L'Espagne, l'Irlande, Poutine à Paris... et les rendez-vous du jour

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En pleine crise financière l'Espagne va approuver la mise en commun des émissions de dette des régions, les résultats du référendum sur le pacte budgétaire européen, Vladimir Poutine rencontre Angela Merkel et François Hollande. Retrouvez aussi le reste de l'actualité ainsi que les rendez-vous économiques du jour.

Le gouvernement espagnol va approuver ce vendredi la "mise en commun" des émissions de dette des régions, pour "réduire la pression" sur ces collectivités qui ont de plus en plus de mal à se financer auprès du marché, a annoncé une porte-parole du ministère de l'Economie. "Je peux vous confirmer que ce sera (approuvé) vendredi", a-t-elle déclaré, indiquant que les émissions seront "mises en commun, avec la garantie du Trésor", sous forme d'"hispanobons". Jeudi, l'agence d'évaluation financière Fitch a abaissé jeudi la note de huit régions espagnoles, dont celle de Madrid, entre un et trois crans, invoquant leurs déficits budgétaires structurels qui plombent les comptes du pays en pleine tourmente financière.

Alors que les résulats officiels ne seront connus que vers 18h, les Irlandais auraient approuvé le pacte budgétaire européen avec plus de 60% des voix lors du référendum de jeudi, a révèlé dans la nuit l'agence Reuters, citant des sources gouvernementales. "On peut dire en toute sécurité que le 'oui' l'emporte avec 60% (des suffrages) contre 40", a-t-on déclaré alors que le dépouillement ne commence que ce matin. Cependant cette annonce apparaît comme crédible: tous les sondages publiés depuis l'annonce du référendum, en février, prédisant une assez large victoire du "oui". Mais avec 20% d'indécis et compte tenu de la mauvaise santé économique du pays, où le chômage se maintient à 14%, le gouvernement s'était jusqu'alors prudemment gardé de tout triomphalisme, n'excluant pas le risque d'un vote-sanction.  Parmi les 25 Etats membres de l'Union européenne ayant signé fin janvier ce texte visant à instaurer une plus grande discipline en matière de gestion des finances publiques, l'Irlande est le seul à avoir opté pour une ratification par voie référendaire. Il suffit que douze des dix-sept Etats de la zone euro le ratifient pour qu'ils entrent en vigueur.

Le président russe Vladimir Poutine est attendu ce vendredi à Berlin puis à Paris pour son premier déplacement dans des capitales occidentales depuis son retour au Kremlin le 7 mai et après avoir snobé le G8 de Camp David. Pour sa première étape en Allemagne, la chancelière Angela Merkel l'accueillera avec les honneurs militaires à midi. Une conférence de presse commune se tiendra à partir de 13h30. Le président russe se rendra ensuite à Paris où il doit jeter les bases avec François Hollande de la nouvelle relation franco-russe et avec l'ambition d'infléchir le soutien inflexible de Moscou au régime syrien. Le dîner entre les deux hommes, prévu à 20h, sera suivi d'un conférence de presse.

En Syrie, l'ultimatum lancé par les rebelles au régime pour qu'il cesse les violences expire à midi (11h00 heure française), alors que les manifestants sont appelés à se mobiliser à la mémoire des enfants tués à Houla. Au Liban, Kofi Annan doit notamment discuter avec le Premier ministre Najib Mikati du conflit en Syrie voisine. A Genève, le Conseil des droits de l'homme de l'ONU tiendra ce vendredi en fin de matinée une session spéciale sur la situation en Syrie et sur le massacre de Houla, à la demande notamment du Qatar, des Etats-Unis, de l'Arabie Saoudite et de l'Union européenne.

Et aussi...

En Grèce, Alexis Tsipras, le dirigeant de la gauche radicale du Syriza, qui dispute à la droite la première place aux législatives du 17 juin, présentera, lors d'une conférence de presse qui doit débuter à 11h, le programme de son parti, centré sur le rejet des mesures d'austérité dictées par l'UE et le FMI.

La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, arrive en Norvège, deuxième étape d'une tournée en Scandinavie. Elle rencontre le Premier ministre Jens Stoltenberg, le chef de la diplomatie Jonas Gahr Stoere et le roi Harald V ainsi que des survivants de la tuerie d'Utoeya en juillet 2011. Le procès d'Anders Berivi entre d'ailleurs dans sa vingt-neuvième journée.

Le tribunal de La Haye, saisi en référé par le chef de file de l'extrême droite néerlandaise Geert Wilders qui conteste la ratification par les Pays-Bas du Mécanisme européen de stabilité (MES), rend sa décision, à 10h.

La Commission européenne présente, vers midi, son rapport annuel sur l'immigration et l'asile dans l'UE.

 

Indicateurs macro-économiques

France

Comité des constructeurs français d'automobiles: chiffres de mai

Indice PMI manufacturier - Markit

Chiffre d'affaires dans l'industrie et la construction en mars - Insee

Chiffre d'affaires dans commerce et services aux entreprises en mars

Zone euro

chômage en avril

Etats-Unis

dépenses et revenus des ménages en avril

Chiffres du chômage et de l'emploi au mois de mai

Indice ISM d'activité dans l'industrie en mai

Canada

PIB du premier trimestre

 

Entreprises

Viel et Compagnie: Assemblée générale

Gpe Bourbon: Assemblée générale

General Motors: ventes en mai

 

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Commentaires
a écrit le 02/06/2012 à 19:02 :
Je pense que la nouvelle prostituée de la mafia USA-OTAN 'Hollande) va nous ridiculiser un peu plus en faisant le malin au sujet de la Syrie...Toutes les structures nationales sérieuses sont des fédérations: USA, Russie, Chine, Inde, Brésil, même Canada. L'Europe doit se débarrasser de ses 27 cheffaillons, de ce "bordel" organisé; se retirer de cette mafia USA-OTAN et concevoir une union crédible qui parle d'une seule voix. Dès qu'il a été en fonction Hollande, comme ses prédécesseurs ait allé en Amérique recevoir ses instructions. La fourberie diplomatique doit cesser et surtout les mensonges et le bourrage de crâne...
Il faut dire aux peuples la simple vérité au sujet de cette crise économique préméditée depuis 1972 quand Nixon, Kessinger, les financiers et les grands patrons (d'abord US) se sont aperçu qu'après avoir fait fortunes avec le travail des peuples européens et américains, on pouvait gagner encore plus d'argent en exploitant les chinois, les indiens, les brésiliens et les autres pays émergents. Nous vivons une restructuration planétaire pas une crise financière. Ce que ces salopards veulent ce sont des fabricants et des consommateurs. De la couleur de peau, de leur origine ou croyances, ils en n'ont rien à foutre. Parmi ces minables, il y a des français, des américains, des russes etc. D'où ma suggestion (depuis 20 ans) qu'être milliardaire soit interdit, partout dans le monde...La survie de l'Humanité exige que l'on cesse de faire les cons et que l'on prenne les mesures radicales nécessaires. Futures Générations, c'est tout ce que je peux faire pour vous aujourd'hui.
Jean-Claude Meslin toujours écoeuré par la médiocrité ambiante
Réponse de le 03/06/2012 à 11:50 :
Vous faites des amalgames et n'etes pas tres structure dans vos pensees.
Le mieux pour vous est de ne rien ecrire.

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