L'État islamique revendique la décapitation du journaliste américain Steven Sotloff

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Les djihadistes justifient l'exécution de leurs otages comme autant de représailles aux frappes aériennes menées depuis le 8 août par les États-Unis contre les combattants djihadistes sunnites dans le nord de l'Irak.
Les djihadistes justifient l'exécution de leurs otages comme autant de représailles aux frappes aériennes menées depuis le 8 août par les États-Unis contre les combattants djihadistes sunnites dans le nord de l'Irak. (Crédits : reuters.com)
Sur la vidéo de la première décapitation, celle de James Foley, diffusée le 19 août, les djihadistes de l'EI avaient menacé d'exécuter Steven Sotloff, clamant que "la vie de ce citoyen américain, Obama, dépend de ta prochaine décision".

Assassinat. Un an après l'enlèvement dans le nord de la Syrie de Steven Sotloff, journaliste américain indépendant, l'État islamique (EI) a annoncé mardi et diffusé les images de sa décapitation, rapporte le centre américain SITE de veille des sites islamistes. Deux semaines auparavant, l'organisation terroriste avait revendiqué l'exécution de son confrère James Foley.

Steven Sotloff, qui travaillait notamment pour l'hebdomadaire Time, avait couvert en 2012 les troubles en Libye avant de se rendre en Syrie. "Il a donné sa vie pour que nos lecteurs aient accès aux informations de certains endroits parmi les plus dangereux de la planète", a commenté la directrice de Time, Nancy Gibbs. Le journal américain a réalisé une page web en hommage à son reporter décédé.

Sa vie était "suspendue à la prochaine décision" de Barack Obama

Sur la vidéo de la première décapitation, celle de James Foley, diffusée le 19 août, les djihadistes de l'EI avaient menacé d'exécuter Steven Sotloff. S'adressant directement au président américain, le djihadiste clamait: "la vie de ce citoyen américain, Obama, dépend de ta prochaine décision".

La famille du journaliste considère que la vidéo est authentique et "pleure ce décès dans l'intimité" selon leur porte-parole, Barak Barfi. Une authenticité confirmée mercredi matin par le le Conseil américain de sécurité nationale.

"Un acte absolument répugnant et abject"

"Nous sommes horrifiés par le meurtre brutal d'un journaliste américain innocent et adressons nos plus profondes condoléances à sa famille et ses amis", a déclaré la porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison blanche Bernadette Meehan.

Le Premier ministre britannique, David Cameron, dont les services s'efforcent d'identifier le bourreau apparemment britannique des deux journalistes, a condamné "un acte absolument répugnant et abject".

François Hollande a lui aussi condamné une "exécution abominable" et un "acte barbare" qui "révèle la nature ignoble de cette organisation djihadiste qui met en cause les libertés et ne connaît que la terreur".

Un troisième otage, britannique, menacé

Sur l'enregistrement de la décapitation de Steven Sotloff, réalisé dans des conditions similaires sur fond de désert, un homme cagoulé, a priori le même, menace cette fois d'exécuter un troisième otage, un Britannique présenté sous le nom de David Haines.

Les djihadistes justifient l'exécution de leurs otages comme autant de représailles aux frappes aériennes menées depuis le 8 août par les États-Unis contre les combattants djihadistes sunnites dans le nord de l'Irak.

Le président américain a ordonné mardi l'envoi de 350 troupes supplémentaires à Bagdad pour protéger le personnel et les locaux diplomatiques, ce qui porte à 820 le nombre de soldats américains déployés en Irak depuis le lancement début juin de l'offensive éclair des jihadistes de l'État islamique.

Article publié à 7h20, mis à jour à 11h30.

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a écrit le 03/09/2014 à 23:10 :
Les USA ne veulent plus charger ses boys du job qu'ils ont pratiqué, comme au Vietnam, an Irak, en Afghanistan, ou en Libye en poussant France et Angleterre à faire ses supplétifs. Avec l'OTAN et l'U.E, elle est devenue servile dévouée, perdant toute souveraineté.
a écrit le 03/09/2014 à 9:42 :
Et Reporters Sans Frontières hein ? par où sont ils passés ?
Réponse de le 03/09/2014 à 14:37 :
RSF ne dénonce que la Russie, la Chine et l'Amérique latine ; pour le Proche-Orient ils n'en osent pas.
Réponse de le 03/09/2014 à 18:10 :
Pour être cohérent dans leur politique, les européens devraient aussi publier la liste des pays qui financent ce groupe de tueurs et les boycotter.
a écrit le 03/09/2014 à 8:50 :
Tant que les médias s'en feront l’écho, les décapitations continueront! Pas de terrorisme sans "mégaphone"!
a écrit le 03/09/2014 à 8:18 :
Si ce n'est pas encore un faux (fake), mes sentiments vont à sa famille.

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