Chine : l'activité manufacturière à son plus bas en sept mois

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La croissance économique de la Chine a elle ralenti à 7,3% au troisième trimestre, au plus bas depuis 5 ans, alors même que Pékin s'est fixé un objectif annuel d'environ 7,5%.
La croissance économique de la Chine a elle ralenti à 7,3% au troisième trimestre, au plus bas depuis 5 ans, alors même que Pékin s'est fixé un objectif annuel d'"environ 7,5%". (Crédits : reuters.com)
En décembre, l'indice PMI des directeurs d'achat s'est replié par rapport au mois précédent. La demande intérieure ne parvient pas à compenser les nouvelles commandes à l'exportation.

La conjoncture est toujours maussade dans la deuxième économie mondiale. En décembre, l'activité manufacturière chinoise s'est en effet repliée à son plus bas niveau en sept mois, a indiqué mercredi 31 décembre la banque HSBC.

L'indice PMI des directeurs d'achat s'est établi à 49,6, contre 50,0 en novembre. Il faut remonter jusqu'à mai pour trouver un niveau plus mauvais, à 49,4. Un chiffre supérieur à 50 marque une expansion de l'activité manufacturière, tandis qu'un indice inférieur à ce seuil signale une contraction.

La demande intérieure toujours faible

La production industrielle chinoise avait déjà enregistré en novembre un fort ralentissement, plus marqué qu'attendu. "Les chiffres d'aujourd'hui confirment encore le ralentissement du secteur manufacturier (chinois) en cette fin d'année", a commenté Qu Hongbin, économiste chez HSBC, cité dans un communiqué.

Selon Qu Hongbin, c'est la faiblesse de la demande intérieure chinoise qui est principalement en cause, faiblesse qui n'est pas compensée par les nouvelles commandes à l'exportation, malgré le redécollage de celles-ci grâce à la reprise de la croissance aux États-Unis.

La croissance économique de la Chine, elle, a ralenti à 7,3% au troisième trimestre, au plus bas depuis cinq ans, alors même que Pékin s'est fixé un objectif annuel d'"environ 7,5%". La banque centrale chinoise (PBOC) avait procédé courant novembre à une baisse inattendue de ses taux d'intérêt, une décision inédite depuis 2012.

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Commentaires
a écrit le 01/01/2015 à 10:49 :
Normal que la demande intérieur soit faible puisqu'il n'y a pas de redistribution de la richesse.

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