Obama propose 56 milliards de dollars de dépenses sociales supplémentaires

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Le président américain a notamment discuté de la lutte contre l'optimisation fiscale avec son homologue François Hollande lors de la visite de ce dernier aux Etats-Unis du 11 au 13 février. (Photo Reuters)
Le président américain a notamment discuté de la lutte contre l'optimisation fiscale avec son homologue François Hollande lors de la visite de ce dernier aux Etats-Unis du 11 au 13 février. (Photo Reuters) (Crédits : reuters.com)
Dans son projet de Budget pour 2015, qui doit être détaillé début mars, Barack Obama suggère de nouvelles dépenses dans l'éducation, la formation professionnelle et l'industrie manufacturière, en partie financées par des mesures de lutte contre l'optimisation fiscale.

Le compromis budgétaire du mois de décembre avait permis d'éloigner le spectre d'un nouveau "Shutdown" (la suspension de certaines activités de l'administration). Le projet soutenu par la Maison Blanche - qui doit être détaillé le 4 mars - risque de remettre le feu aux poudres. Il prévoit en effet 56 milliards de dépenses supplémentaires en 2015, et abandonne l'une des mesures exigées par les républicains: un gel des hausses de dépenses de la Sécurité sociale. 

Lutte contre l'optimisation fiscale

Dans le détail, ce programme budgétaire baptisé "initiative Opportunité, croissance et sécurité" prévoit des hausses des dépenses dans l'éducation, la formation professionnelle, l'industrie manufacturière. Il serait financé en partie par un transfert de ressources provenant du budget de la défense, et en partie par des mesures de réduction d'allègements fiscaux bénéficiant aux plus aisés et par la lutte contre l'optimisation fiscale. 

Multinationales américaines et étrangères seraient contraintes de payer davantage d'impôts pour les bénéfices réalisées sur le territoire américain. Un principe auquel de plus en plus de pays du G20, dont la France, semblent de plus en plus attachés. 

>> Hollande affirme avoir le soutient d'Obama pour "faire un effort d'harmonisation fiscale" 

Fidèle à la "vision" d'Obama

S'il reste dans "les clous" des lignes définies en décembre par les républicains majoritaires à la Chambre des représentants et les démocrates qui le sont au Sénat, ce projet réaffirme toutefois des valeurs "démocrates", la "vision" de Barack Obama. C'est ce qu'a affirmé un porte-parole de la Maison Blanche, selon des propos rapporté par le Washington Post. Le représentant du président américain précise:

"Les républicains ont constamment montré leur manque de volonté à négocier un accord de réduction des déficits, refusant d'identifier ne serait-ce qu'une seule pratique d'optimisation fiscale injuste à réviser."

 Par ailleurs, la Maison Blanche propose une nouvelle formule pour calculer l'inflation. Cela aurait pour conséquence d'augmenter mécaniquement les versements de la Sécurité sociale. Les Républicains, qui s'y opposent ont fait savoir qu'ils ne prenaient pas cette mesure au sérieux.

Les républicains ripostent

La réaction de Brendan Buck, porte-parole de John Boehner, le chef de file des républicains à la chambre des représentants a été citée par plusieurs médias américains, dont le Wall Street Journal:

"La seule et unique idée - inenvisageable - que le président a à offrir c'est encore plus de hausses d'impôts destructrices d'emploi, ne fera rien pour sauver des droits cruciaux pour tant d'Américains."

Prévisions de déficit optimistes

Autre effet attendu d'une révision du calcul de l'inflation: la réduction des déficits fédéraux. D'après les prévisions de la Maison Blanche, celle-ci atteindrait 230 milliards de dollars sur dix ans, indique le quotidien financier. Cela permettrait d'alléger le poids du déficit dans le PIB américain à 2% contre 4,1% en 2013 selon les prévisions du bureau du Budget du Congrès. Ce dernier se montre d'ailleurs beaucoup moins optimiste que l'administration Obama puisqu'il ne voit pas d'amélioration significative du niveau de déficit au cours des dix prochaines années et table sur un déficit pesant 4% du PIB entre 2022 et 2024 en se fondant sur les politiques actuelles.

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Commentaires
a écrit le 23/02/2014 à 8:05 :
hahahahahahahaha l'annonce bidon ! Trop fort le Barak !
a écrit le 23/02/2014 à 1:55 :
Les déficits américains sont tellement énormes que 56 petits millairds de plus ne sont jamais qu'une goutte d'eau dans la mer.
a écrit le 23/02/2014 à 0:17 :
interpretation et parfaire d'incompatibilite traductivement complementations informatives intellectuel de l'interpret de L'INTELLIGENCE,0 a notre Amour PerlArcange'L'<O>.<O>
les Compensations Distortionel de reequilibrages des chemins de parcours reatributivement par mises a jours perma-ajustable proportionel conjoncturelement modulable aux gres des resultats et perspectives economiquement inflatiodepresioniste pour base constitutive intelligent model de variante participation complementairement des revenus pour reactulisation des conforts SOCI,0 Americans
a écrit le 21/02/2014 à 22:30 :
Il va se faire traiter de socialo-communiste à la française, la pire des impostures.
a écrit le 21/02/2014 à 21:02 :
J'ignore s'il le veut vraiment. Depuis le début, il fait le publicitaire comme sa campagne était. Mais dans tous les cas, il ne pourra pas tenir cette promesse parmi tant d'autres.
a écrit le 21/02/2014 à 18:12 :
De nouveaux postes en perspective dans l'enseignement subventionnés par la dette? Toute ressemblance au programme socialiste français ne serait que pure coïncidence...
a écrit le 21/02/2014 à 17:41 :
Notre socialo Obama y va gaiement dans les milliards de depenses.Il ne s'inquiete pas de ceux qui devront payer la note.
Réponse de le 21/02/2014 à 18:53 :
ohhh mon pauvre …. putain la qualité de l intervention !
Réponse de le 22/02/2014 à 9:52 :
dire qu'Obama est socialiste, faut oser quand même....
Réponse de le 22/02/2014 à 14:14 :
A PTDR. obama est un pure socialo.IL SUFFIT DE VOIR SES DEPENSES.
a écrit le 21/02/2014 à 17:30 :
Le mot "dépenses sociales" c'est quoi ?
- les assurances vieillesse ! (CNAV)
- les assurances maladie ! (CNAM)
Y a pas moyen de privatiser tout ça ? Car RAS LE BOL de payer des impots pour aider les retraités et les malades chroniques et moi personne ne m'aide.
Réponse de le 21/02/2014 à 18:52 :
mon pauvre …. putain le niveau de l'intervention !
Réponse de le 21/02/2014 à 20:40 :
C'est déjà privatisé aux USA...
Bref retournez donc à l'école pour vous cultiver, et mourrez jeune pour ne pas coùter de retraite à la société, puisque c'est ce que vous semblez proposer !
Réponse de le 21/02/2014 à 21:04 :
T'inquiètes, MDR. En cas de gros pépin, il serait le premier à retourner sa veste. Nous avons déjà vécu ça lors de la dernière occupation et lors de toute manoeuvre de politiques.
Réponse de le 23/02/2014 à 1:55 :
La retraite est public aux USA depuis sa creation en 1935. Aucune privatisation.
a écrit le 21/02/2014 à 16:57 :
Difficile à positionner. Ils prônent une centralisation à Washington des décisions et des budgets… alors que les républicains parlent plutôt de décentralisation. Dans ce cas là, ils sont plutôt côté « droite forte » et les républicains à gauche ;)

Annoncer des dépenses sociales supplémentaires en pleine discussion sur le déficit, c’est plutôt pour faire échouer les négociations. L’intérêt d’Obama est assez obscur sur ce sujet…


Mais bon, les américains, c’est la température n’est pas bonne changeons les graduations du thermomètre !
La croissance est calamiteuse : Un change le mode de calcul. Résultat, une super croissance, mais des destructions d’emploi toujours
L’inflation n’est pas bonne ? Changeons son mode de calcul. Est-ce pour autant que l’on va réduire les déficits ? Bah non, mais on restera dans les clous plus longtemps, et on refile le petit singe aux Républicains qui vont suivre
a écrit le 21/02/2014 à 16:38 :
Avant sur l'échiquier politique, on positionnait le parti démocrate américain à droite de l'UMP; Je trouve que cette appréciation est de moins en moins juste. Aujourd'hui je positionnerai le parti démocrate à gauche du PS.
Réponse de le 22/02/2014 à 22:24 :
TRES BIEN DIT.

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