La Grèce renflouée... mais à quel prix !

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(Crédits : Reuters)
L'Etat grec est facilement parvenu à emprunter 1,95 milliard d'euros ce mardi. Une victoire à la Pyrrhus

C'est ce que l'on appelle une victoire à la Pyrrhus. Ce mardi, le mauvais élève de l'Europe est parvenu à placer 1,95 milliard d'euros de bons du Trésor. L'opération a même été sursouscrite par les investisseurs internationaux puisque la Grèce souhaitait, au départ, récolter seulement 1,5 milliard d'euros.

Cet engouement s'explique évidemment par le taux de rendement finalement offert : 3,65% selon l'Office grec de gestion de la dette, contre 1,67% lors de la dernière opération comparable ayant eu lieu en janvier dernier. Un taux prohibitif pour Athènes, mais juteux pour les investisseurs.

Cette émission à trois mois couvrira les besoins du pays pour avril. Mais les investisseurs lorgnent déjà sur le mois de mai, où la Grèce devra rembourser la somme astronomique de 8,5 milliards d'euros d'emprunts à 10 ans.

L'adjudication de ce mardi est intervenue alors que le gouvernement prépare sa réunion avec le FMI et des représentants de l'Union européenne. Les prochaines échéances et le niveau des taux des obligations d'Etat grecques, qui ont atteint un plus haut historique, font penser que le recours au fonds de soutien mis en place par le FMI, la BCE et la zone euro sera sans doute inévitable dans les mois à venir.

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Commentaires
a écrit le 22/04/2010 à 10:01 :
Et si on regardait les choses différemment. Quelle dépréciation a subi le stock de la dette grecque dont les échéances sont les plus lointaines? Avec des taux qui ont plus que doublé la décote sur le marché secondaire devrait se situer entre 20% et pas loin de 50% pour les 20/30ans. Si la finance internationale veut vraiment venir en aide à la Grèce, cette décote énorme devrait être mise à profit pour racheter cette dette à bas prix avec de nouveaux emprunts d'échéance plus courte. Ou bien on pourrait utiliser les contrats notionnels de la dette grecque si un tel instrument existe pour capter le gain lors du retour à meilleure fortune. Et ramener ainsi la dette au dessous de 10% du PIB. Opération du domaine du possible vu le faible montant dans l'absolu de la dette grecque. Si on en appelait au génie créatif de Goldman Sachs? Et si le cas de la Grèce était une expérience de laboratoire de la Phynance?
a écrit le 22/04/2010 à 8:51 :
j'adhère également à mstar et sauros.
Un exemple ?
D'ici les prochaines vacances, toute la fonction publique sera dans la rue pour défendre son droit à partir à la retraite avant le privé.
a écrit le 20/04/2010 à 15:17 :
j'adhére tout à fait au post de mstar. Les français devraient s'inspirer de l'exemple Canadien en 1993
a écrit le 20/04/2010 à 12:57 :
tout a fait d'accord avec la synthese
les francais tout avoir sans se salir les mains
nous sommes mal partis
a écrit le 20/04/2010 à 12:21 :
@yapabon: Oui, réduire ses dépenses et travailler plus... Dans un cas similaire, je rêve du jour où les français à se mettre dans la tête que la seule façon pour eux de s'assurer un avenir et de faire des sacrifices à l'instant présent... Quoi que si les gens en arrivent un jour à cette conclusion (surtout des français, qui croient que tout leur est dû, et qu'ils peuvent travailler moins tout en étant payés plus que les autres), j'ose à peine imaginer l'état de notre pays ce jour là...
Un français qui en a assez de la mentalité des gens de son pays...
a écrit le 20/04/2010 à 11:54 :
Qu'ils vendent deux ou trois îles.

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