Qui participe au second plan d'aide à la Grèce ?

 |   |  371  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : BLOOMBERG NEWS)
Le second plan de sauvetage de la Grèce prévoit jusqu'à 130 milliards d'euros de prêts apportés par les pays de la zone euro jusqu'en 2014, mais la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international devraient aussi y participer.

1/ Les 130 milliards d'euros se décomposent en deux enveloppes.

- Il est prévu que "les Etats de la zone euro participeront à hauteur de 30 milliards d'euros maximum" au plan d'effacement de créances grecques par le secteur privé, selon un communiqué de l'UE publié l'an dernier. Ces 30 milliards d'euros sont destinés à compenser en partie les pertes du secteur privé (banques, fonds d'investissements et assurances) dans le cadre de l'effacement prévu de la moitié de leurs créances sur la Grèce, soit environ 100 milliards d'euros.

- Par ailleurs, les pouvoirs publics au sens large se tiennent prêts "à fournir un programme d'aide supplémentaire apportant jusqu'à 100 milliards d'euros de financement jusqu'en 2014, y compris pour la recapitalisation des banques grecques".

Mais cette somme ne devrait pas suffire, car la situation économique s'est dégradée en Grèce ces derniers mois, et l'objectif de ramener le taux d'endettement grec à 120% du PIB en 2020, auquel le FMI est attaché, ne pourra être atteint sans une rallonge, dont le montant total reste à déterminer. En attendant, 5,5 milliards de besoins supplémentaires auraient déjà été identifiés, selon une source européenne.

2/ Le Fonds monétaire international devrait en théorie contribuer à cette aide. Sa part sera décidée à un stade ultérieur par son conseil d'administration, et l'institution de Washington refuse depuis de longs mois de dévoiler ses intentions, mais selon le Wall Street Journal, il serait prêt à contribuer à hauteur d'environ 13 milliards d'euros.

3/ A l'instar des banques privées et des gouvernements européens, la Banque centrale européenne pourrait aussi apporter son écot.

Elle vient de décider de mener une opération d'échanges de titres grecs en sa possession contre de nouveaux.

Cette opération permettra potentiellement à l'institution de réaliser des plus-values: en effet, l'échange se ferait sur la base de la valeur nominale des titres, estimée entre 45 et 50 milliards d'euros, alors que la BCE les a achetés moins cher sur le marché en 2010, avec une décote supposée de 70 à 80%. La plus-value générée serait redistribuée aux pays de la zone euro, et pourrait profiter in fine à la Grèce, à condition de trouver une solution juridique à l'opération.
 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 20/02/2012 à 11:37 :
Le clergé va pouvoir stopper son aide alimentaire et continuer ses magouilles;
il faut absolument que les GRECS ne nous voient pas comme des vaches à lait!
... qu'ils acceptent les cartes bancaires des touristes si ces derniers leur rendent visite l'été prochain...
Que cesse la suffisance des gens extrêmement riches du pays, ces sortes d'oligarques égéens? qui vous toisent du haut de leurs assises financières... de leurs puissantes voitures, de tout leur bling - bling semi oriental.
Que le gentil peuple ne gaspille pas la nourriture & autre, comme je l'ai vu faire cet été; ici aussi on mange des sardines en boîte, on a plus de voiture, quand on vous pique des impôts sans que les retraites augmentent...
La plupart des Grecs sont charmants, vifs, intelligents, courageux, et très débrouillards; qu'ils se révoltent contre des décennies de pouvoir absurde, qu'ils abolissent les privilèges des religieux en demandant la séparation église-état, qu'ils votent pour un meilleur régime, oui, ils se relèveront; sinon, on pourra penser que ça ne changera jamais: à ce sujet, lire les propos d'Edmond About au XIX°siècle!! éloquent!

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :