groupe industriel étranger correspond sur le territoire français à cette catégorie de taille. Il en résulte des écarts sectoriels, y compris au sein des activités industrielles.

Les ETI sous contrôle étranger sont surreprésentées dans la fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques, dans les industries chimiques, de production de caoutchouc et de plastique, et dans l'automobile », observe l'Insee. De leur côté, les ETI sous contrôle français sont plus souvent représentées dans les secteurs traditionnels tels que l'agroalimentaire, la métallurgie, le textile et le cuir, plus près de l'orientation sectorielle des PME.

 Des salaires bien plus élevés que dans les ETI françaises

En liaison avec ces écarts, l'Insee constate que les ETI sous contrôle étranger sont plus grandes et plus capitalistiques. Elles emploient en moyenne 760 salariés contre 660 pour celles sous contrôle français.

Dans l'industrie, les ETI françaises souffrent de la comparaison. En effet, les ETI « étrangères » ont des immobilisations corporelles par salarié qui dépassent de près de moitié celles de leurs homologues sous contrôle français. Elles ont également une plus forte productivité par salarié, un taux d'exportation nettement plus élevé (38% contre 25,9%) et un taux de marge bien supérieur. Celui-ci s'élève à 25,8% contre 22,6% dans les ETI sous contrôle français. Autre point intéressant, le salaire annuel moyen versé dans ses entreprises s'élève à 42 700 euros, contre 36.700 euros dans les ETI sous contrôle tricolore.

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a écrit le 11/04/2014 à 7:38 :
Ainsi que dit ci-dessous, on ne peut miser toute un pan de l'économie sur l'immobilier défiscalisé, et attendre que l'épargne des ménages s'investisse dans les entreprises.Les mêmes qui hurlent dès lors que l'on envisage de fiscaliser l'immobilier comme un autre placement, s'étonnent ensuite que, n'ayant pas investi leur argent dans la création des entreprises, des étrangers le fassent à leur place.
a écrit le 11/04/2014 à 0:32 :
La France des Pouilleux et des Médiocres en Entreprise est la seule ambition des entrepreneurs français alors...
a écrit le 10/04/2014 à 20:31 :
Le Mittlestand Allemand de 14000 ETI ,est le socle de la réussite du pays. Le protrait robot de ces boites - comme playmobil/bosch : des
sagas industrielles familiales qui se sont deroulees dans la durée - depuis l'apres guerre souvent. Valeurs : innovation, modernisation continue de son appareil productif, refus de endettement. Ennuyeux (pas glamour) certes mais très efficace - germanique quoi!
a écrit le 10/04/2014 à 18:16 :
Comme Expat , j'aurais pu renoncer et trouver un petit travail tranquille. Faire des mots d'esprits tordus dans des magazines , regarder l'inspecteur Navarro... Ne dites pas le contraire...à les écouter , les français lisent tous Tocqueville , mais sur la ligne d'arrivée , force est de constater qu'ils préfèrent " Plus belle la vie "...ça résume tout !!!

Je suis scientifique. Bac + 20...Oui , un peu de recherches oersonnelles. Une société de capital-risque s'est occupée de tout , de A à Y.
Et nous travaillons maintenant sur une Technologie qui aurait pu créer des milliers d'emplois en France. De fait , c'est LA Technologie du futur.
a écrit le 10/04/2014 à 13:32 :
ISF et droits de succession jettent les ETI et PME françaises dans les bras des groupes notamment étrangers. La France a ce qu'elle mérite. Elle terminera en colonie soumise et finalement fermera sa grande G pour le bien de l'humanité.
Réponse de le 10/04/2014 à 13:48 :
+1
Réponse de le 10/04/2014 à 15:50 :
+1
Réponse de le 10/04/2014 à 22:09 :
+2
Réponse de le 10/04/2014 à 22:26 :
Les Français ont la culture de l'immobilier. Le risque ils n'en veulent pas. Le résultat, beaucoup de boîtes "Françaises" sont en fait étrangères.
a écrit le 10/04/2014 à 11:57 :
On voit l'un des effets pervers, de l'économie ouverte et du système de change flottants basé sur le dollar. Car en gros, ces entreprises étrangères sont surtout américaines. Elles se sont implantés via des rachats de PME françaises. Elles ont payé rubis sur l'ongle ces entreprises à la faveur du dollar roi. Comme la FED et les banques américaines peuvent en créer autant qu'elles veulent, je trouve même étonnant qu'elles n'aient pas tout racheté depuis. Ce doit être une nouvelle version du concept de "Boiling Frog" à la sauce ketchup.
a écrit le 10/04/2014 à 10:09 :
Une question histoire de comparer ce qui est comparable :

1250 ETI francaises employant 950000 salariés francais sont sous le contrôle de groupes étrangers.

Mais êtes vous en mesure de nous dire combien d'ETI étrangères sont sous le contrôle de groupes francais et combien de salariés elles employent ?
Réponse de le 10/04/2014 à 21:12 :
uuuuooïi8i8iï
a écrit le 10/04/2014 à 9:56 :
La tendance de transformer PMI en ETI et par la suite en grands groupes n'est pas française, elle est américaine. Ceci faisant, demain on aura des grands groupes dont le capital actionnaire est étranger et la France se verra encore plus liée économiquement aux intérêts des Etats-Unis dans leur ambitieux projet de faire mainmise de l'Europe, avant de s'attaquer à l'Euroasie. Valls en tant que bon élève de cette doctrine et sponsorisé par Wall Street et Hollande formé à la FAF ne sont que les acteurs télécommandés d'un projet qui finira par achever d'une fois pour toutes l'économie européenne. Qui vivra verra.
a écrit le 10/04/2014 à 9:47 :
On ne veut pas d'entrepreneurs qui réussissent , nous haissons la réussite ( des autres ) . Passé une certaine taille, n importe quel patron va plus se préoccuper de l'optimisation de sa situation personnelle , que d'aller de l'avant pour son bien et celui de tous. On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre, taxer la fortune, le revenus, les dividendes , les IK,les voitures de société , la cession avec plus value ..... et avoir des patrons qui rêvent de conquérir le monde.
Réponse de le 10/04/2014 à 17:31 :
Alors , vous resterez pauvres...;-) Avec vos petits apparts , vos petites maison , vos petite bagnoles...
Faut pas jouer aux américains , quand on n'a pas le sou.
a écrit le 10/04/2014 à 9:34 :
Cela est ainsi depuis de très nombreuses années. Tout le monde sait que les meilleures sociétés de la côte parisienne pourraient être rachetées du jour au lendemain , avec tout ce que cela implique.
Vous avez cru pouvoir vous passer des actionnaires individuels...vous les avez même appelés les petits porteurs , alors que c'est eux qui supportent le risque MAXIMAL.
Vous voulez créer de la richesse et de l'emploi.
Vous êtes des MENTEURS...quand on cherche à créer de l'emploi et une industrie , on ne favorise pas la RENTE éhontée d'un revenu immobilier sans risque.
Prenez garde...Les investisseurs qui quittent la côte ne reviennent JAMAIS.
Réponse de le 10/04/2014 à 9:49 :
La "cote" et non la "côte" !
a écrit le 10/04/2014 à 9:18 :
une information qui n'est helàs guère étonnante vu que le capital en france est bien taxé , les petits porteurs ne peuvent donc pas se tourner vers ces entreprises , la fiscalité du capital produit donc cela .. c'est triste , ensuite il faudra pas se plaindre des delocalisations et des pertes d'emplois , en france on hait le capital et les petits porteurs , d'autres s'en chargeront et ensuite les français râlent contre les delocalisations .. mais il faut changer les mentalités et cela c'est pas gagné

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