Une forte inflation au Japon qui masque les difficultés des Abenomics

L'inflation dite de base sur un an s'est établie à 1,2% en novembre au Japon, ce qui représente un nouveau plus haut de cinq ans et constitue un signe encourageant pour la Banque du Japon (BoJ), qui veut mettre fin à la déflation. Mais pas encore une réussite.
La faiblesse du yen provoquée par la politique monétaire accommodante de la BoJ a favorisé l'inflation en novembre à cause du renchérissement des produits importés. (Photo : Reuters)
La faiblesse du yen provoquée par la politique monétaire accommodante de la BoJ a favorisé l'inflation en novembre à cause du renchérissement des produits importés. (Photo : Reuters) (Crédits : reuters.com)

Bonne nouvelle pour les Abenomics du Premier ministre japonais Shinzo Abe. L'inflation dite de base s'est établie à 1,2% en novembre. Soit son plus haut depuis cinq ans.

Un chiffre qui conforte en partie la politique monétaire ultra accommodante menée par la banque centrale japonaise, la BoJ, sou l'impulsion du Premier ministre, dont l'une des promesses phares était de mettre fin à la déflation.

Doute des analystes sur l'objectif de 2%

Mais il ne faut pas s'enflammer pour autant. Car l'inflation a déjà marqué des pics auparavant, comme celui à 1,9% d'octobre 2009, sans que le pays en ait pour autant fini avec 15 ans de déflation.

Les analystes expriment d'ailleurs des doutes sur la capacité de BoJ à atteindre son objectif à 2% en avril prochain. Et il faut encore que cela s'accompagne d'une progression des salaires, autre promesse électorale de Shinzo Abe, faute de quoi sa stratégie destinée à développer la consommation et à tuer le réflexe d'épargne échouera.

La faiblesse du yen rend les produits importés plus chers

D'autant plus que la hausse actuelle des prix n'est pas le fait d'une véritable hausse de la demande des ménages mais plutôt le résultat de la faiblesse du yen.

Depuis l'arrivée au pouvoir de Shinzo Abe à la fin de l'année 2012, la monnaie nippone a en effet perdu plus d'un quart de sa valeur par rapport au dollar sous l'effet de la politique monétaire accommodante de la BoJ. Si bien que les produits importés coûtent plus chers.

C'est le cas des hydrocarbures, mais pas seulement. Hors produits pétrolier, les prix à la consommation ont eux aussi progressé de 0,6% en novembre.

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Commentaires 4
à écrit le 27/12/2013 à 14:37
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Le Japon comme beaucoup de pays Européens peuvent se poser cette question ? qu'avons nous comme matières premières ? je veux dire ressources minières ? Sa dette à 'linverse de la notre est Japon/Japonaise ? Ils ont respect et des traditions qui sau...

le 29/12/2013 à 7:43
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Si tu t'es déjà rendu là-bas, comparer le Japon à la France n'a aucun sens. c'est encore un pays industrialisé, innovateur et dynamique contrairement à la France, et leur dette est intérieure d'ailleurs, elle finance en fait notamment la nôtre.

à écrit le 27/12/2013 à 12:39
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Pendant ce temps là, Tepco demande une rallonge de 9 milliards, il y a 1500 barre de combustibles à retirer d'urgence de la piscine du réacteur 4 à Fukushima, les familles touchées attendent toujours de vrais indemnités qui ne viennent pas, et quand ...

le 27/12/2013 à 16:02
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Entièrement d'accord avec vous. Et le silence sur ce sujet est effrayant. Quant à l'inflation qui s'annonce au Japon, elle est la conséquence du laxisme monétaire pratiqué depuis 30 ans là bas. Ce qui me fait dire que nous y aurons droit dans 15 a...

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