Paris et Berlin en voie de rapprochement sur une gestion coordonnée de la crise

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En Allemagne pour défendre le plan de soutien de la France au secteur automobile, Patrick Devedjian, ministre de la relance, a évoqué un rapprochement des positions des deux gouvernements sur une gestion coordonnées de la crise.

Accompagné de Bruno Le Maire, secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, il a rencontré le nouveau ministre de l'économie allemand, Karl-Theodor zu Guttenberg. Une rencontre qui aurait "parfaitement répondu" aux "attentes" des émissaires hexagonaux, selon Patrick Devedjian.

D'après les déclarations des deux membres du gouvernement, l'Allemagne semble se rapprocher des positions françaises sur la nécessité d'une coordination des politiques économiques des pays de la zone euro. "Si on a une politique monétaire intégrée, il faut en face une politique économique coordonnée", a insisté Bruno Le Maire.

Paris a suscité l'irritation de la Commission européenne et de certains Etats membres, Allemagne en tête, après la présentation de son plan de soutien au secteur automobile, qui prévoit des prêts de six milliards d'euros à des taux préférentiels, en contrepartie d'engagements sur le maintien de la production en France.

Cette mesure a été jugée trop protectionniste outre-Rhin. Hier, lundi, Karl-Theodor zu Guttenberg a d'ailleurs rappelé dans un communiqué "qu'aucun Etat nation ne doit céder à la tentation de ne regarder que son marché intérieur" et "qu'une course protectionniste aux subventions entre la France et l'Allemagne porterait préjudice à l'Europe".

De son côté, Patrick Devedjian a jugé "paradoxal" que la France soit taxée de protectionnisme quand elle était devenue "importatrice de voitures". A l'issue de sa rencontre avec le ministre allemand de l'économie, il a affirmé que le plan français entre "parfaitement dans le cadre européen".

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Le plan de relance devrait se consacrer beaucoup plus a la recherche qu'au marche de l'automobile. L'europe est trop en retard par rapport aux USA au niveau de la recherche, donc il reste un manque a avoir sur les nouvelles technologies que les francais comme les allemands doivent acheter.
PS: clavier qwerty, ni accent ni cedille.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
ILS sont sympa les allemands,

mais OPEL ils veulent nationaliser,
et Volkswagen qui est sous contrôle d'un LAND depuis 1939 au moins et de ce fait ne risque pas de faire l'objet d'une prise de contrôle extérieure. Alors qui est-ce qui voulait que chacun balaye devant sa porte il n' y a pas si longtemps? Et là elle dit quoi la Commission Européenne ou Théodule???
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :

J'ai travaillé en Allemagne en 1972,et ce pendand
plusieurs années,rien à changer,toujours aussi dominant,
l'Allemagne serait contente d'avoir toute la production
automobile d'Europe,Renault et peugeot au tapis,voilà
la mentalité.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Devedjian a ce poste quelle misère pour la France.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Il suffit de voyager en ALLEMAGNE et de regarder les enseignes des concessions autos pour se rendre compte : Qui fait du protectionisme!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Cet article montre que rien n'a été dit et comme d'habitude la France a toujours raison et les autres ont rien compris . Commet prendre au sérieux un commentaire d'un ministre dont la compétence est politique et non économique.Nos partenaires sont comme nous ils ont compris que M. DEVEDJIAN n'est qu'une marionnette politique.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Nous sommes en Europe et donc si protectionnisme il doit y avoir, ce protectionnisme doit s'exercer aux frontières extérieures de l'Europe. Par contre les petits ruisseaux faisant les grandes rivières, c'est au consommateur de faire en sorte de favoriser son voisin, fut il du parti adverse il n'en fait pas moins partie du même cercle fiscal!

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