Crise de la zone euro : Bruxelles se "paye" Berlin

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Selon des extraits de l'édition à paraître mardi du Frankfurter Allgemeine Zeitung, José Manuel Barroso a déclaré qu'il serait "quasiment impossible au regard du droit constitutionnel" de retirer les droits de vote des pays qui ne respectent pas les règles budgétaires fixées par Bruxelles, comme le propose Berlin.

Le président de la Commission européenne a qualifié de "naïve" la proposition de l'Allemagne de modifier le traité de l'Union européenne car elle pourrait inciter d'autres Etats membres à suggérer d'autres changements, rapporte lundi un journal.

Selon des extraits de l'édition à paraître mardi du Frankfurter Allgemeine Zeitung, José Manuel Barroso a déclaré qu'il serait "quasiment impossible au regard du droit constitutionnel" de retirer les droits de vote des pays qui ne respectent pas les règles budgétaires fixées par Bruxelles, comme le propose Berlin.

Il a également soutenu que l'Union Européenne devait mettre en place une meilleure coordination économique afin de stabiliser la zone euro et estime en outre que les pays de l'Union doivent accroître leur compétitivité pour s'aligner sur le modèle allemand.

"Nous devons résoudre les déséquilibres de compétitivité en Europe (...) nous devons mieux coordonner notre politique économique, sinon nous ne serons pas capables de stabiliser notre monnaie unique" a déclaré Jose Manuel Barroso. "Nous ne voulons pas que l'Allemagne soit moins compétitive. ce sont les autres Etats qui doivent devenir plus compétitifs."

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Commentaires
a écrit le 25/05/2010 à 18:34 :
@ INES. Cela voudrait dire que le coût de la main d'oeuvre dans cette zone a été multiplié par 6 depuis 1996. J'en doute. En l'espèce il ne s'agit pas d'inteligence mais d'information. Votre rapport de un à trois est peut être juste par rapport au SMIG français. Mais pas par rapport au salaire d'un ouvrier qualifié allemand. Merci en tout cas pour votre info.
a écrit le 25/05/2010 à 6:52 :
Reponse à OSALTECCINO
Vous jugez Mr Barroso pour son peu d'intelligence mais vous même écrivez que le cout de la main d'oeuvre est 10 fois moins élevé en Europe centrale qu'en Allemagne. C'est totalement faux !!!
Le rapport est au maximum de 3 sur l'ensemble des ex pays de l'est.
Par contre je suis à 100% d'accord avec votre analyse de la réalité culturelle Europe du nord et Europe du sud mais où placer la France ?
a écrit le 25/05/2010 à 2:13 :
Monsieur Barroso est sûrement trop payé pour le peu d'intelligence et de connaissances qu'il affiche. Et ça ne tient pas à la fonction, Jacques Delors en est la preuve. J'ai expliqué maintes fois dans ces commentaires que la compétitivité industrielle de l'Allemagne ne peut plus être égalée par aucun de ses partenaires européens. Depuis 1993, l'Allemagne a conçu et appliqué une stratégie d'imbrication de son industrie dans les territoires d'Europe centrale et orientale. Le Danube est devenu l'atelier de notre voisin parce que le coût de la main d'oeuvre y est 10 fois moins élevé, les subventions à l'investissement importantes, et les avantages fiscaux très incitatifs. Appeler la plupart des Etats de la zone euro à devenir aussi compétitifs que l'Allemagne relève de l'incantation et révèle une absence totale de connaissances géographiques et économiques. Il faut se rendre à l'évidence: il y a une Europe du Nord et une Europe du Sud. C'est culturellement indéniable. Elles ne sont pas opposées mais distinctes et complémentaires. Le concept d'unité européenne est dépassé par les évènements et n'est qu'un réflexe pavlovien. Ne vaudrait-il pas mieux que l'Allemagne s'occupe de l'intégration de l'Europe centrale et que l'Europe latine s'occupe de la stabilisation et du développement de l'autre rive d la Méditerranée? Mais avant, il faudrait d'autres personnalités au charisme un peu plus élevé que MM. Barroso et Van Rompuy.

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