Inflation : la France "plus proche de 0,5%" que de la prévision officielle à 0,9%

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L'inflation a été particulièrement basse en France en moyenne sur l'ensemble de l'année 2014, à +0,5% après +0,9% en 2013.
L'inflation a été particulièrement basse en France en moyenne sur l'ensemble de l'année 2014, à +0,5% après +0,9% en 2013. (Crédits : reuters.com)
Le secrétaire d'État au Budget Christian Eckert estime que la prévision officielle "ne sera pas atteinte". Pour lui, toutefois, "pas question de changer nos prévisions macroéconomiques".

"Autant sur la croissance, nous avons prévu 1% et je pense que c'est un chiffre qui sera atteint, autant sur l'inflation, nous avons prévu 0,9% mais je pense que c'est un chiffre qui ne sera pas atteint."

Le secrétaire d'État français au Budget, Christian Eckert, a prévenu vendredi 6 février sur Radio Classique que l'inflation en 2015 serait "plus proche de 0,5% que de 0,9%", la prévision officielle retenue jusqu'à présent. Il a souligné qu'il n'était toutefois "pas question de changer nos prévisions macroéconomiques".

Baisse des recettes

"La baisse de l'inflation n'a pas que des effets positifs, elle entraîne souvent une baisse des recettes", a prévenu Christian Eckert. Mais elle va aussi permettre "de faire des économies pour financer les mesures nouvelles", telle que le service civique annoncé jeudi par le président François Hollande, et qui "n'impacteront le déficit budgétaire".

Il a estimé qu'il était "trop tôt" pour chiffrer le coût du service civique mais a indiqué qu'"il y aura quelques centaines de millions d'euros supplémentaires" sur cette ligne budgétaire.

1% de croissance, voire "plus"

Jeudi, la Commission européenne a confirmé le scénario avancé par le ministère des Finances d'une croissance de 1% du produit intérieur brut (PIB) et d'un déficit public de 4,1% du PIB en 2015 dans l'Hexagone.

La France pourra "sans doute" faire mieux que 1% de croissance en 2015, compte tenu notamment de la conjoncture internationale et des réformes engagées, avait estimé de son côté le Premier ministre Manuel Valls, lors d'un déplacement le même jour dans le Doubs.

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Commentaires
a écrit le 06/02/2015 à 17:05 :
Donc la France est nettement plus près de la déflation, qui de l'avis des économistes est le danger latent.
Il faudrait le souligner, et de ne pas donner des demi-vérités.
a écrit le 06/02/2015 à 10:21 :
Que les putchistes et leurs milices neo-nazi mangent du Chocolat....ça sent la déculotté et la débandade vu les jeunes Ukrainiens qui fuient la conscription forcée par la junte de Maiden...
a écrit le 06/02/2015 à 9:57 :
L'Europe est donc si faible qu'elle se satisfait de ces taux de croissance? 1% en France, 1,5% en Allemagne et on est content? Pendant ce temps les Américains font deux fois plus avec du 3% et les Chinois du 7%....
Réponse de le 06/02/2015 à 10:48 :
@jeff: eh bien va vivre en chine, tu verras les salaires sont sympas!
Réponse de le 06/02/2015 à 11:32 :
oui enfin comparer avec le taux chinois (qui est contesté) n'est pas très honnête, pas même niveau de développement. Quant aux états unis, effectivement ils n'ont pas fait d'austérité et en récoltent les fruits aujourd'hui, mais leur déficit budgétaire est encore lourd, et la bulle des gaz et huile de schiste aide bien...
Réponse de le 06/02/2015 à 12:14 :
et oui ... mais que voulez vous ? c'est le choix de la CDU qui veut cela. L'Allemagne n'a pas besoin de croissance pour maintenir un chomage bas, et elle souhaite accumuler des réserves pour les fins de mois difficiles post papy boom. Cette politique "censée" d'un point de vue allemand l'est beaucoup moins pour le reste de l'Europe.
Réponse de le 06/02/2015 à 14:28 :
@Jeff : les chinois font OFFICIELLEMENT du 7% ...

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