En crise, l'Islande songe à se rapprocher de l'Union européenne

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Alors que le pays est frappé par une crise sans précédent, l'Islande envisage de se rapprocher de l'Union européenne. Compte tenu de son état de développement, le processus d'adhésion pourrait aller vite, estime un responsable bruxellois.

L'Islande n'aura pas de traitement de faveur pour adhérer à l'Union européenne mais les pourparlers iraient "relativement vite", a considéré ce vendredi la Commission européenne. "L'Islande sera traitée selon ses propres mérites mais comme elle est un membre de l'EEE (Espace économique européens), des négociations iraient relativement vite", a affirmé Krisztina Nagy, porte-parole du commissaire à l'élargissement de l'UE, Olli Rehn.

Les partis islandais, plongés dans une crise politique après la démission du Premier ministre, sont divisés sur une éventuelle adhésion à l'Union mais s'accordent pour la plupart sur le principe d'un référendum avant d'ouvrir les pourparlers.

Si ce projet se concrétisait, l'Union accueillerait un pays secoué par une profonde crise. Le produit intérieur brut du pays devrait en effet se contracter de 9,9% cette année, selon des prévisions revues à la baisse de la banque centrale qui prévoit un retour de la croissance dès 2011. Le PIB devrait continuer de baisser l'année prochaine mais dans une moindre mesure (-0,8%), estime de son côté la banque Sedlabanki qui prévoit un retour de la croissance dès 2011 avec une hausse du PIB de 3,8%. En 2008, la croissance était encore de 2,0% après 4,9% en 2007 en dépit de l'effondrement du secteur bancaire à l'automne.

Avant la crise, qui a poussé le gouvernement à annoncer sa démission lundi, sous la pression des manifestations, le pays nordique était l'un des Etats les plus riches de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

En 2008, le taux d'inflation s'est établi en moyenne à 12,4% après 5% en 2007. Et la banque centrale table sur un taux moyen de 11,9% cette année et seulement de 1,5% l'année prochaine, inférieur à l'objectif officiel de 2,5%. Face une inflation moins rapide que prévu, la banque centrale a annoncé jeudi qu'elle laissait inchangé son principal taux directeur, à 18%. Elle souligne enfin que la couronne islandaise s'est appréciée de 10% ces deux dernières semaines. Le devise avait perdu près de la moitié de sa valeur l'année dernière.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
A quelque chose malheur est bon! Si la crise permet un renforcement de l'Union Européenne, et que des pays parmi les plus développés du monde (Islande, mais aussi Norvège et Suisse par exemple) frappent désormais à sa porte, c'est qu'ils sentent bien ou est leur intérêt: ensemble économique important, monnaie permettant d'amortir les effets de la crise... Vive l'Europe !
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Une Union forte avec des états bien dans leur Union:) Une Union fondée sur la diversité de nos états, une union qui inspire le respect et la fiereté de ses citoyens...voilà l'EU dont je rêve. Nous sommes tous issus d'états ayant une forte tradition locale mais nous faisons tous partie de cette Europe que nous aimons. Une Europe plurielle mais unie. Vive l'Europe Unie, fédérale ou confédérale mais unie et solidaire. Alors bienvenue à nos cousins du nord même si cette adhésion est poussée par la faim....:))
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
NON,NON,NON l'Islande "crachait" dans la soupe de l'UE lorsqu'elle "se gargarisait" de sa croissance grâce à ses revenus financiers et maintenant qu'elle est dans la panade bonjour l'EU pouvons nous vous donner nos dettes, non Messieurs la richesse comme la pauvreté se partagent alors il ne fallait pas cracher dans la "bonne soupe" de l'EU. Ras le bol de tous ces pays qui viennent quémander. Une europe forte oui et même très forte mais pas en invitant en permanence ceux qui sont un frein à notre croissance. L'EU doit s'arrêter à ceux qui adhérent à l'EURO.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
NON,NON,NON l'Islande était arrogante lorsqu'elle vivait de ses revenus financiers et bien loin de se sentir européeenne. Alors Messieurs oui pour le paratge de la richesse et des difficultés mais pas uniquement de ses dernières, trop facile. Alors cracher dans la soupe de l'EU avant la crise et aujourd'hui nous demander de subvenir à ses besoins NON. Ras le bol de tous ces pays qui profitent de notre Europe mais dont l'identité politique et économique est bien loin de l'idéal des européens convaincus, la Pologne toujours prête à dire non ou à demander plus et plus proche des US que de l'UE, la Tchéquie avec un président anti UE mais qui profite de ses finances etc.
eurofederal l'Europe n'est pas une poubelle, il est trop facile pour certains pays de prendre ce qui intéressant et laisser les difficultés aux autres. Je suis un proeuropéen mais je me pose des questions sur l'avenir de l'UE je pense voter blanc pour les prochaines élections car je ne vois plus l'Europe.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
L'ex friqué demande l'aumône dans sa déchéance.
Cet état (sans majuscule)confétit veut être protégé.
Je rapelle qu'il n'est pas plus important qu'un département moyen de la France. Son seul statut peut être que celui d'un protectorat. S'il veut être protégé ce n'est plus un état merdique mais un protégé sans pouvoir politique. Sinon il va voir chez Poutine qui les mettra à sa botte............
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
@Samarinda,

Diatribe violente mais ô combien juste et méritée....je me suis laissé envahir par mon lyrisme pro-EU mais il est vrai que vous avez raison. l'UE ne doit pas devenir une poubelle ouverte à ceux qui veulent prendre sans donner. l'Islande fait partie de ces derniers.....Vous avez raison, laissons l'Islande à son sort.....:))
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
oui oui bienvenu a nos amis islandais
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Une Europe forte doit intégrer l'islande et la norvège.
Nota: aucun miracle n'existait pour ces 3 pays:
-islande : financiariation démente
-norvège: pétrole de la mer du nord (en voie rapide d'extinction)

Le protectionnisme à l'échelle européenne est la seule solution pour lutter contre les pays à très bas salaires et à très basse protection sociale.(voir Emmanuel Todd)
Il faut également fermer ces paradis fiscaux européens qui n'existent que par la volonté des grands pays européens (en europe et outre-mer).Dans ce domaine aussi l'hypocrisie ests ans limite...

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