Le commissaire européen aux Affaires économiques essaiera "de voir chaque mois" le président français François Hollande, afin d'évaluer la capacité des réformes en chantier "à créer de la croissance". Il menera aussi "avec le gouvernement français un travail objectif" sur le budget, a-t-il promis dimanche lors de l'émission BFM Politique-RMC-Le Point.
À ses yeux, "la France est un pays qui a décroché en compétitivité", et cette situation dure depuis "longtemps". C'est pourquoi, selon le commissaire européen —qui assure ne pas s'adresser à ce gouvernement, "ni même à celui d'avant"— le pays, malgré "des forces énormes", "a besoin de réformes manifestes et majeures" :
"Il faut un agenda de réformes qui soit continu et très ambitieux."
Les réformes structurelles seront-elles suffisantes?
Il s'agit néanmoins d'"évaluer la capacité de ces réformes à créer de la croissance", a-t-il insisté, en précisant qu'il "essaierai de voir chaque mois" le président français François Hollande.
L'autre question qui se pose selon Pierre Moscovici est de savoir si "les efforts budgétaires sont suffisants pour réduire le déficit". Et sur ce point l'ancien ministre français socialiste de l'Économie, tout en souhaitant "que le gouvernement réussisse, est moins indulgent:
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"Aujourd'hui l'objectif budgétaire n'est pas rempli", donc "je veux mener avec le gouvernement français un travail objectif", affirme-t-il.
Pas de risque de récession en Europe
Concernant la zone euro dans son ensemble, Pierre Moscovici exclut néanmoins "un risque de déflation".
Certes "l'inflation est trop basse", mais "nous ne sommes pas non plus dans un moment où nous risquons une récession", a-t-il jugé.
Il n'empêche que si "l'Europe est en train de sortir de la crise", "les Européens doivent revenir en première division", fait-il valoir.