Zone euro : premier recul du taux de chômage depuis plus de deux ans

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C'est un signal encourageant mais encore très fragile. Pour la première fois en deux ans et demi, le chômage est reparti à la baisse cet été en zone euro, selon des données publiées ce mardi par Eurostat.
Ce recul est faible puisque le taux de chômage est passé de 12,1% en juin à 12% en juillet avant de rester au même niveau en août. Il s'agit d'une une première au sein de la zone euro depuis février 2011, alors que plus de 19 millions d'hommes et femmes sont toujours sans emploi dans la région et que ce niveau atteignait des records en mai dernier.
Une tendance qui pourrait se prolonger selon Ben May, économiste pour Capital Economics, qui a ainsi déclaré à l'AFP que :
Mais il ne faut pas s'attendre à autre chose qu'une amélioration très graduelle, prévient-il, alors que la zone euro vient tout juste de sortir de la plus longue phase de récession de son histoire.
Du côté de Bruxelles, on évite également de verser dans le triomphalisme, le commisaire en charge des Affaires sociales, Laszlo Andor, a ainsi déclaré dans un communiqué que :
Au sein de l'Union européenne, les chiffres montrent ainsi que le chômage n'a cessé de croître en un an, avec 895.000 personnes venues grossir les rangs depuis août 2012.
La situation s'est nettement dégradée à Chypre sur les douze derniers mois, où le taux de chômage est passé de 12,3% à 16,9% et en Grèce, où il est passé de 24,6% en juin 2012 à 27,9% un an plus tard. En Espagne, le chômage est resté stable en août, à 26,2%, tout près de son niveau record.
Dans ces pays lourdement frappés par la crise, le chômage des jeunes fait craindre l'émergence d'une génération perdue : il touche ainsi 61,5% des moins de 25 ans en Grèce et 56% en Espagne, soit largement plus d'un jeune sur deux. Ce constat a même poussé Bruxelles à mettre sur pied, en juin dernier, un Fonds européen pour l'emploi des jeunes.
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Dans le même temps, des pays comme l'Autriche (4,9%), l'Allemagne (5,2%) et le Luxembourg (5,8%) affichent des taux de chômage très bas, signe des disparités criantes au sein de la zone euro.
Dans tous les cas, plusieurs indicateurs laissent à penser que la situation reste plus que fragile : l'indice (PMI) mesurant l'activité dans le secteur manufacturier de la zone euro a mis en évidence "la faiblesse du marché du travail" dans ce secteur, en septembre.
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