Il a 20 ans, a rencontré toutes les stars du business américain, et s'affiche comme le plus jeune capital-risqueur au monde.

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Alex Banayan écume les start-up de Los Angeles à la recherche de perles. Et s'il échoue dans cette mission, cette jeune et déjà star a plusieurs plans B.

A vingt ans, ils pourraient se la couler douce sur les bancs des universités. Mais de plus en plus de jeunes Américains profitent de l?énergie de leurs plus belles années pour se faire une place au soleil dans le monde du business. C?est le cas d?Alex Banayan, le plus jeune capital risqueur du monde, dont le magazine Fortune tire le portrait dans son édition du mois de juillet. Débauché de l?Université de Californie du Sud il y a environ un an par Alsop Louie, une société d?investissement de San Francisco spécialisée dans le « venture-capitalism », il écume les start-up de Los Angeles pour trouver celle qui fera de lui un homme reconnu par la profession. Et par lui-même. On n'a pas raison à priori d'en douter.

Recordman du business
Car le jeune homme accumule les records. Plus jeune vainqueur de l?édition américaine du « Juste prix », alors même qu?il n?avait jamais regardé une seule émission, le jeune homme fut surpris de voir qu?il n?existait aucun livre rassemblant les témoignages de tous les entrepreneurs, homme d?états ou chanteurs à succès. Il se mit donc en tête l?écrire. Et la maison d?édition Crown Business de lui signer un chèque d?avance à six zéros.

Le pitch était simple: il allait interviewer les grands de ce monde, de Warren Buffet à Kanye West, en passant par Mark Zuckerberg pour savoir comment ils avaient réussi quand personne ne les acceptait en rendez-vous. Au final, cela donnera une recette croisée de succès, que le sextuple champion du monde de boxe Sugar Ray Leonard voit comme « un moyen de changer la vie des gens ; c?est exactement ce dont cette génération avait besoin. »

Mais en a-t-elle vraiment besoin ? Depuis le succès de Mark Zuckerberg avec Facebook ou les 253 millions empochés par David Karp pour le rachat de Tumblr par Yahoo - ce même Yahoo qui offre 30 millions à un adolescent de 17 ans en échange de son application qui résume les articles de presse ? l'Amérique ne semble pas manquer de jeunes entrepreneurs en herbe

Dès sa première semaine à l?Université, on présente Alex Banayan aux start-ups du campus. Lui qui a toujours voulu devenir entrepreneur, le voilà dans son élément. Il s?inquiète de ne pas être assez geek, mais très vite, Stewart Alsop, son employeur ? qui l?appelle encore « le kid »- le rassure : « Il est parfait pour dénicher et encourager le talent. L?expertise technique viendra plus tard, avec l?expérience.»

Et si son avenir dans le capital-risque capote, le petit génie du business a plusieurs plans B. MTV l?a déjà approché pour lui consacrer une émission de télé-réalité, et le label Interscope Records (Black Eyed Peas, Lady Gaga) lui a proposé un poste de manager. De quoi aborder l?avenir encore plus confiant?

Lire l?article en intégralité (et en anglais)

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Commentaires
a écrit le 19/06/2013 à 17:31 :
OK il brasse de l'air, il fait du vent, et pour une raison que j'ignore (adore-t-il le bon dieu, est-il le fils de qui il faut, a-t-il sauté qui il fallait, etc. ?) on va lui signer un chèque en blanc pour qu'il se paie voitures de sport et villas de prestige. Et ce genre d'article est là pour faire croire que c'est possible, qu'il suffit de bosser pour y arriver ?
Réponse de le 01/07/2013 à 15:12 :
ah la jalousie !! Vous ne le connaissez pas vous jugez il a peut être juste du talent ca arrive aussi Si il aide des sociétés a sortir de terre c est tout sauf brasser de l air à mon sens
a écrit le 19/06/2013 à 11:47 :
Il a fait quoi exactement ? (à part gagner le juste prix ...)
a écrit le 19/06/2013 à 11:21 :
il n'a pas fait l'ENA donc aucune chance qu'il réussisse en France
a écrit le 18/06/2013 à 20:08 :
C'est le fils de qui ?
Réponse de le 18/06/2013 à 20:41 :
Il a été embauché. A lui de faire ses preuves maintenant. Pourquoi faire confiance à un jeune? Sans doute parce que les seniors devinent qu'ils sont restés trop rationnel face à l'effet de masse de l'économie numérique, et aussi parce qu'ils ont conscience que ce n'est plus tout à fait leur monde, leurs rêves d'ado ne sont plus les rêves des ados. Donc cela a un sens pour une société de capital risque de tester les résultats d'un junior.
a écrit le 18/06/2013 à 19:39 :
C'est très bien. On est heureux pour lui. Mais tout cela ne se passe pas en France, donc ...
Réponse de le 18/06/2013 à 20:48 :
... donc c'est dans la rubrique international ? :)

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