Sergueï Pougatchev, ex-patron de Hédiard et France Soir, activement recherché par Interpol

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Sergueï Pougatchev est un ancien proche du Kremlin tombé en disgrâce. Il était surnommé le banquier du Kremlin.
Sergueï Pougatchev est un ancien proche du Kremlin tombé en disgrâce. Il était surnommé "le banquier du Kremlin". (Crédits : DR)
L'homme d'affaires russe Sergueï Pougatchev est accusé de détournement de fonds et d'escroquerie à grande échelle. Ancien proche du Kremlin, il vit actuellement en exil à Londres.

L'organisation policière internationale Interpol a demandé jeudi l'arrestation immédiate du milliardaire russe Sergueï Pougatchev, propriétaire de nombreux actifs étrangers. Jusqu'à juin 2014, il était notamment propriétaire de l'épicerie fine française Hédiard.

L'oligarque, ancien proche du Kremlin et aujourd'hui exilé à Londres, a été placé sur la liste rouge d'Interpol, qui avait déjà gelé ses avoirs à l'international sur demande de la justice russe. Il est accusé de détournement de fonds et d'escroquerie à grande échelle, un délit passible d'une peine allant jusqu'à dix ans de prison en Russie.

Le "banquier du Kremlin"

Sergueï Pougatchev, 51 ans, est soupçonné dans le cadre de l'enquête concernant la faillite en 2010 de la banque Mejprombank, qui aurait effectué des transactions douteuses en sortant des actifs de Russie pour ses propriétaires.

Longtemps considéré comme le "banquier du Kremlin", il avait injecté plus de 100 millions d'euros dans l'épicerie de luxe française Hédiard, dont il avait pris le contrôle en 2007.

L'homme d'affaires est aussi connu en France pour avoir repris en 2009 le quotidien France Soir, qui a disparu des kiosques trois ans plus tard malgré un investissement de 100 millions d'euros.

"Arrestation immédiate" et liste rouge

Sergueï Pougatchev tentait de faire lever depuis plusieurs années le gel de ses avoirs à l'international, dénonçant un "raid" de l'Etat russe, dont il est devenu une des voix critiques.

Envoyée à 190 pays, la liste rouge d'Interpol demande "l'arrestation immédiate" des personnes qui y sont identifiées entre autres grâce à une photo, à des fins d'extradition vers le pays qui en a fait la demande.

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Commentaires
a écrit le 27/11/2014 à 16:14 :
Un malfrat russe réfugié en Angleterre, ce serait bien une première :-) Bon, ne jetons pas la pierre aux Anglais, nous avons aussi eu notre heure de gloire quand on accueillait les Bokassa, Duvallier. Khomeiny, etc. :-)
a écrit le 27/11/2014 à 13:43 :
Un citoyen russe ? alors je doute énormément que ce bonhomme serait recherché aussi activement si il n'avait pas eu cette crise avec la Russie. Du politique, rien que du politique, la morale a foutu le camp depuis belle lurette déjà.
Réponse de le 27/11/2014 à 15:29 :
C'est la Russie qui a émis l'avis interpol car il semblerait qu'il soit tombé en disgrace. Comme beaucoup d'amis de Poutine il était couvert par l'Etat russe tant que c'était un ami du chef... maintenant il va servir d'exemple et permettre à Poutine de prétendre combattre la "corruption" ....

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