La visite très controversée de Paul Kagame à Paris

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Au-delà de la réconciliation des deux pays, Kigali part en quête de nouveaux investissements français

Dix sept ans après le génocide de 1994 au Rwanda, le président de ce pays, Paul Kagame, doit effectuer ce dimanche sa première visite officielle en France.

Cette visite qui répond à celle du président Nicolas Sarkozy à Kigali en 2010 et dont l'objet est de réconcilier les deux pays est cependant loin de faire l'unanimité.

Plusieurs hommes politiques ont d'ores et déjà décliné l'invitation à rencontrer le président rwandais. Gérard Larcher, président du Sénat, a invoqué son "indisponibilité" en raison de la campagne électorale.

De son côté, Alain Juppé, ministre des affaires étrangères, sera également absent, car en visite dans le Pacifique. Lors de sa prise de fonctions en mars, ce dernier avait de toute façon averti qu'il ne rencontrerait pas Paul Kagame tant que que circulerait le rapport Mucyo, un rapport qui accuse la France de complicités avec les génocidaires.

Kigali tentera de faire oublier cette dimension polémique ainsi que les critiques à l'encontre de son régime de plus en plus muselé en mettant en avant ses atouts économiques:   un taux de croissance supérieur à 7% du PIB, une politique volontariste de développement économique, axée notamment sur les services, les nouvelles technologies et la modernisation de l'agriculture.

En 2010, le Rwanda avait été classé par la Banque Mondiale au quatrième rang des pays africains les plus attrayants pour les affaires.

Le pays a de nombreuses attentes en matière d'investissements, notamment dans l'énergie, le tourisme et les infrastructures. Au sein de la délégation rwandaise figureront notamment Albert Nsengiyumva, ministre des Infrastructures et de François Kanimba, ministre du Commerce et de l'Industrie. Une visite auprès du patronat français est d'ailleurs prévue mercredi.

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Commentaires
a écrit le 13/09/2011 à 11:23 :
D'accord avec Ryann! D'ailleurs je m'étonne que la presse, qui ne rappelle jamais - évidemment !- l'agression rwando-ougando-burundaise meurtrière au Congo sponsorisée par l'Occident (5 millions de victimes, excusez du peu) , ne fait pas un effort de réflexion que suscitent les propres propos du président rwandais sur le perron de l'Élysée. On a supputé une réconciliation suite aux accusations mutuelles que se sont lancées les deux États. Pourtant, le Rwanda n'est pas venu parler du passé mais de l'avenir, a-t-il déclaré à la presse, hier. Mais quel est cet avenir ? Si ce n'est le maintien (à tout prix!!) des réseaux militaro-mercantiles qui sévissent au Congo au profit du régime rwandais depuis plus d'une décennie et qui a érigé cet État - l'un des plus pauvres de la planète - parmi les "4 pays les plus attrayants pour les affaires dans le continent " d'après la banque mondiale ! Aujourd'hui, à l'Est de la RDC, la désolation semée par l'intervention militaire rwandaise sévit toujours, qui a laissé les populations profondément traumatisées agonisantes sous l'occupation de fait de nombreuses factions rebelles rwandaises auxquelles l'APR a laissé la place en se retirant du Congo, lesquelles vivent d'atrocités, d'exactions et d'extorsion minières depuis 10 ans ! Voici, chers amis, le véritable enjeu, occulté par nos amis des médias, de la visite officielle rwandaise: Adopter une attitude commune - si pas un candidat commun- en rapport avec les présidentielles prévues en novembre 2011 au Congo en faveur d'un homme à même de garantir le projet expansionniste de Kigali en RDC. je vous informe, pour ceux qui ne le savent pas, que Nicholas Sarkozy en visite éclair à Kinshasa le 26 mars 2009 déclarait devant l'Assemblée Nationale: " A l?est, il me paraît plus que nécessaire de susciter des projets qui fédèrent. Alors pourquoi ne pas donner un nouvel élan à ce qui existe déjà ? La Communauté Economique des Pays des Grands Lacs offre des perspectives concrètes et prometteuses entre la RDC, le Burundi et le Rwanda.Dans le même temps, j?ai la conviction profonde que les relations entre le Congo et ses voisins de l?est doivent s?établir sur des bases radicalement nouvelles.Et pourquoi ne pas aller plus loin ? Rien n?interdit à ces trois pays, mais aussi à d?autres ? l?Ouganda, la Tanzanie, le Kenya pourquoi pas ? ? de travailler ensemble pour structurer les filières agricoles, commerciales et industrielles ; introduire davantage de transparence et de règles ; développer les ressources énergétiques ; protéger le patrimoine naturel ; organiser la circulation des personnes.
Pourquoi ne pas discuter ensemble du développement des infrastructures pour désenclaver des régions et ouvrir de nouveaux débouchés ? Je lance une idée : pourquoi ne pas créer une Agence régionale de développement et d?aménagement, comme cela a pu se faire ailleurs ? (Fin de citation).
a écrit le 11/09/2011 à 14:10 :
Au Rwanda les coupables du génocide sont sans conteste ceux qui frappaient à coup de machettes. Mais le premier responsable de tous les malheurs de la région est Paul Kagamé. Kagamé commandait en 1990 l'invasion venue d'Ouganda pour renverser le président légitime Habyarimana. Pendant 4 ans, il a mené une terrible guérilla qui a saigné le Rwanda, semant la terreur et la mort, faisant près de 2 millions de victimes. C'est lui, et lui seul, qui a créé dans le pays les conditions de la folie génocidaire (800 000 morts). Après s'être accaparé la présidence à la place d'Habyarimana assassiné, Kagamé a envahi le nord de la République Démocratique du Congo pour s'emparer des ressources en minerais rares. En RDC, son armée a massacré entre 3 et 4 millions de gens en toute impunité. Kagamé est probablement un des plus grands criminels de guerre des temps modernes. Voilà l'individu que Sarko a invité en France. Une honte
Réponse de le 11/09/2011 à 19:56 :
C'est dommage que vous n'ayez pas suivi l'actualité dans les année 90. J'étais dans la région et la guerrilla rebelle a fait beaucoup moins de mort que les hommes d'Habyarimana avec les fameux escadrons 'zéros' et les planifications de meurtre de l'akazu sans compter la 'bonne armée' monoethnique entrainée par des instructeurs français...
Réponse de le 12/09/2011 à 10:27 :
Vous vivez sur quelle planète ?
Le président Kagamé était ministre de la Décence à la libération du pays.
Il n?était pas au Rwanda, quand des hommes, des femmes et surtout des enfants ont pris des armes pour découper leurs voisins, leurs amis et surtout les membres de leurs familles.
La société était séparée en deux, ceux qui devait mourir et ceux qui tuer, et ceux qui refusaient de faire partie de cette deuxième catégorie étaient à leur tour des victimes.
Alors restons fidèles aux faits, et mettez vos propres frustrations de coté.
Quand aux richesses ( potentielles) du Congo, ne prenez pas les dirigeants de ce Grand pays pour des idiots, de mémoire il n?y a jamais eu de plainte déposée par le Congo, pas d?amalgame je vous prie
Réponse de le 12/09/2011 à 10:27 :
Vous vivez sur quelle planète ?
Le président Kagamé était ministre de la Décence à la libération du pays.
Il n?était pas au Rwanda, quand des hommes, des femmes et surtout des enfants ont pris des armes pour découper leurs voisins, leurs amis et surtout les membres de leurs familles.
La société était séparée en deux, ceux qui devait mourir et ceux qui tuer, et ceux qui refusaient de faire partie de cette deuxième catégorie étaient à leur tour des victimes.
Alors restons fidèles aux faits, et mettez vos propres frustrations de coté.
Quand aux richesses ( potentielles) du Congo, ne prenez pas les dirigeants de ce Grand pays pour des idiots, de mémoire il n?y a jamais eu de plainte déposée par le Congo, pas d?amalgame je vous prie
Réponse de le 12/09/2011 à 10:28 :
Vous vivez sur quelle planète ?
Le président Kagamé était ministre de la Décence à la libération du pays.
Il n?était pas au Rwanda, quand des hommes, des femmes et surtout des enfants ont pris des armes pour découper leurs voisins, leurs amis et surtout les membres de leurs familles.
La société était séparée en deux, ceux qui devait mourir et ceux qui tuer, et ceux qui refusaient de faire partie de cette deuxième catégorie étaient à leur tour des victimes.
Alors restons fidèles aux faits, et mettez vos propres frustrations de coté.
Quand aux richesses ( potentielles) du Congo, ne prenez pas les dirigeants de ce Grand pays pour des idiots, de mémoire il n?y a jamais eu de plainte déposée par le Congo, pas d?amalgame je vous prie
Réponse de le 12/09/2011 à 13:31 :
Faut-il être physiquement au rwanda pour commander des troupes? Non! Les dirigeant du congo sont des idiots. d'ailleurs leur président propre de la RDC est Rwandais.
a écrit le 10/09/2011 à 13:14 :
C'est facile d'accuser sans preuve. Au lieu de voir le mal voyez un peu ce cet homme a accomplis pour son pays et faites de même en RDC et ailleurs en Afrique sub saharienne.
a écrit le 09/09/2011 à 19:32 :
J'espère que Sarkozy se souvient du dicteur Kadhafi, Kagame est pire, non seulement il a tué des centaines de milliers de Rwandais au Rwanda, en RDC et ailleurs mais en plus il est responsable de la mort de plusieurs millions de congolais, ça fait bcp pour un seul homme et je suis scandalisé que la France puisse faire semblant d'ingorer les forfaits de ce criminel notoire.
a écrit le 09/09/2011 à 17:42 :
"Au moment où le président Sarkozy s?incline devant les cercueils des militaires français tombés en Afghanistan, il importe de rappeler que le 8 avril 1994, des soldats de Kagamé ont froidement assassiné à leur domicile deux sous-officiers français de la gendarmerie et une civile, à savoir les adjudants-chefs René Maïer et Alain Didot, et l?épouse de celui-ci. Quant à l?équipage de l?avion abattu le 6 avril 1994, il était composé de trois coopérants civils français." Bernard Lugan.
a écrit le 09/09/2011 à 17:35 :
Les français se donnent la peine de recevoir un criminel officiellement connu? Les français qui deviennent indifférents je ne pense pas qu'ils aiment leur pays. Moi je suis un rwandais né au Rwanda, vécu au Rwanda jusqu'aujourd'hui mais je n'aime pas du tout mon soi-disant président Kagame. Il a emprisonné gratuitement les opposants politiques, a tué les autres, il a assassiné les journalistes et a emprisonné les autres, il chasse les réfugiés pour les tuer là où ils se sont enfui à cause de ce criminel que les français se donnent la peine de recevoir sans honte.
a écrit le 09/09/2011 à 17:06 :
Anguluma
Ce n'est pas avec ce genre de chiffre totalement farfelu que vous allez plaider pour la cause de votre pays. Il y a eu sans doute plus de 200 000 morts au Congo suite à la guerre ce qui est déjà beaucoup trop. malheureusement les pays voisins ne sont pas mieux lotis au niveau des morts et à quelques exceptions près leur présidents ne sont pas beaucoup plus respectables (cf: Burundi, Rwanda, Kenia, Ouganda, Angola, Cogo Braza centre Afrique etc..) par contre le niveau de vie de leurs habitants n'a pas cessé de chuter contrairement au Rwanda: je vous invite à y aller pour le constater par vous même.
Réponse de le 09/09/2011 à 17:37 :
Stef. d'où tenez-vous vos incertitudes ? 200.000 morts, c'est Emma Bonino qui l'a révélé. Il s'agit des réfugiés Hutus extraits de leurs cachettes par l'intermédiaire d'organisations humanitaires pour les abattre de manière systématique. C'était, il y a 15 ans...

Aujourd'hui, les Congolais estiment leurs pertes, avec les dégâts collatéraux, à 8.000.000 de morts avec des innombrables viols. Vous n'allez tout de même pas venir nous faire de la comptabilité macabre pour réfuter une évidence que les intéressés ressentent dans leur chair et que les nombreux observateurs confirment.
Réponse de le 09/09/2011 à 18:47 :
Lire

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/583707/2008/12/31/La-guerre-en-RDC-n-a-fait-que-183-000-morts.dhtml
a écrit le 09/09/2011 à 16:41 :
Après les vives indignations de Rama Yade sur la visite de Khadafi, cette visite est un scandale absolu, quand on sait que l'individu est simplement accusé de crimes contre l'humanité par l'ONU, voire de génocide que Khadafi n'a pas commis. Le tout dans un pays voisin allié d'une importance stratégique immense, la RDC, qui a payé le lourd tribut de son soutien à la France en 90 et en 94 dans l'opération turquoise. Un sacrifice qui a d'ailleurs contribué à la préservation de l'usage de la langue Française dans cette région du monde. Se détourner du plus grand pays francophone au monde, pour un pays qui a longtemps jeter l'opprobre sur le France, est d'un absurde pathétique. Dérouler le tapis rouge à un dictateur qui a voué aux gémonies la langue française en plein sommet de la Francophonie après avoir converti son pays à l'usage de l'anglais comme langue officielle, n'est pas seulement une insulte aux Français morts sous les missiles du dictateur en 94, c'est également une insulte faite au sang des 8.000.000 des Congolais morts aussi pour la France. Le régime en place aujourd'hui en France passera, certes, mais les Congolais n'oublieront jamais cet affront et cette trahison.
a écrit le 09/09/2011 à 16:39 :
Le régime de KAGAME n'est peut être pas un modèle de démocratie, mais l'argent de l'aide au développement et les invistissements profitent au plus grand nombre. On ne peu pas en dire de même de son pays frère voisin le Burundi qui s'enfonce dans la corruption et le sous développement. Je l'ai constaté personnellement en visitant les 2 pays cet été.
Réponse de le 09/09/2011 à 17:42 :
Stef, je préfère Burundi que Rwanda! Au moins au Burundi les gens essaient de s'exprimer qu'au Rwanda meme si au Burundi aussi les désordres causés par Pierre Nkurunziza ne sont pas moindres. Mais Kagame tue en silence et en cachette. Au Rwanda on ne parle pas mais au Burundi les opprimés essaient de hausser la voix. L'argent ne sert à rien si on n'a pas la paix et la liberté
Réponse de le 09/09/2011 à 18:57 :
Je vous invite à consulter le site Arib.info pour voir combien la liberté d'expression est respectée au Burundi.
Maintenant, demander aux personnes qui souffrent de la faim ou qui ne peuvent aller à l'école ou se soigner ce qu'ils préférent... On peut espérer aussi qu'une population qui s'instruit saura réagir le moment voulu si le régime ne redonne pas un peu plus de liberté. en attendant, 17 ans après le génocide et la destruction quasi compléte de toute les infrastructures existantes, le Rwanda s'en sort beaucoup mieux que ses voisins...
a écrit le 09/09/2011 à 15:40 :
Nous avons pris avec ce nouveau Président l'habitude de recevoir des personnages étranges qui nous décapitons dans les mois qui suivent.

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