Le pétrole met fin à neuf séances consécutives de baisse

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Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en février a fini à 37,71 dollars, en hausse de 2,36 dollars par rapport à son cours de clôture de mercredi.

Après neuf séances consécutives de baisses, le pétrole a terminé la séance sur une hausse ce vendredi 26 décembre. A l'issue d'une séance très calme, le baril de  WTI a fini à 37,71 dollars, en hausse de 2,36 dollars par rapport à son cours de clôture de mercredi - jeudi 25 décembre, les marchés étaient fermés en raison des fêtes de Noël. Contrairement aux attentes des analystes, les cours pétroliers ont été soutenus déjà vendredi matin en Asie par les baisses de production annoncées par les Emirats arabes unis (EAU), qui ont rejoint l'Arabie saoudite dans l'application des mesures radicales décidées par l'Opep pour tenter de stabiliser le marché. Ils ont également été poussés à la hausse par l'envolée des stocks de pétrole américains.

La compagnie pétrolière nationale d'Abou Dhabi (ADNOC), principal producteur des Emirats arabes unis, a annoncé jeudi une baisse sensible de sa production de brut à partir de janvier. Elle a ainsi répondu à l'appel de l'Opep, qui s'est entendue le 17 décembre sur une réduction de sa production de 2,2 millions de barils par jour à compter du 1er janvier 2009. L'ADNOC a précisé qu'en février, elle réduirait de 15% la production de ses champs pétrolifères de Mourban et du Haut Zakoum, et de 10% la production de ceux du Bas Zakoum et d'Oumm Chaïf "conformément à la décision de l'Opep". La compagnie avait déjà annoncé pour janvier une réduction de 15% de la production à Mourban et de 3% au Haut Zakoum. Selon une source contactée dans le milieu des raffineurs asiatiques, ces baisses de volumes sont nettement supérieures à celles qui étaient attendues de la part de l'ADNOC.

La baisse inattendue des stocks de brut aux Etats-Unis la semaine dernière n'avait guère profité mercredi au marché pétrolier, car elle a été très largement compensée par une hausse très forte des réserves d'essence et de produits distillés (dont le fioul domestique). Les stocks de brut, selon les données publiées par l'administration américaine, ont diminué de 3,1 millions de barils la semaine dernière aux Etats-Unis, alors que les experts avaient tablé sur une hausse de 400.000 barils. Les réserves d'essence ont augmenté de 3,3 millions de barils contre 500.000 seulement attendus. Les stocks de produits distillés ont progressé de 1,8 million de barils contre 200.000 anticipés.

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