La feuille de route des régions inchangée en 2010 pour les négociations climatiques

Absente de la rapide déclaration adoptée à Copenhague au mois de décembre, les collectivités territoriales reprendront leur lobbying en 2010. Après que les pays industrialisés se soient positionnés sur leur réduction d'émission de CO2.

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"Copenhague n'est pas la défaite des collectivités". Selon Ronan Dantec, négociateur en chef des Cités et gouvernements locaux unis (CGLU), qui représente les maires et autorités locales de 136 pays, la nature du texte adopté à Copenhague explique pourquoi il est "logique" que les collectivités ne soient pas dedans.

Les maires et représentants des régions au sein de CGLU ont toutefois exprimé leurs inquiétudes après la réunion de Copenhague. L'absence d'objectifs juridiquement contraignant et de la reconnaissance du rôle des sphères locales et régionales créent, selon eux, "des obstacles pour atteindre les objectifs de réduction d'émission".

C'était pourtant presque gagné. Après un lobbying intense, au cours des semaines qui ont précédé la conférence internationale sur le climat de Copenhague, les collectivités avaient obtenu de figurer dans le préambule du texte de déclaration finale. Ce projet, qui tenait la corde jusqu'au dernier jour des négociations, "mentionnait clairement le rôle des gouvernements locaux et infranationaux", indique Ronan Dantec.

Quoi qu'il en soit la feuille de route des collectivités européennes et mondiales dans le cadre de la négociation climatique international reste la même pour 2010, ajoute Ronan Dantec, même si elle a pris "un peu de retard".

La mention des collectivités dans l'accord qui pourrait être conclu à Mexico en décembre 2010 pourrait faciliter l'action des régions, en asseyant leur pouvoir dans certains domaines où la décentralisation n'est pas acquise mais où l'efficacité est censée être supérieure au niveau local qu'au niveau national.

Tout d'abord l'attente

Reste donc à attendre. Tout d'abord le 31 janvier. Date à laquelle les pays industrialisés, dont l'UE, doivent se positionner sur leurs réductions chiffrées d'émission de CO2. L'Europe, qui avait décidé de s'engager à diminuer ses émissions de CO2 de 20% d'ici 2020, ou de 30% en cas d'engagements suffisants de ses partenaires internationaux, pourrait annoncer un chiffre entre les deux. Les discussions en cours au sujet de la mise en oeuvre de la directive sur la réforme du marché des permis d'émissions ("European trading scheme", ETS), adoptée dans le cadre du paquet énergie-climat, sont également importantes pour les collectivités.

"A la suite de ces annonces va s'ouvrir une discussions sur la manière dont les collectivités locales travaillent et sont organisées pour appliquer les objectifs de diminution de gaz à effet de serre", explique Ronan Dantec, également vice-président de Nantes Métropole.

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