Hausse des ventes de logements américains, mais sombres perspectives

Les ventes de logements neufs ont progressé de 2,7% en septembre aux Etats-Unis, alors que les analystes les attendaient à un niveau très faible, comme au mois d'août. Mais cette bonne nouvelle ne doit pas masquer les signaux défavorables envoyés par le marché américain.
Les loyers des bureaux de Manhattan devraient baisser de 25% d'ici 2010. Crédit photo: Andreas Praefcke.

Le secteur immobilier américain a connue une éclaircie au mois de septembre, avec une hausse de 2,7% des ventes de logements neufs, à 464.000 unités. Une performance inattendue après un mois d'août particulièrement faible, où seules 452.00 transactions avaient été relevées. Les économistes, eux, tablaient sur une stabilisation des ventes, voire une légère hausse à 458.000. Sur un an, elles ont chuté de 33,1%.

Sur la même période, le nombre de maisons disponibles à la vente a reculé de 7,3% à 394.00. C'est son plus bas niveau depuis juin 2004. Cette forte baisse mensuelle, la plus importante jamais enregistrée, s'explique par le fait que les constructeurs immobiliers ont quasiment stoppé leur production.

Le prix de vente médian d'un logement neuf est tombé à 218.400 dollars en septembre, soit une baisse de 9,1% sur un an, selon les chiffres du département du Commerce américain. Un recul qui alimente la thèse du professeur Nouriel Roubini, qui anticipe une chute des prix de l'immobilier de 40% d'ici 2010 aux Etats-Unis.

Célèbre pour avoir prédit la crise financière actuelle, le professeur de Stern, la business school de New York University, a déclaré ce lundi à Bloomberg qu'il prévoyait une baisse annuelle de 16% des prix de l'immobilier dans les deux ans à venir, soit bien environ 40% d'ici 2010.

Autre indicateur qui compense l'aspect positif de la hausse des ventes de logement neuf, l'état du marché de l'immobilier de bureau à New York. D'après les chiffres du groupe de services au secteur immobilier Colliers, les loyers des bureaux new-yorkais vont chuter de 25% d'ici juin 2010.

La raison de ce désamour pour les buildings de Manhattan? La destruction de 165.000 emplois avant la fin de l'année 2010 dans la Grosse Pomme, dont 35.000 pour le seul secteur des services financiers.

Les loyers auraient déjà chuté de 2,5% à la fin du troisième trimestre, par rapport au second. Mais Colliers rappelle que depuis août 2003, ils avaient bondi d'environ 83%... dopés par la demande des grands groupes financiers.
 

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