Le Medef prône le grand soir social

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Pierre Gattaz (Medef) reste persuadé que 1 million d'empois peuvent ^tre créés en cinq ans en dévérouillant les règles fiscales et sociales
Pierre Gattaz (Medef) reste persuadé que 1 million d'empois peuvent ^tre créés en cinq ans en dévérouillant les règles fiscales et sociales (Crédits : Reuters)
Le Medef de Pierre Gattaz a présenté son programme pour créer 1 million d'emplois en France en 5 ans. On y trouve aussi bien des vieilles recettes que quelques propositions fiscales innovantes.

Ils sont venus, ils sont tous là... Ce mercredi 24 septembre, c'était la grand-messe au Medef. L'état-major de l'organisation patronale était quasiment réuni au grand complet derrière son président Pierre Gattaz pour réciter le nouveau catéchisme: il est temps de rénover le modèle économique et social français fondé au lendemain de la guerre pour l'adapter à la mondialisation. Un appel à une sorte de grand soir social donc ! Pour ce faire, le Medef a présenté son nouveau missel, le "petit livre jaune" comme l'appelle Pierre Gattaz, qui résume toute la doctrine patronale. Et le président de promettre un million de nouveaux emplois nets en France si les préceptes inscrits dans ce petit livre jaune étaient suivis à la lettre, ou presque.

Haro sur le droit du travail

Pour le Medef, il n'y a plus le choix et il faut agir vite car le niveau de chômage actuel "sape, détruit et déstabilise ". Pierre Gattaz propose donc quatre axes d'action. La rénovation du modèle social, d'abord. Il faut en finir avec le tout législatif et confier l'élaboration des règles sociales à l'entreprise ou, par défaut, à la branche professionnelle. La loi doit se contenter de fixer les lignes générales. Tout le reste doit revenir à la négociation entre les partenaires sociaux. Il en va ainsi de la durée du travail. Pierre Gattaz et son vice-président délégué, Jean-François Pilliard, chargé des questions sociales, ont encore fait semblant de croire que tout le monde travaillait 35 heures en France et que les chefs d'entreprise ne disposaient pas de marges de manœuvre suffisantes pour aménager le temps de travail.

Bien entendu, c'est inexact sur le fond. Même si, sur la forme, il exact que le droit de la durée du travail, qui ouvre beaucoup de possibilités, constitue un véritable maquis.  La référence aux 35 heures légales ne correspond pas du tout à la durée réelle effective du travail (qui est plus proche de 40 heures). En réalité, la durée légale des 35 heures ne constitue que le seuil de déclenchement des heures supplémentaires. Les dirigeants du Medef le savent en réalité très bien. Mais, ce qu'ils souhaitent, c'est supprimer toute référence légale. Ils veulent que les entreprise puissent fixer leurs propres règles en matière d'heures supplémentaires. Selon les cas et les accords, celles-ci pourraient démarrer à la 35e, 36e, 38e heure de travail. Bien entendu, l'organisation patronale continue également de réclamer la suppression de deux jours fériés.

Après avoir obtenu des facilitations sur  le CDD, le Medef veut assouplir les règles sur le CDI

Le Medef souhaite aussi que les règles protégeant le contrat à durée indéterminée (CDI) soient assouplies, notamment au moment du licenciement. Jean-François Pilliard a plaidé que la « peur » des entreprises d'embaucher sous CDI expliquait en grande partie pourquoi, maintenant, 87% des embauches se faisaient sous forme de CDD.

Certes, mais il convient de faire un petit retour en arrière. Dès le début des année 1980, le CNPF (l'ancêtre du Medef) a mené de violentes campagnes - notamment sous l'égide d' Yvon Gattaz, le père de Pierre - pour faciliter le recours aux CDD et à l'intérim. Il a été en grande partie entendu. Résultat, durant une quinzaine d'années, les gouvernements, de droite ou de gauche, n'ont eu de cesse d'élargir les possibilités de recours à ces types de contrats et à en allonger la durée. Un CDD peut maintenant être signé pour 18 mois, voire plus dans certains cas. Conséquence, les entreprises, qui n'ont pas toujours une grande visibilité sur leurs carnets de commandes, ont multiplié les recrutements « précaires ». Il n'est donc pas du tout étonnant que ces contrats aient « explosé ». C'était même prévisible. Le Medef joue donc au pompier pyromane.

D'autant plus qu'il reste à vérifier qu'un assouplissement des règles du CDI permettrait de mieux intégrer les actuels salariés précaires. Il faut plutôt s'attendre à un nivellement par le bas et à davantage encore de rotation de l'emploi (turn-over) sur le marché du travail. Car Pierre Gattaz milite aussi pour des contrats de projet, un contrat de travail qui prendrait fin une fois la missions réalisée, une sorte de CDD "à la carte"...

Des pistes de réformes fiscales intéressantes

Le deuxième axe pour relancer l'emploi, selon Pierre Gattaz, doit passer par une amélioration de la compétitivité. Le Medef regrette que le taux de marge des entreprises françaises soit tombé à 29,3%, le plus bas de l'Europe, et un record depuis 1985. Pour retrouver cette compétitivité, l'organisation estime que les 41 milliards d'euros d'allègements de prélèvements sociaux et fiscaux décidés par le gouvernement dans le cadre du pacte de responsabilité ne suffisent pas. Pour Geoffroy Roux de Bézieux, vice-président du Medef, il faut aller plus loin dans l'allègement du coût du travail, la France se trouvant en queue de peloton de l'Europe, selon les statistiques Eurostat.

Certes, mais le vice-président aurait du rappeler que les statistiques fournies par Eurostat ne tiennent pas compte des allègements -notamment l'allègement « Fillon », dégressif entre 1 et 1,6 Smic. En revanche, le Medef s'est livré à une sorte de mea culpa en reconnaissant que la compétitivité hors coût était aussi un souci qui n'avait pas assez été pris en considération, notamment la question de la nécessaire montée en gamme des produits français pour échapper à la concurrence des pays à bas coût.

Avec son troisième axe, le Medef a milité pour une reprise des investissements. A juste titre, l'organisation patronale a souligné combien, fiscalement parlant, il convenait de "privilégier la prise de risque sur la rente". Sur ce dossier, le Medef avance des propositions sérieuses qui méritent d'être étudiées. Selon lui, il faut absolument drainer davantage l'épargne « dormante » vers le financement des PME. Il faut également alléger la fiscalité pesant sur les plus-values ou l'ISF en cas d'investissement dans les PME. Il conviendrait également de réfléchir aux délais de paiement pour empêcher les problèmes de trésorerie des entreprises. Tout comme devrait être étudié sérieusement, un allègement de la fiscalité pesant sur les facteurs de production. Le mouvement est d'ailleurs amorcé puisque le gouvernement s'est engagé pour la fin 2016 à supprimer la C3S.

Enfin, il y aussi ce que le Medef appelle des « leviers transverses et sectoriels ». Ainsi, il persiste et signe sur le nécessaire relèvement des effets de seuils qui pourrait créer « entre 50.0000 et 100.000 emplois ». Idem pour une extension du travail du soir et du dimanche. Là, ce sont également de 50.000 à 100.000 emplois qui pourraient être trouvés, sans que l'on sache très bien s'il s'agit d'équivalents temps plein. Sans oublier qu'un certain nombre de décisions sectorielles dans le tourisme, la construction, la santé pourraient aussi permettre des centaines de milliers de créations de postes... Reste une question, que ne pose pas le Medef : en période de crise européenne, de telles décisions créeront-elles une demande, et donc un chiffre d'affaires, supplémentaire ?

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Commentaires
a écrit le 26/09/2014 à 18:27 :
C'est un provocateur
a écrit le 25/09/2014 à 14:33 :
A tout ceux qui crache sur le MEDEF, Il y a un indicateur de l'INSEE du profit des entreprises, c'est le taux de marge.
Le taux de marge n'a jamais etait aussi bas comparé á nos partenaires europeens. Donc oui il faut faire quelques choses.
Réponse de le 25/09/2014 à 20:12 :
Surtout qu'on peut jouer avec le taux de marge comme on veut. Je connais des entrepreneurs qui font des achats exprès pour faire tomber les bénéfices. Facile d'évaporer la marge en remboursant un crédit fait auprès de sa maison mère off-shore. Il y a aussi la franchise qui permet de jongler avec les comptabilités d'une manière légale, comme le font les multinationales. Je suis comptable et sait comment il est facile de contourner le labyrinthe fiscale. Il existe même des entreprises qui ne font officiellement pas de chiffre d'affaire en France, mais font tout facturer de l'étranger...
Réponse de le 26/09/2014 à 7:20 :
Merci Arthur, comme la plupart des français qui tirent sur la corde, optique, congé malatie, travail au noir ...etc... etc... après nous pouvons toujours pleurer, la corde est cassée....!!!
a écrit le 25/09/2014 à 13:21 :
Virgin offre des congés illimités à ses salariés !!!! certain patron ont compris qu'il faut arreter de pourrir la vie des salariés !!! que les patrons commencent par redistribuer leur profit avant de taper sur les smicards . qu'on passe au 32 heures et qu'on donne du travail a tous le monde !
a écrit le 25/09/2014 à 12:03 :
les syndicats sont d'un silence approbateur
combien de decenie le patronat a due digere 1936
et a ce jour 1968 n'est toujours pas digere et encore moins les 35 heures
la mondialisation c'est comme la crise ou le rechauffemant climatique
une arnaque pour reduire les salaires et manipule les salaries
a écrit le 25/09/2014 à 11:18 :
Une fois de plus, on propose des une politique dont le champ d’action est national, alors que les causes sont planétaires.

On attend avec impatience les propositions du MEDEF pour régler les deux problèmes suivants :

- La gestion des conséquences de la mondialisation est un échec collectif. Un échec qui s'est construit pas à pas au cours des dizaines d'années qui viennent de s'écouler. Au fond, le message délivré par les militants antimondialisation au tournant du siècle dernier était juste. Signé Klaus Schwab, Président du Forum de Davos, dans une chronique parue chez votre confrère LES ECHOS, le 20 janvier 2014
- La crise de l'emploi est planétaire, et il n'y a pas de solution magique. Auteur : la Banque mondiale. (économie matin, 9 sept 2014) Il y a 100 millions de chômeurs sur la planète dont 75 millions de jeunes, situation que Klaus Schwab qualifie de « poudrière » dans la chronique précitée. Selon l’OIT (Janvier 2012) il faudra créer 600 millions d’emplois dans les vingt ans. Personne ne sait comment faire.

Tout ça pour dire que, même si, oui, il y a des réformes à faire, on ne peut limiter la politique à démanteler de toutes les protections sociales françaises, au nom de la compétitivité, alors que nous sommes incapables d’exposer la moindre vision à 10 ans.
Réponse de le 25/09/2014 à 12:50 :
facile de dire que c'est mondial
comme cela renvoie au autres pour ne rien faire
comme les crises bidon certain se serre la ceinture et d'autre se goinfre
a écrit le 25/09/2014 à 10:30 :
Il a raison. Au temps des esclaves il n'y avait pas de chômage !
Réponse de le 25/09/2014 à 15:17 :
des serfs, aussi...24h/27, 7j/7
a écrit le 25/09/2014 à 10:20 :
qu'il continue comme ça il va le connaître le grand jour social.
a écrit le 25/09/2014 à 10:18 :
Dans un contexte de croissance nulle il n'y aura pas de créations d'emplois sans réformes en profondeur de notre droit du travail et surtout moins de contrats (plus de 200 différents aujourd'hui) moins de charges salariales (pouvoir d'achat) plus de flexibilité, plus de seuils sociaux, et accords uniquement de branches avec ou sans syndicats non représentatifs dans le privé.
Réponse de le 25/09/2014 à 11:00 :
C’est quoi les charges salariales ? L’assurance maladie, l’assurance chomage, les cotisations retraite (en réalité un salaire différé) Réduire, voir supprimer ces charges ne rendra pas du pouvoir d’achat car le salarié devra financer lui meme sa protection. Probablement plus couteux avec un retour sur investissement plus risqué
Dans un système sans charges salariales, l’entreprise se doit de mieux rémunérer le salarié pour lui permettre de faire face a ces dépenses de protection sociales. Qui serait gagnant ?
Réponse de le 25/09/2014 à 11:34 :
Avec le remplacement par la TVA sociale des cotisations versées, la dépense sociale est budgéter chaque année par l’Assemblé Nationale
Réponse de le 26/09/2014 à 12:31 :
Mais la TVA sociale ne donne pas du pouvoir d'achat. C'est simplement un transfert de charge de l'entreprise + salarié vers l'ensemble des contribuables. Seul gagnant l'entreprise
a écrit le 25/09/2014 à 9:48 :
Le grand soir social, Oui, mais plutôt que de tirer en ordre dispersé les organisations patronales et professionnelles MEDEF ,CGPME, UPA, CGD, et autres devraient un fois pour toutes se réunir et faire un moratoire communs à présenter, ceci aurai plus de poids pour des oreilles, qui n'ont pas ou peu la culture de l'entreprise.
Réponse de le 25/09/2014 à 10:29 :
Il faut bien comprendre que le MEDEF ne représente que le CAC 40 plus quelques autres groupes industriels multinationaux dont l'agroalimentaire et les banques assurances
et que ce sont les adhérents du MEDEF es qualité de clients donneurs d'ordres, qui mettent à genoux leurs fournisseurs et font pisser le sang aux ETI, aux PME et aux sous traitants ...
les conflits d'intérêts sont MAJEURS
la CGPME, UIMM, UPA, CGD, feraient mieux de renverser la vapeur et d'établir un vrai contre pouvoir pour mettre au pas le MEDEF
les membres du MEDEF sont dans le chantage permanent pour extorquer des aides publiques auprès de nos piètres politicards depuis 20 ans de Chirac à Hollande en passant par Sarkozy
a écrit le 25/09/2014 à 9:43 :
Comment mieux exploiter "les masses" au lieu de se rendre compétitif avec "la TVA sociale"!
a écrit le 25/09/2014 à 9:35 :
Citation : "le niveau de chômage actuel "sape, détruit et déstabilise " : C'est l'ultra-libéralisme et la dérégulation qui "sape, détruit et déstabilise"
"Haro sur le droit du travail" : Vouloir court-circuiter le législateur élu par le peuple pour négocier avec des syndicats qui ne représentent pas grand monde est une négation de la démocratie : la loi doit être faite par le parlement.
a écrit le 25/09/2014 à 9:29 :
Le MEDEF devrait aller lui aussi en formation pour comprendre le monde d'aujourd'hui, car pour l'instant, il nous ramène en 1789...
Réponse de le 25/09/2014 à 10:20 :
Vous regardez trop les pubs télé où le grand père du père était à Austerlitz avec sa tablette !
a écrit le 25/09/2014 à 9:21 :
Quand quelqu'un propose un plan pour redresser l'économie, le premier réflexe est de le dénigrer. Ceci est le résultat d'une éducation distillée par des profs a l'enseignement subjectif et des médias déformant la vision économique pour défendre leurs intérêts personnels (avantages fiscaux!). Mais pourquoi les français ne veulent ils pas que leur pays se développent ? Parce que les politiciens "donnent" l'argent via des subventions ou avantages pour se les "mettre dans la poche" croient ils, comme fait la Foll avec les bretons. La France se meurent des gens qui ne veulent plus travailler et qui veulent profiter de tout!!
Réponse de le 25/09/2014 à 10:02 :
La France se meure parce que nous payons notre énergie trop bon marché comparée au cout du travail: il faut basculer la fiscalité du travail sur la fiscalité énergétique. Merci.
Réponse de le 25/09/2014 à 10:23 :
il semble que vous êtes bien renseigné sur tous les avantages vous en croquez mais rien pour les autres.
a écrit le 25/09/2014 à 8:58 :
Preuve que c'est un marché de dupes : qu'offre le MEDEF en contrepartie: créer des emplois comme si c'était un effort de sa part! Une entreprise n'est pas là pour créer de l'emploi mais pour faire du profit et elle ne crée des emplois que si elle a du travail supplémentaire à donner avec des profits à la clé sinon elle ne créé pas d'emploi au mieux elle investi (ce qui crée surtout de l'emploi chez les fournisseurs de machines outils donc souvent à l'étranger) elle sécurise sa trésorerie (donc pas de création d'emploi au mieux maintien) ou au pire elle distribue des dividendes (là pas de création d'emploi) et les aides de la collectivité servent uniquement à satisfaire les actionnaires.
a écrit le 25/09/2014 à 8:52 :
c'est bien 1 million travailleurs en plus. Mais il faut du travail à leur donner.
En France, pays de service, c'est mort : pas de consommation, marasme à tous les niveaux.
Ce qu'il faut, c'est réindustrialiser la France, et ça, les entreprises ne sont pas prête à le faire car il faut de l'argent et les banques ne veulent pas prêter de l'argent (faire leur boulot quoi !).
Donc situation gelée, rien de réjouissant pour l'avenir quoi.
Réponse de le 25/09/2014 à 9:31 :
Tout à fait vrai. Il y a de l'argent disponible, mais les banques sont plus intéressées à rémunérer leurs actionnaires qu'à prêter aux industriels et aux particuliers
Réponse de le 25/09/2014 à 10:18 :
Tout à fait exact.
Réponse de le 25/09/2014 à 12:54 :
les banques ne prêtent parceque c'est devenu trop risqué y a l'histoire des ratios de bale III et ce n'est plus depuis une trentaine d'année leur seul boulot donc tant qu'à faire entre préter à un particulier dont je suis pas sur qu'il va me rembourser où un industriel qui veut relancer son activité mais qu'il n'est pas sur d'avoir des débouchés et préter à l'état français qui n'est pas foutu de boucler un budget depuis 40 ans (et qui lui paie toujours) ou d'offrir des services d'investissment sur les marchés financier le choix est vite fait
a écrit le 25/09/2014 à 8:37 :
Dans trois mois c'est Noêl et Gattaz croit au père Noêl pas moi.
a écrit le 25/09/2014 à 8:32 :
Thévenoud, Gattaz la même pathologie le même remède, l'asile.
a écrit le 25/09/2014 à 6:56 :
Il faut associer pacte de compétitivité et transition énergétique.
a écrit le 25/09/2014 à 6:49 :
Gattaz a oublié la réforme fiscale à niveau constant pour basculer la fiscalité du travail sur la fiscalité énergétique.
a écrit le 25/09/2014 à 6:44 :
L'économie, c'est le travail, le capital et l'énergie. N'oublions pas l'énergie.
a écrit le 25/09/2014 à 6:40 :
Pour utiliser le temps libéré par les gains de productivité, il faut réduire le cout du travail.
Réponse de le 25/09/2014 à 8:22 :
...et pour réduire le cout du travail il faut augmenter le prix de l'énergie.
a écrit le 25/09/2014 à 6:37 :
Il souhaite le retour de Zola un ouvrier corvéable et sous payé . Quel progrès de société´ , s ajuster à la baisse . Superbe
a écrit le 25/09/2014 à 6:37 :
Grace aux gains de productivité, l'énergie remplace le travail et libère ce temps de travail que l'on assimile à du chomage.
a écrit le 25/09/2014 à 6:34 :
La solution consiste à financer les retraites par une taxe sur l'énergie. Par pitié, étudiez cette solution.
a écrit le 24/09/2014 à 21:55 :
Combien d'emplois ont été créés lors de la suppression du jour férié correspondant au lundi de pentecôte ? ( c'était pour faire 0,5 point de PIB)
a écrit le 24/09/2014 à 21:33 :
Me gattaz le terroriste des travailleur
a écrit le 24/09/2014 à 21:16 :
Je crois qu'il nous prend pour des abrutis....
a écrit le 24/09/2014 à 21:11 :
... au pleurnicheur...!
Vu sur MacG: "Tim Cook est fier du travail accompli et offre trois jours de repos".
Qu'en pensez vous Mr Gattaz, vous avez deux siècles de retard...avec votre organisation rétrograde...!
a écrit le 24/09/2014 à 21:02 :
Favoriser les CDD, allez expliquer ça à un banquier quand vous voulez emprunter. Une fausse bonne idée de plus. Mon fils a acheté son pied à terre en France et travaille à l'étranger avec des CDD (il a toujours le choix entre plusieurs et c'est comme ça que fonctionne le secteur de l'humanitaire). Quel cirque ça a été pour qu'il obtienne un prêt même en ayant des économies substantielles et un taux d'emprunt assez faible.
On voit bien que Mr Gattaz qui a hérité de Papa ne vit pas dans le même monde que nous
a écrit le 24/09/2014 à 21:00 :
il se fout de notre g.....le gataz de service. pour créé des emplois arrêtons de tout faire venir des pays a bas couts, il faut instauré un protectionnisme résonner, que les riches du cac 40 paie ce qu ils doivent. que les grandes entreprises ne reçoives plus d argent de l état , que le gouvernement arrête les compromis avec les grands patrons .ensuite l austérité cela suffit
a écrit le 24/09/2014 à 19:39 :
Entre 2010 et 2020, 8 millions de salariés partent où partiront à la retraite .Avec un taux de remplacement de ces départs de un pour quatre il devrait au minimum se créer 2 millions d'emplois!!! Sauf que le patronat Français préfère gémir et attendre des subventions de l'état plutôt que d'avoir une politique dynamique . Le taux d'imposition est aussi trop lourd et il pénalise la consommation des ménages. Enfin les économies du gouvernement se font toujours attendre il suffit de regarder la dette du pays!
Réponse de le 24/09/2014 à 20:58 :
+ 10000000000000
a écrit le 24/09/2014 à 19:18 :
2 jours fériés de moins créeraient 100000 emplois. Le Médef aussi nul qu'Aubry
Réponse de le 25/09/2014 à 14:39 :
@ poutine, Un Jour ferie est un manque á gagner de 2-3 millards. 2 jours féries supprimés rapportent donc plus que l'impot sur les grande fortune. Par contre, cela ne fait pas de l'emploi mais ameliore l'image de la France á l'etranger. 30% des entreprises en France sont etrangeres. Les investisseurs etrangers ont une image negative de la France depuis les 35H, ce qui a provoqué un non-investissement et donc un manque a gagné d'emploi.
a écrit le 24/09/2014 à 18:51 :
BIEN sur,le medef ne s'attaque qu'aux droits du privé qui ne peut pas se défendre.Il est très prudent sur le secteur public et les régimes spéciaux.Bref,un socialiste de la pire éspèce
Réponse de le 24/09/2014 à 19:13 :
les nationalisations de 1945 , pendant 60 ans on a entendu la retorique de l'extreme gauche , de la gauche et nous en sommes la aujourd'hui ........................ des secteurs entiers de l'economie ont disparu , l'industrie est a la rue .......... et tout va bien dans 5 ans il n'y aura plus rien en France.............................................
Réponse de le 24/09/2014 à 19:48 :
défendez donc vos acquits avant de vouloir voir effondrer ceux des autres.
Réponse de le 25/09/2014 à 11:20 :
Quels acquis quand on est commerçants et qu'on cotise pour la retraite future des autres?Vous voulez qu'on défende la retraite moyenne des commerçants(365 euros)?plaisantin!
a écrit le 24/09/2014 à 18:42 :
Plutôt le "grand soir anti-social"... Cela ne gène aucunement ce "libéral" de demander à l'état, donc aux contribuables, de financer un sous-SMIC. Il parle à n'en plus finir des charges sur les entreprises, mais jamais des subventions gargantuesque qu'elles recoivent tous les ans et qui suffirait largement à combler les déficits de toutes les caisse sociales. Il est aussi anormal que l’assiette des charges sociales soit le salaire, alors que beaucoup d'entreprise font de l'argent avec peut d'employés : C'est le chiffre d'affaire qui devrait être la base de calcul. Tous les pays émergeants ont de bons résultats économiques parce les salaires augmentent. Les salaires indécents mènent à la déflation. Preuve : En Afrique, les salaires sont trop bas pour qu'une économie se développe.
a écrit le 24/09/2014 à 18:16 :
T'en a marre pour payer pour le social en France. Le social sans économie tue notre pays. Il faut baisser les charges qui pèsent sur les entreprises tout de suite... avant qu'il n'y ait plus d'entreprises en France. En 2017, il sera trop tard. Flamby nous aura transformé en flan.
Réponse de le 24/09/2014 à 19:09 :
Monceau d’âneries, réfléchissez vous avant d'écrire ? Si oui, c'est inquiétant. Les économies les plus compétitives sont souvent celle ou le modèle social est le plus fort et le plus protecteur (Danemark, Suède, Suisse,...). Tout comme des inégalités maîtrisées, qui stimulent la croissance. Et je peux vous assurer qu'il reste plein de belles entreprises en France, mais que nos problèmes industriels datent bien avant le gouvernement actuel.
a écrit le 24/09/2014 à 18:07 :
Au début j'avais des idées libérales et je trouvais bien que le medef (Pierre Gattaz) mettait en cause les 35 heures mais je me rends compte que cette remise en cause n'engendrera pas d'augmentation de salaire pour les cadres et la perte des Rtts sans bénéfices pour le salarié ainsi que pour les heures supplémentaires. Je pense honnêtement que si c'était le cas on va directement vers une guerre civil de niveau mondial où le capitalisme sera remis en cause. Pourtant, effectivement, je suis ou j'étais libéral mais là sans compensation financière il faudra répondre par la violence
a écrit le 24/09/2014 à 18:06 :
Le MEDEF avait déjà promis un million d'emplois en contrepartie du pacte de responsabilité. Il est juste en train de se défausser...
a écrit le 24/09/2014 à 18:03 :
On sait parfaitement ce qui se passerait si l'on mettait en œuvre les élucubrations du MEDEF. Les entreprises augmenteraient leur marge, les actionnaires, leurs dividendes et... les entreprises augmenteraient leur marge et les actionnaires, leurs dividendes... quant au million d'emplois créés, ça sera, sœur Anne ne vois-tu rien venir. On nous a déjà fait le coup avec la baisse de la TVA dans la restauration...
a écrit le 24/09/2014 à 17:38 :
Le Medef a bien raison?
Le patronat n'a pas à payer les frais maladies directs ou indirects,quand ceux-ci ne sont pas une conséquence du travail;
le système de formation alternance,ou remise à niveau doit permettre d'employer du personnel éduqué
Mais à quoi bon ces litanies puisque nous avons des sourds et muets au governement

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