Standard and Poor's s'invite au sommet européen en abaissant la note du Portugal

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Les difficultés du Portugal ont renvoyé au second plan la réponse "globale" à la crise que les dirigeants européens, réunis en sommet à Bruxelles, devaient annoncer.

L'agence Standard & Poor's a annoncé vendredi avoir abaissé la note du Portugal de deux crans, de "A-" à "BBB", et n'a pas exclu un nouveau déclassement la semaine prochaine, quelques heures après une décision d'ampleur similaire de sa concurrente Fitch.Dans son communiqué, S&P souligne que la chute du gouvernement portugais est un facteur d'accroissement de l'incertitude politique et de hausse du risque de refinancement.

Le Premier ministre portugais José Socrates a présenté mercredi soir sa démission après le rejet par le Parlement des mesures d'austérité proposées par le gouvernement socialiste minoritaire.S&P n'exclut pas d'abaisser à nouveau la note du Portugal, cette fois d'un cran, dès la semaine prochaine, en fonction de la taille définitive du futur plan de sauvetage de la zone euro, le MES (mécanisme européen de stabilité). L'euro a d'abord baissé à cette annonce à 1,4150 dollar, contre $1,4171 en fin de séance à New York avant de se redresser vers 1,4173 dollar, ce qui veut dire que les marchés avaient déjà anticipé cette décision après la décision de Fitch.

Fitch Ratings, qui a annoncé jeudi avoir abaissé de deux crans, de "A+" à "A-", sa note attachée à la dette souveraine du Portugal, estime aussi que le profil de risque du pays a augmenté après le rejet par le Parlement portugais du programme d'austérité du gouvernement. Le Portugal doit remplir les engagements en matière d'économies budgétaires et de réformes structurelles annoncés le 11 mars, a pour sa part déclaré le président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet. S&P estime que le gouvernement qui succédera à celui de José Socrates n'aura d'autre choix que d'adopter les mesures d'austérité.

Les difficultés du Portugal ont renvoyé au second plan la réponse "globale" à la crise que les dirigeants européens réunis en sommet à Bruxelles devaient annoncer. Le Premier ministre portugais José Socrates n'a pas formulé de demande d'aide et, selon plusieurs diplomates européens, a exprimé aux autres chefs d'Etat et de gouvernement la volonté de son pays de tenir les engagements budgétaires pris lors d'un sommet de la zone euro le 11 mars.

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Commentaires
a écrit le 01/04/2011 à 16:21 :
Y'EN A MARRE DE CES AGENCES DE NOTATION, BANDE DE VAUTOURS!
a écrit le 25/03/2011 à 18:16 :
Les Portugais se sont « plombés » eux- mêmes et n?ont pas eu besoin d?agence de notations pour cela. Le parlement a été irresponsable.
De toute façon, ils devront faire appel à l?union européenne et au FMI pour financer leur dette.
Le fait de trop attendre fait monter les taux d?intérêts. Comme la Grèce emprunter à 8% sur 5 ans est de la folie car il leur faudra trouver 40 milliard d?euros, leur dette étant de 32 M.
Aucune banque portugaise ne peut apporter cet argent .Il faut donc emprunter.
NB : la PAC n?a rien à voir la dedans !

a écrit le 25/03/2011 à 16:51 :
Au sud Ouest : Rien de nouveau !
a écrit le 25/03/2011 à 11:51 :
Si les Etats empruntaient a leur propre peuple, et cessaient d'emprunter sur les marchés des banksters, ils se moqueraient de ces agences de notation , vils parasites à la botte des préteurs sur gage de la finance... Ha mais oui... d'un seul coup les politique auraient des comptes a rendre a ceux auwquels ils empruntent, alors qu'actuellement, ils s'en foutent si les taux augmentent.. on augmente les impots
Réponse de le 25/03/2011 à 13:05 :
Le peuple se soulèvera un jour .... on verra si les politiques s'en foutent à ce moment là !!!......il n'y a qu'à voir la Grèce !!
a écrit le 25/03/2011 à 10:11 :
Le Portugal a intégré l?EURO en pensant secrètement que les pays riches de la zone
Lui permettraient de vivre bien au chaud et en toute discrétion en profitant de leurs mannes.
Las, après avoir donné un treizième mois voire un quatorzième mois à ses salariés, une voiture à tout le monde et tout l?équipement électroménager pour la maison ; le gouvernement portugais a commencé à voir arriver les factures de son miracle économique. Comme le pays ne produit pas grand chose en échange, le calcul du solde s?en trouve facilité. Pour rembourser la solution est simple, il suffit de gager le pays en allant chez « ma tante »en échange d?argent frais de la CEE.

Réponse de le 25/03/2011 à 10:25 :
...à l'instar de la paysannerie française, qui a ses fins de mois assurées depuis des décennies par les substantielles et disproportionnés subventions agricoles de l'UE...
Réponse de le 25/03/2011 à 10:42 :
N'importe quoi Civitas !! La France est l'un des rares pays a être agricolement autonome pour sa population ... à condition de ne pas vouloir manger des fraises à l'eau en hiver!! Un peu de sérieux quand même, surtout si c'est pour dire n'importe quoi !!
Réponse de le 25/03/2011 à 11:33 :
... Il ne s'agit pas de n'importe quoi...mais de quelle importance! De et pour mémoire, en 2009 les subventions de la PAC à la France, environ 11 milliards d'euros, ont à elles seules représenté 20% du total des subventions européennes de toute nature distribuées par le UE...Soit, pour apprécier l'ordre de grandeur, et approximativement, un flux de plus 200 milliards si on arrête le curseur sur 20 ans...
Réponse de le 25/03/2011 à 12:18 :
Et la liste des 50 plus grands beneficiaires de la PAC n'est pas rendue publique en France, aucune transparence, car il ne s'agit pas d'agriculteurs mais d'industriels (cerealiers) qui percoivent principalement ce pactocle
Réponse de le 25/03/2011 à 13:03 :
La France n'avait pas besoin de la PAC à la différence des autres pays dépendant, c'est toute la différence. Ce système est imposé, qui oblige les producteurs de lait à jeter leur surproduction dans les égouts etc .....
Réponse de le 01/04/2011 à 16:30 :
Je connais des dizaines de milliers Portugais heureux , le problème c'est qu'ils se sont casser le dos dans le BTP pendant 40 ans en France , ne l'oubliez pas!
a écrit le 25/03/2011 à 8:44 :
C'est évident que les agences de notation travaillent «a minima», à l'instar de certains baigneurs qui se limitent à acompagner le mouvement des marées... Or, comme elles prospèrent, malgré des moyens réduits somme toute, peut-être s'agit-il là d'une activité à copier, et qui devrait procurer des revenus faciles a des matheux désoeuvrés disposant de peu de capital, mais, entreprenants, voire culotés... Pour se lancer: 1) S'initier au métier -- la lecture d'un bon ouvrage spécialisé étant un bon commencement... 2) Créer une officine à la structure d'accueil légère permettant de se payer un salaire, type association sans but, mais lucrative... 3) Démarcher les premiers gogos en leur filant le consensus de toutes les agences, par exemple, ce qui ne devrait pas être difficile tant ils abondent!... Et voilà, c'est fait...et ce pour le plus grand bien de l'entropie planétaire...
Réponse de le 25/03/2011 à 10:40 :
Les chiffres sont indiscutables, faut les accepter comme l'a fait le premier ministre portugais, le reste n'est que de la poésie.
a écrit le 25/03/2011 à 8:21 :
Ce pays doit d'abord régler les problèmes de corruption. Il n'y a eu aucun contrôle de l'argent versé par Bruxelles. Aujourd'hui les maires portuguais habitent tous dans des villas .... pendant ce temps là les jeunes ne peuvent pas se loger....
Réponse de le 25/03/2011 à 8:50 :
Parce que les maires français habitent tous des taudis !?... C'est bien, parce que les fondamentaux économiques et financiers de la France pour 2010 (Dette/PIB, Déficit/PIB et Taux de Croissance du PIB) sont du même ordre de grandeur que ceux le Portugal...
Réponse de le 25/03/2011 à 10:45 :
Faut bien constater que le gouvernement portugais s'est bien sucré sur l'euro, c'est une réalité, on ne peux malheureusement pas le nier. Par contre la situation des jeunes n'a pas beaucoup évolué elle .... décidément, les politiques sont partout les mêmes !!
a écrit le 25/03/2011 à 8:14 :
Logique !

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