Le G20 est prêt à venir en aide au Japon

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Alain Juppé a annoncé ce matin, le souhait du président de la République que le G20 "se mette au service, entre guillemets, du Japon."

Le G20 est prêt à venir en aide au Japon alors que le risque de catastrophe nucléaire s'accroît très sérieusement au nord-est de la principale île de l'archipel. L'annonce a été faite ce mardi par le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé. De son côté, le porte-parole du gouvernement, François Baroin a précisé que le Groupe des vingt pays les plus riches du monde était prêt, à plus long terme, à oeuvrer en faveur de normes communes sur la sécurité nucléaire, a estimé de son côté

Deux nouvelles explosions sont survenues mardi à la centrale atomique de Fukushima-Daiichi sur la côte nord-est du Japon, provoquant dans la région, et jusqu'à Tokyo, une hausse du niveau de radioactivité. "La situation est extrêmement grave (...) Le risque est donc extrêmement élevé", a déclaré Alain Juppé sur Europe 1 avant d'ajouter : "Nous avons dit à notre collègue japonais que nous étions à sa disposition. A eux de nous dire comment les aider. Le président de la République souhaite que le G20 en particulier, qui représente l'essentiel des grandes puissances économiques du monde, se mette au service, entre guillemets, du Japon."

Nicolas Sarkozy souhaite un G20 sur les questions énergétiques

Les ministres des Affaires étrangères du G8 (USA, Canada, Allemagne, Japon, Italie, Grande-Bretagne, France et Russie) sont réunis à Paris depuis lundi pour un sommet centré sur la crise libyenne et la situation au Japon. Mardi matin, la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a rencontré le ministre japonais des Affaires étrangères, Takeaki Matsumoto, à Paris . "Le Japon est toujours un généreux donateur lorsqu'il se produit une catastrophe dans le monde et, aujourd'hui, le monde se rassemble pour venir en aide au Japon", a-t-elle dit à l'issue de l'entretien.

Nicolas Sarkozy envisage de son côté d'organiser en avril une réunion des ministres de l'Économie et de l'Énergie du G20 sur les questions énergétiques pour tirer notamment les leçons de la crise nucléaire japonaise, a-t-on appris lundi auprès d'organisations écologiques.

Vers une concurrence plus loyale entre constrcuteurs de centrales nucléaires ?

Pour François Baroin, des discussions dans le cadre du G20 peuvent favoriser la coopération, "permettre un partage d'expérience et surtout des normes partagées par tous". Le porte-parole du gouvernement français aussi laissé entendre qu'une telle démarche pourrait favoriser une concurrence plus loyale lors de l'attribution de contrats pour la construction de nouvelles centrales.

On se souvient notamment qu'Areva, le groupe français numéro un mondial des réacteurs nucléaires a perdu en 2009 un important contrat aux Emirats arabes unis en faveur d'un concurrent sud-coréen qui avait présenté une offre moins chère. "Sur un marché compétitif international très fort, lorsque Areva porte ses projets, porte ses réacteurs, comme elle a des normes de sécurité plus importantes, elle est parfois sanctionnée", a dit François Baroin. "Si nous avons tous les mêmes normes, la compétition à terme sera plus égale."

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