Zone euro : activité au plus bas dans les services comme dans l'industrie

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Dans le secteur manufacturier comme dans celui des services, les indices d'activité des directeurs d'achats sont tombés en décembre à des plus bas historiques.

L'indice PMI manufacturier de la zone euro est tombé à un nouveau plus bas historique en décembre, tout en ressortant légèrement supérieur aux attentes des économistes, selon l'estimation "flash" de Markit publiée ce mardi. L'indice ressort à 34,5 contre 35,6 en novembre et une prévision moyenne de 34,3 des spécialistes interrogés par Reuters.

Un chiffre inférieur à 50 traduit une contraction de l'activité. L'indice a enchaîné les plus bas records à chaque mois du quatrième trimestre.

Dans le secteur des services, l'indice ressort à 42 contre 42,5 en novembre et un consensus de 41,2. C'est également un plus bas depuis les dix ans que l'indice existe. "L'indice PMI flash de décembre suggère que l'économie de la zone euro s'est contractée de 0,6% au quatrième trimestre, ce qui constituerait une aggravation marquée de la récession par rapport ua recul de 0,2% du PIB vus au cours des précédents trimestres", a commenté Chris Williamson, économiste chez Markit, cité par Reuters.

En France, l'indice composite a reculé en décembre pour le septième mois consécutif, s'établissant à son plus bas niveau historique à 38,4 points, contre 41,2 points en novembre. L'indice de l'activité dans les services atteint lui aussi son plus bas niveau historique (41,6 points contre 46,2 en novembre), de même que l'indice de l'industrie manufacturière (35,9 points en décembre contre 37,3).

En Allemagne, l'indice PMI manufacturier est tombé en décembre au niveau le plus bas depuis la création de cette série statistique, soit avril 1996. L'indice Markit ressort à 33,5 contre 35,7 en novembre et 34,5 attendu. Cette nouvelle baisse est surtout le fait d'une chute de la demande de nouvelles exportations et d'une forte diminution de la charge de de travail en commande. L'indicateur "flash" sur l'activité dans les services est quant à lui remonté à 46,4 après 45,1 en novembre.

Autre mauvaise nouvelle, le nombre de personnes possédant un emploi dans la zone euro s'est contracté au troisième trimestre, par rapport aux trois mois précédents, pour la première fois depuis que cette statistique existe, en 1995, annonce ce mardi Eurostat. Cette contraction est imputable notamment aux pertes d'emplois enregistrées en Espagne (-0,8%), au Portugal (-0,7%) et en Finlande (-0,2%) , précise l'institut statistique européen. Selon lui, le nombre de personnes employées a reculé de 80.000, soit de 0,1%, sur le trimestre à 146,1 millions.
 
Dans l'ensemble de l'Union européenne, l'emploi est resté stable d'un trimestre sur l'autre à 226,7 millions de personnes.

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