Espagne : le chômage frapperait plus d'un Espagnol sur cinq

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Les dernières mesures d'austérité prises par le gouvernement de Mariano Rajoy pourraient freiner le retour de la croissance. Et donc de l'emploi.

Il y a un an, le gouvernement espagnol espérait une amélioration de la situation de l'emploi. Finalement, 322.000 personnes sont venues grossir les rangs des chômeurs. Au 31 décembre, leur nombre s'élevait à 4,4 millions, a indiqué mardi le ministère du Travail.

Ces chiffres sont toujours inférieurs à ceux de l'Institut national des statistiques qui évoquaient, eux, 5 millions de chômeurs au troisième trimestre, soit 21,5 % de taux de chômage. La dégradation de la situation économique depuis l'été explique la hausse du taux de chômage, d'après Engracia Hidalgo, la secrétaire d'État à l'Emploi du nouveau gouvernement conservateur de Mariano Rajoy. Laquelle a critiqué l'incapacité à "dynamiser et flexibiliser le marché du travail" du précédent gouvernement, socialiste, depuis 2010.

Le gouvernement de Rajoy promet une nouvelle réforme dès le premier trimestre 2012, « si possible, avec l'accord des partenaires sociaux », a rappelé Hidalgo. En décembre, le Premier ministre a donné jusqu'à la semaine prochaine aux syndicats et au patronat pour trouver des points d'accords. Le syndicat Union General de Trabajadores s'est dit prêt à faire des concessions.

Toutefois, les analystes estiment que la réforme du cadre légal n'aura qu'un impact limité sur le taux de chômage en 2012, qui pourrait grimper à 23,6 % selon l'Institut d'études économiques (IEE). Outre la mise en place d'un nouveau modèle économique moins dépendant de la construction, il est nécessaire, par ailleurs, de trouver une sortie à la crise, qui conditionne toute reprise de l'emploi.

" Faciliter le financement du pays"

Dans ce contexte, les mesures d'austérité pour 8,9 milliards d'euros et de hausse des impôts, annoncées la semaine dernière par le gouvernement, semblent plutôt contre-productives. C'est l'analyse de Goldman Sachs qui loue les mesures prises par Rajoy mais reconnaît qu'elles pèseront sur la croissance, et prévoit, de fait, une baisse du PIB de 1,5 % en 2012.

Mariano Rajoy semble pourtant déterminé à maintenir cette politique : "Ces mesures répondent à la nécessité d'affronter le principal problème de l'Espagne qui est le chômage et qui ne peut être vaincu que si nous facilitons le financement de l'économie du pays, ce que le déficit rend impossible", expliquait le gouvernement vendredi dernier. Réduire le déficit, de 8 % en 2011 contre les 6 % prévus, permettrait d'améliorer les conditions de financement, de réactiver le crédit, nécessaire pour alimenter l'économie, et donc le marché de l'emploi.

Au-delà de l'emploi, cette politique semble aujourd'hui indispensable, notamment dans les régions : Valence a démenti mercredi une information parue dans "El País" selon laquelle le Trésor public se serait porté garant d'une dette de 123 millions d'euros que la région peinait à rembourser à la Deutsche Bank. Valence doit justement approuver jeudi un plan d'austérité. Il passera notamment par la suppression de 40 entreprises publiques. Au risque de venir alimenter, encore, les rangs des chômeurs...

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Commentaires
a écrit le 05/01/2012 à 11:30 :
Et alors, on s'en fout du moment qu'il baisse en Allemagne. Les Espagnpls seront les premiers a etre ravis.
a écrit le 05/01/2012 à 8:49 :
Steinbeck fustige le crime contre l?humanité que représente la destruction des récoltes pour maintenir les cours alors que les émigrants meurent de faim

LiKrach boursier de 1929

Alors que l?économie américaine voit sa capacité de production grimper et devenir bien supérieure à la demande des consommateurs, les bénéfices des entreprises s?écroulent, si bien que les investisseurs cherchent à liquider leurs actions dans le capital de ces sociétés. Du « jeudi noir » 24 octobre au « mardi noir » 29, la Bourse perd 25 %. L?onde de choc va se propager peu à peu à l?économie mondiale. Cet événement va marquer le début de la Grande Dépression, la plus grande crise économique du XXe siècle.

La Grande Dépression

Il va en résulter une énorme perte sur les actifs, une crise de confiance durable à l?égard du système boursier et bancaire qui vont affecter la consommation et les investissements. Les faillites d?entreprise se multiplient par suite de difficultés de trésorerie. La conséquence immédiate est une hausse brutale du chômage qui est multiplié par 10 de 1929 à 1933. Cette récession va durer jusqu?à l?entrée en guerre des États-Unis dans le Second conflit mondial.



a écrit le 05/01/2012 à 7:48 :
En régularisant des millions de sans-papiers, l'Espagne socialiste a commis une faute économique et sociale majeure. La situation est intenable.
Réponse de le 05/01/2012 à 9:12 :
Des millions? Vous devez faire erreur, on parle ici en milliard... Et j'ajouterais aussi l'Espagne Socialo Maoiste à tandance Léniniste. Car Socialiste seul de nous jour, vous savez, on est quand même loin du Front Populaire de 36. Pour votre gouverne JM Aznar faisait déjà rentrer des sans papier en Espagne en masse...Et M. Rajoy continuera, main d'oeuvre bon marché.

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