Londres nationalise partiellement les banques

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Le gouvernement britannique annonce un plan de soutien très attendu au secteur bancaire.
Le plan de 50 milliards de livres (65 milliards d'euros) vise à mettre fin à l'effondrement boursier des banques britanniques et à résoudre leur crise de liquidités. Londres débloque également une ligne de crédit de 200 milliards de livres.

Le gouvernement britannique a annoncé ce mercredi un plan de soutien aux huit plus grandes banques du pays, passant par une prise de participation pouvant aller jusqu'à 50 milliards de livres (65 milliards d'euros), ce qui équivaut à une nationalisation partielle. Le gouvernement a aussi annoncé le déblocage d'une ligne de crédit de 200 milliards de livres. Le ministre des Finances Alistair Darling a aussitôt indiqué qu'il s'agissait d'un "important pas en avant mais pas du seul".


Les huit banques concernées sont Abbey qui appartient à l'espagnol Santander, Barclays, HBOS qui est en train d'être rachetée par Lloyds TSB, HSBC, Lloyds TSB, Nationwide Building Society, la plus grosse banque non cotée du pays, Royal Bank of Scotland et Standard Chartered. Toutes ont confirmé leur participation au plan de recapitalisation. A l'exception de HSBC qui vient de signifier dans un communiqué qu'elle n'avait pas besoin de la recapitalisation proposée par les autorités. "HSBC salue les propositions du gouvernement de fournir des liquidités et d'injecter des capitaux dans le système bancaire britannique. Ce sont des étapes importantes et nécessaires pour restaurer la confiance dans le secteur", a indiqué le groupe dans un communiqué. "HSBC va s'assurer que sa principale filiale britannique, HSBC Bank, continuera d'être correctement capitalisée, grâce aux ressources internes du groupe. Par conséquent, HSBC n'a pas l'intention actuellement d'utiliser la proposition de recapitalisation" annoncée par le gouvernement, a précisé le groupe. HSBC a par ailleurs affirmé qu'elle entendait jouer un rôle "actif" dans la relance du marché interbancaire britannique, assurant qu'elle fournirait des liquidités aux autres banques, ce qui devrait contribuer à réduire les tensions sur le marché du crédit.

La préparation de ce plan d'urgence, qui est en quelque sorte un avatar adapté à la situation locale du plan Paulson mis en place aux Etats-Unis, a été révélée dès le week-end dernier par la BBC. Les informations de la radio-télévision publique ont entraîné un effondrement des valeurs bancaires à la Bourse de Londres, déjà massacrées lundi sur fond d'inquiétude extrême des investisseurs vis-à-vis du secteur financier. Mardi RBS a chuté de 39%, Barclays de 9%, Lloyds TSB de 13% et HBOS, en cours d'achat par cette dernière, a dégringolé de 42%.


Ce plan de sauvetage constitue une nouvelle illustration du virage stratégique spectaculaire opéré par Gordon Brown et Alistair Darling. Accusés d'avoir tergiversé au moment du sauvetage de Northern Rock, qu'ils s'étaient résolus à nationaliser en février après cinq mois d'une lente agonie, ils ont pris le taureau par les cornes depuis l'aggravation de la crise financière à la mi-septembre et le dépôt de bilan de Lehman Brothers.


Coup sur coup, le gouvernement a donné son blanc-seing à l'achat d'urgence d'HBOS par Lloyds TSB, une transaction pour laquelle il va faire une entorse aux règles de la concurrence, puis a nationalisé la banque en difficulté Bradford & Bingley, dont il a aussitôt revendu les meilleurs actifs à l'espagnole Santander.
 


 

 

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
OH le beau modéle libéral !!! Il faut absolument que les sociaux démocrates du labour supprime les 35H et reléve la retraite à 75ans, les bonnes vieilles méthodes!!!!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
wwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwcccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccccc
a écrit le 09/10/2009 à 6:13 :
jeg
a écrit le 09/10/2009 à 6:13 :

"Wall Street, sans être linguiste, c'est pas une rue qui va droit dans le mur ça ?" Tonvoisin Debureau

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