La Fed s'apprête à réexaminer sa politique monétaire, selon un de ses membres

La Réserve fédérale des Etats-Unis est sur le point de réviser son programme d'assouplissement quantitatif et d'y apporter sans doute des modifications, a déclaré mardi Richard Fisher, le président de la Fed de Dallas.

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Le siège de la Réserve fédérale américaine à Washington. Copyright Reuters
Le siège de la Réserve fédérale américaine à Washington. Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)

Un nouveau pavé dans la marre. Le président de la réserve fédérale de Dallas, Richard Fisher, a indiqué mardi que la Réserve fédérale américaine est sur le point de de réexaminer son programme d'assouplissement quantitatif. Et d'y apporter, sans doute, des modifications.

Face à la crise financière, la Fed a ramené son taux d'intervention pratiquement à zéro fin 2008 et a depuis racheté pour plus de 2.500 milliards de dollars d'obligations afin de soutenir une reprise économique sans allant. Les marchés financiers redoutent depuis quelque temps qu'elle revienne sur ce programme de soutien à la croissance. Les indices américains ont terminé la séance en baisse mardi soir. Et les Bourses européennes ont ouvert dans le rouge, mercredi.

Critique du programme d'assouplissement quantitatif

Richard Fisher, fort critique envers le programme d'assouplissement quantitatif (QE) de la banque centrale, a dit lors d'une conférence à Toronto qu'il y avait une "limite matérielle" à la taille du bilan de la Fed et que les investisseurs ne pouvaient espérer un "QE à l'infini". Il a par la suite confié à des journalistes qu'il s'était fait l'avocat d'un ralentissement du rythme des achats de titres adossés à des actifs immobiliers (MBS) et non d'un arrêt pur et simple. Ces achats atteignent actuellement 85 milliards de dollars tous les mois.

Un peu auparavant, Esther George, son homologue de la Fed de Kansas City, déclarait qu'un ralentissement du rythme des rachats permettrait aux marchés financiers de réduire leur dépendance à l'égard de la manne financière de la banque centrale.

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