L'embellie annoncée le 19 décembre par l'Insee, qui pourrait permettre d'atteindre l'objectif de croissance annuelle fixé à 1% par Bercy, est trop timide aux yeux de Pierre Moscovici. "On ne peut pas se contenter ni en France, ni en Europe, d'avoir 1% de croissance", a déclaré dimanche 21 décembre le commissaire européen aux Affaires économiques, au cours de l'émission BFM Politique-RMC-Le Point.
À ses yeux, "la France est un pays qui a décroché en compétitivité", et cette situation dure depuis "longtemps". C'est pourquoi, selon le commissaire européen —qui assure ne pas s'adresser à ce gouvernement, "ni même à celui d'avant"— le pays, malgré "des forces énormes", "a besoin de réformes manifestes et majeures" :
Des réformes, "il y en a sur la table", souligne-t-il, en évoquant le "paquet consistant" des 155 présentées il y a une dizaine de jours par le Premier ministre, Manuel Valls. Et la loi sur l'activité proposée par l'actuel ministre de l'Économie Emmanuel Macron représente notamment selon lui "un pas substantiel" allant "dans la bonne direction".
Il s'agit néanmoins d'"évaluer la capacité de ces réformes à créer de la croissance", a-t-il insisté, en précisant qu'il "essaierai de voir chaque mois" le président français François Hollande.
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L'autre question qui se pose selon Pierre Moscovici est de savoir si "les efforts budgétaires sont suffisants pour réduire le déficit". Et sur ce point l'ancien ministre français socialiste de l'Économie, tout en souhaitant "que le gouvernement réussisse, est moins indulgent:
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Concernant la zone euro dans son ensemble, Pierre Moscovici exclut néanmoins "un risque de déflation".
Il n'empêche que si "l'Europe est en train de sortir de la crise", "les Européens doivent revenir en première division", fait-il valoir.
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