Baisse historique des taux de la BCE après celles de Londres et de Stockholm

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La Banque centrale européenne a décidé de réduire ses taux d'intérêt de 0,75 point pour les ramener à 2,5%. Du jamais vu. La banque centrale suédoise vient de procéder à une baisse sans précédent de 175 points de base de ses taux directeurs, qui ramène le principal d'entre eux à 2%. La Banque d'Angleterre a encore baissé ses taux d'un point pour les ramener à 2% au plus bas depuis 1939.

La Banque centrale européenne (BCE), qui se réunissait ce jeudi, a de nouveau abaissé son principal taux directeur mais dans des proportions inédites puisque le recul atteint 0,75 point pour les ramener de 3,25% à 2,5%. Le taux de facilité de dépôt est ramené à 2,0% et le taux de prêt marginal à 3,0%.

Ce jeudi, la banque centrale suédoise a annoncé une baisse sans précédent de 175 points de base de ses taux directeurs jeudi, qui ramène le principal d'entre eux à 2,0% contre 3,75% jusqu'à présent. La baisse décidée ce jour par le comité de politique monétaire est plus importante encore qu'attendu: une majorité des économistes et analystes interrogés par Reuters avaient dit s'attendre à une réduction susceptible d'atteindre de 100 points de base.

La Banque d'Angleterre (BoE, Bank of England) a fait de même en baissant à nouveau d'un point son taux directeur, à 2%, le plus bas niveau depuis octobre 1939 alors que le Royaume-Uni est menacé d'une récession qui risque de durer.

Les messages avaient été passés afin qu'une détente monétaire significative soit enfin réalisée par la BCE. Les pouvoirs politiques ont encouragé la BCE à lâcher encore du lest. La ministre française de l'Economie, Christine Lagarde, a de nouveau appelé le président de l'institution, Jean-Claude Trichet, à faire "encore un petit effort". Jean-Claude Juncker, chef de file des ministres des Finances en zone euro, l'Eurogroup, et le président de la Commission européenne José-Manuel Barroso ont lancé des appels similaires.

"75 points de base c'est la baisse la plus forte même pour nous et j'ajouterais également en l'espace de deux mois nous avons abaissé les taux de 175 points de base, ce qui est une première, y compris pour bon nombre de banques centrales depuis la Seconde Guerre mondiale, avant que l'euro ne soit lancé", a expliqué Jean-Claude Trichet.

Le président de la BCE n'a en revanche livré aucun indice sur la politique à venir de l'organisme francfortois: "Je ne ferai aucun commentaire sur ce que le marché perçoit à quelque distance de maintenant. Nous ferons une fois de plus ce qui s'impose pour assurer la stabilité des prix et être crédible en cela et en l'ancrage de la stabilité des prix. Nous ferons le nécessaire. Pour l'heure, au moment même où je parle, je considère que cette baisse de 175 points de base en moins de deux mois prend exactement en compte toute l'information dont nous disposons".

Parallèlement, chaque jour apporte son lot de mauvaises nouvelles pour l'économie. Mercredi, l'Office des statistiques Eurostat a par exemple annoncé une nouvelle baisse plus forte que prévu des ventes du commerce de détail dans la zone euro, témoignant de la faiblesse de la consommation qui renforce les craintes sur l'ampleur de la récession européenne.

Et ce jeudi, Eurostat a confirmé que l'économie de la zone euro s'est bien contractée de 0,2% au troisième trimestre (-0,6% pour les investissements, +0,4% pour les exportations, +1,7% pour les importations d'où un déficit commercial accru, la consommation des ménages étant, elle restée stable) comparé au deuxième, entrant en récession (techniquement marquée par deux trimestres consécutifs de recul de l'activité) pour la première fois de son histoire, puisque les quinze pays de la zone euro avaient déjà enregistré une baisse de 0,2% de leur PIB, produit intérieur brut, au deuxième trimestre.

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a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Le pb c'est que les banques ne baissent pas dans les mêmes proportions, elles en profitent pour reconstituer les marges!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Les banques, toujours les banques, c'est de leur faute tout ce qui nous arrive avec cette crise, ils ne veulent pas prêter aux particuliers, ils ne veulent pas prêter aux entreprises, ils nous demandent de les renflouer sans qu'ils facent un geste de bon sens, qu'est-ce qu'ils nous veulent encore ? Continuer à être le facteur majeur de la crise économique ? Insensé !
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Baisse des taux:la BCE va être obligée de baisser ses taux .Mais le problème restera la répercussion intégrale par les banques sur les prêts comme le remarque Yann!
christian/PBS TJS LE PARTI DU BON SENS
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
le president a demandé aux préfet de surveiller les banques pour voir qui accorderai des credit ou pas ... quand la presse prendra ses responsabilités et suivra les evolutions réelles des credit selon les taux directeurs et les sommes allouées par l'état . Aujourd'hui aucun citoyen ne peut concretement voir les resultats de ces changement!!!!!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
LES BANQUES SCIENT LA BRANCHE SUR LAQUELLE ELLES SONT ASSISES DEPUIS QU'ELLES EXISTENT, ELLES NE FONT PLUS CONFIANCE A LEURS CLIENTS ET CE N'EST PAS UNE BAISSE DU TAUX DE LA BCE QUI VA MODIFIER LEUR COMPORTEMENT/ELLES ONT EU TROP DE MEPRIS POUR CES PETITS EPARGNANTS QUI LES FAISAIENT VIVRE. DEPECHEZ VOUS DE SOUSTRAIRE VOS ECONOMIES A CES REQUINS.....
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
encore une baisse de taux pour créer une nouvelle bulle de crédit !
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
A la relance, on relance le salaire des patrons ou le pouvoir d'achats des particuliers ? En attendant les banques en on a revendre et font la sourde oreille pour prêter même aux entreprise, scandaleux !!!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Oui la baisse des taux, c'est bien beau, mais ca va surtout aider les banques à se reconstituer des liquidités!
Qu'on arrete de nous prendre pour des anes!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
une baisse imporatnte,, mais est ce qu'elle est suffisante?quelles ont été les attentes du marché financier?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Les taux de la BCE sont-ils ceux là-même sur lesquels est basé le taux des prêts immobiliers ? Pas sûr ! car depuis 4 mois le taux des banques restent inchangés !! (même la dernière baisse du taux de la BCE au mois d'octobre n'a rien changé !!)
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Aquand le grand krach?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Les banques sont moins responsables que les politiques qui ont voté les lois qui régissent le système financier. Chercher des boucs émissaires est inutile. De toute façon il est trop tard, la dépression est sur nous et rien, absolument rein, ne l'empêchera de corriger 3 décennies de bêtise néolibérale.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Et bien moi je remercie le bon M Trichet car mon emprunt est en variable et qu'en 3 mois il a baissé de 175 points de base. Vive ma banque et la BCE !
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
arghhh mon prêt immobilier est à taux fixe et j'ai signé en Octobre.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
les banque vont elles baisser les taux du credit
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Pourquoi s'insurger autant à la lecture de cet article? La baisse des taux directeurs n'est que la suite logique de ce qui se passe, et on ne pouvait que s'y attendre.
De plus, nous sommes dans une phase historique de crise financière, mais économique avant tout, ce n'est plus aujourd'hui qu'il faut s'exclamer, il fallait le faire bien avant, et c'est sur ce point que je rejoins bien plus l'avis de Sinclair que les critiques si faciles à l'attention des banques. Elles ne sont que les actrices d'un scénario politique. Elles ne scient pas la branche sur laquelle elles se sont assises, elles ne font que récolter des fruits un peu pourris pour cause de mauvais climat.
Certes, l'évènement des SubPrime et le phénomène de la titrisation de créances a été déclenché en amont par les banques, mais tout ceci n'a été, selon moi, que la goutte d'eau qui a fait débordé le vase (vase déjà bien rempli).
Il me semble également judicieux de voir le point positif dans cet histoire. Qui dit baisse de taux, dit également baisse des taux de crédit, pourquoi être si sévère avec les banques, le fait de ne pas accorder de crédit n'est du qu'à une perte de confiance dû à la crise. Cette confiance, si elle peut être récupérée, saura faire tirer avantages aux particuliers qui souscriront des crédits.
Bref, tout ceci n'est de toutes façons qu'un cercle vicieux, bienvenue dans le monde merveilleux du capitalisme exacerbé...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
mdr : a quand les répercussion pour les particuliers concernant les taux de crédit immobilier? ceci ne baisse pas au contraire 4.8 en juin contre 5.9 hier pour une banque francaise
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
CA VA CHANGER QUOI POUR LES PARTICULIERS ???
SI LES BANQUES NE BAISSENT PAS LEURS TAUX DANS LES MEMES PROPRTIONS !!!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
les banques ne doivent préter qu aux acteurs économiques qui ont des projets cohérents et capable de rembourser
pourquoi préter à des particuliers surendétés , à des entreprises boiteuses ,le cout du credit inclus le risque veut on encore créer de nouvelles bulles ? qui renflouera ?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Parmi tous ceux qui crient haro sur les banques, combien, concrêtement, se sont fait refuser un prêt pour des raisons non objectives (endettement trop élevé ou pas d'apport du tout)? En avez-vous réellement vu autour de vous ? En avez-vous été victime personnelement ? Moi, je suis "désolé" de vous le dire : AUCUN et je ne suis pas de la "haute" loin de là.
Arrêtons donc aussi d'entretenir ce climat malsain et nauséabon. Qui gagne moins qu'il y 3/4 mois et qui paye plus cher son essence, son gaz, sa voiture, son appartement ou sa maion à acheter. Avons-nous perdu du pouvoir d'achat en 4 mois ? NON c'est l'inverse.
REPRENEZ-VOUS QUE DIABLE.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Il faut laisser le temps au temps : la crise s'est installée sur une période de plusieurs mois, on ne peut pas en sortir instantanément. Il faut effectivement dans un premier temps que les banques reconstituent leurs liquidités pour pouvoir ensuite recommencer à prêter, et rassurez-vous, les taux vont baisser, les octrois de crédits recommencer, car c'est le métier de base des banques : les dépôts font les crédits et les crédits font les dépôts... C'est ce qu'on appelle l'intermédiation bancaire. Par ailleurs, à tous ceux qui disent que le problème de départ vient des banques, je rappellerai qu'en comptabilité le poste "banque" est la contrepartie de bien d'autres postes, et il n'est que la résultante, dans le bas du bilan, des décisions de gestion prises par les entreprises. Donc je suis tout à fait d'accord avec le commentaire de bon sens éconoqmique de "pipoune" : lorsque l'encours net du poste "banque" est trop important au passif du bilan, cela signifie que l'entreprise a mal été gérée et que les banques ont eu tort de prêter. Revenons aux fondamentaux économiques et financiers, et avec toutes les aides qui se mettent en place, cela permettra de sortir de la crise tout en clarifiant les situations par trop ambigües et/ou dangereuses.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
SI CET ARTICLE S'ADRESSE AUX DIVERS LECTEURS DE "LA TRIBUNE" SAJ'APPRECIERAIS QU'IL APPORTE DES ORIENTATIONS CONCRETES AUX LECTEURS: IMPACTS DE CETTE BAISSE, A QUI S4ADRESSE T-ELLE ? QUELS SONT SES OBJECTIFS ?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Tout ceci est interessant mais aujourd'hui 15 janvier 2009, les taux des credits immobilier n'ont pas franchement baissé, les banques jouent elles réellement le jeu ou vont elles prendre une marge supplementairesur les credits et à nouveaux taxé le contribuable ?

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