Zone euro : l'Allemagne perd-elle la main ?

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Sale temps pour Wolfgang Schäuble, le miistre fédéral des Finances...
Sale temps pour Wolfgang Schäuble, le miistre fédéral des Finances... (Crédits : Reuters)
L'assouplissement quantitatif décidé par la BCE le 22 janvier est perçu outre-Rhin comme une défaite de la "culture de stabilité" allemande. La logique de Berlin subit quelques assauts ces derniers temps, mais ces défaites ne sont que partielles.

On peut évidemment douter de l'efficacité de la politique d'assouplissement quantitatif (QE) que vient de lancer Mario Draghi. Mais nul ne peut nier que son existence même est une défaite pour la logique qui domine en Allemagne, particulièrement à la Bundesbank et au siège du ministère fédéral des Finances, Wilhelmstrasse, à Berlin. Rappelons cette logique : il n'y a pas de risque inflationniste. Toute injection monétaire (rappelons au passage qu'il ne s'agit pas de « création monétaire » nette puisque la dette achetée par la BCE devra être remboursée par les Etats) risque de créer un « aléa moral », une distorsion du prix de la dette sur le marché qui encouragera les « mauvais élèves » à réduire leurs « efforts » et leur volonté de « réformes structurelles. » Le QE est donc nocif parce qu'il empêche le marché de fonctionner normalement. Il encourage une « croissance à la pompe » (« Wachstum auf Pump » comme on dit en Allemagne) qui n'est qu'un leurre et se terminera mal...

Un QE, malgré la Buba...

Mario Draghi, en décidant d'injecter au moins 1.140 milliards d'euros dans le circuit financier européen (rappelons au passage qu'en zone euro, l'économie réelle ne profite pas directement de cet argent), a clairement pris le contre-pied de cette logique. Il a choisi de mettre l'accent sur le risque lié à une inflation faible prolongée sur la croissance. Pour lui, le QE est, au contraire, un soutien aux « réformes » en ceci qu'il va permettre de compenser (et peut-être plus) les effets négatifs de ces réformes et qu'il va permettre d'en voir plus rapidement les effets positifs.

Résistance de Mario Draghi à la logique allemande

Le président de la BCE a donc persisté dans sa résistance à la logique allemande. Il avait déjà démontré sa détermination lors de la conférence de presse de novembre dernier, lorsqu'il avait dû faire face à une offensive germanophile au sein même de la BCE. Des « sources internes » avaient alors critiqué la gestion de Mario Draghi, regrettant le très orthodoxe Jean-Claude Trichet... La rumeur avait laissé entendre qu'un coup d'Etat interne était possible, mais Mario Draghi avait fermement repris le contrôle de la situation et annoncé le QE... Avec cette décision de la BCE, la défaite de la Buba est donc consommée. Il suffit de lire les éditoriaux des journaux conservateurs allemands de ce vendredi 23 janvier pour s'en convaincre. Bild Zeitung titre ainsi sur une erreur factuelle : « la BCE détruit-elle notre argent ? », la Frankfurter Allgemeine Zeitung estime que « la BCE a détruit la confiance. »

Stratégie allemande en échec en Europe

Il est vrai que, depuis quelques semaines, la stratégie « maximaliste » allemande, celle incarnée par le ministre des Finances fédéral Wolfgang Schäuble, est clairement sur le repoussoir en Europe. Wolfgang Schäuble plaide pour la poursuite inflexible d'une austérité qu'il ne voit que comme un assainissement inévitable et si « purifiant » qu'il créera par une « amélioration de la compétitivité » les conditions d'une croissance « saine », la seule qui vaille. Il plaide aussi désormais ouvertement pour l'affirmation à l'ensemble de la zone euro du « modèle allemand », exportateur et excédentaire. Tout le monde devrait dégager des excédents courants, ainsi toute nouvelle crise de la dette sera impossible.

La Commission favorise la flexibilité

Cette stratégie a longtemps pesé lourd sur la zone euro. Elle a ruiné quelques économies, de la Grèce à l'Italie, et a conduit à une crainte généralisée de la prochaine cure d'austérité qui a progressivement plongé l'ensemble de la zone euro dans une apathie qui menace désormais de se muer en déflation. On se souvient qu'à l'été 2014, Wolfgang Schäuble avait asséné sa logique dans la presse européenne pour enterrer la « flexibilité » voulue par Matteo Renzi. D'où, du reste, la volonté de Mario Draghi, mais aussi - plus partiellement et prudemment - de la Commission de freiner cette logique pour redonner un peu d'air et d'espoir aux agents économiques.

Ainsi, la décision, prise le 13 janvier, de la Commission de « flexibiliser » le pacte de stabilité, s'il n'est sans doute pas économiquement efficace, a été une pierre de plus dans le jardin de Wolfgang Schäuble. En renonçant à demander des « efforts » aux pays lorsque la croissance est négative, la logique ordo-libérale de Berlin a été ouvertement écornée. C'est - enfin, timidement et indirectement - la reconnaissance des erreurs de la troïka qui, au plus fort de la récession, demandait toujours plus à la Grèce ou au Portugal. Officiellement donc, la logique de la seule et rapide consolidation budgétaire n'est plus de mise. C'est là aussi une défaite pour la Wilhelmstrasse.

L'échec du « chantage » à la Grèce

Mais sans doute le coup le plus dur à Wolfgang Schäuble a été porté par le peuple grec. Lui qui plaide depuis 2011 pour une sortie de la Grèce de la zone euro a tenté de refaire pression sur le choix démocratique des Hellènes avec cette fameuse information du 5 janvier parue dans le Spiegel et selon laquelle le gouvernement allemand se préparait au « Grexit. » La réponse grecque a été cinglante : Syriza n'a cessé de grimper dans les sondages et de creuser l'écart avec le parti d'Antonis Samaras, poulain de Berlin. Une victoire d'Alexis Tsipras dimanche serait aussi un désaveu cinglant de la logique économique allemande imposée à ce pays et à laquelle les Grecs ont fait confiance - non sans pression - en juin 2012. Elle sera surtout un défi lancé à la face de la principale promesse faite par Angela Merkel à ses électeurs-contribuables dès mars 2010 : « pas un euro pour la Grèce. » Pire même, sur ce dossier grec, Berlin a été désavouée par quelques alliés très proches dans la zone euro : notamment le gouvernement autrichien ou encore jeudi matin, par le premier ministre finlandais Alexander Stubb.

L'échec d'une politique

Comment s'étonner que cette logique subisse aujourd'hui de tels revers ? Depuis cinq ans, elle a plongé l'Europe dans une crise profonde qui, partant du cas très particulier de la Grèce, s'est répandu comme une trainée de poudre dans toute la zone euro. Inévitablement, la justesse de cette stratégie a été mise en doute. Néanmoins, il serait entièrement erroné de parler de « défaite de l'Allemagne. »

Les concessions de Mario Draghi : pas de relance...

En effet, cette « voie moyenne » économique que semble chercher assez maladroitement la zone euro aujourd'hui reste en effet sous le « contrôle » des impératifs allemands. Le QE, ainsi, n'est qu'une victoire partielle de Mario Draghi qui a dû mettre beaucoup d'eau dans son vin depuis la première évocation, à Jackson Hole, du QE. Résultat : ce QE n'a pu voir le jour que moyennant l'abandon d'une politique de relance coordonnée, puis d'une politique de relance tout court. Jeudi, Mario Draghi a été très clair : « le QE ne doit pas être l'occasion d'une expansion budgétaire, ce serait une erreur ! » Exactement l'inverse de ce qu'il disait à Jackson Hole. Mais le « nein » allemand sur toute relance a été bien retenu et est devenu un point non négociable de la politique de la BCE. Ce n'est pas un point négligeable, car le QE, sans impulsion de la demande pourrait bien être fort inefficace.

...ni de mutualisation

L'autre concession faite à l'Allemagne est la très faible mutualisation (en réalité 8 % des rachats puisque les 12 autres pourcents « mutualisés » sont de la dette des institutions européennes, déjà mutualisée) du risque de ce QE. L'inclusion sous condition des titres grecs et chypriotes ne fait que renforcer cette concession. Pour ne pas heurter trop les Allemands, Mario Draghi a pris un risque insensé : fragmenter la zone euro au sein même de l'unique modèle « fédéral » qui fonctionnait, l'Eurosystème... Il a aussi renoncé à utiliser la force conjuguée de l'union monétaire pour lutter contre la déflation afin de réduire le risque pour le contribuable allemand et passer entre les gouttes du tribunal constitutionnel de Karlsruhe.

L'Allemagne va tenir sa ligne

Surtout, les difficultés actuelles n'ont pas rompu la coalition allemande. Les Sociaux-démocrates ne semblent pas vouloir exploiter ces difficultés pour peser davantage sur la politique européenne de l'Allemagne. Il est vrai que, outre-Rhin, la SPD reste en position de faiblesse dans les sondages, à 22-23 %, 20 points derrière la CDU/CSU d'Angela Merkel. Le vice-chancelier et ministre de l'Economie Sigmar Gabriel est même très proche de Wolfgang Schäuble ces derniers temps. En revanche, malgré leurs difficultés internes, les Eurosceptiques d'Alternative für Deutschland, qui sont encore plus « maximalistes » sur le plan économique que Wolfgang Schäuble, restent au dessus des 5 % nécessaires à l'entrée au Bundestag. Toute faiblesse du gouvernement fédéral vis-à-vis de l'Europe risque de les renforcer. Angela Merkel le sait et ne le veut pas. Elle ne cédera donc pas sur sa ligne économique européenne. Bref, l'Allemagne va continuer à résister à la tendance décrite ci-dessus. Et à l'édulcorer pour, au final, rendre moins efficace les mesures « non orthodoxes » qui seront prises...

Le test grec

Dans ce contexte, l'inévitable conflit qui opposera le nouveau gouvernement grec aux autorités de la zone euro et à la BCE sera un test important pour mesurer jusqu'à quel point ce « tournant » est réel ou non. Car Syriza réclame non seulement la fin de la stratégie absurde de cavalerie financière lancée en 2010, mais aussi une réflexion économique d'ensemble au niveau de la zone euro. Si les dirigeants de la zone euro décident de ne rien céder à la Grèce, s'ils contraignent Syriza ou à sortir de l'union monétaire ou à renoncer à l'essentiel de ses engagements sur la dette et la relance, alors preuve aura été faite que rien n'a réellement changé. Que lorsqu'il s'agit de défendre la logique austéritaire, BCE, Commission européenne, Allemagne et France savent se retrouver. Malgré le QE, Wolfgang Schäuble aura gagné : l'Europe n'aura ni relance, ni mutualisation de la dette, et le débat démocratique sur la politique économique sera clos. L'Europe devra apprendre à accepter cette citation de Ludwig Erhard, ancien ministre de l'Economie et chancelier allemand, maître à penser de la Wilhelmstrasse : « le marché est le seul juge démocratique qui existe dans une économie moderne. »

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a écrit le 02/02/2015 à 11:29 :
La vraie raison est que Hollande ne veut pas faire de reformes stucturelles qui toucheraient son electorat fonctionnaire et cherche en cachette a casser l'Allemagne d'Angela Merkel , attendons la suite.
a écrit le 26/01/2015 à 10:51 :
Contrairement à la France l'Allemagne n'est jamais perdante quelles que soient les conjonctures politico-économiques européennes ou de la BCE: lorsque l'euro est proche su Deutch- Mark l'Allemagne s'en arrange très bien, lorsque l'euro faiblit accompagné d'une baisse historique du pétrole c'est aussi tout bon pour des entreprises intermédiaires solides et exportatrices quelle que soit la conjoncture et donc une balance des paiements toujours en excédent. Enfin s'il y a lieu de mettre la main au portefeuille pour éponger une parte de la dette GRECQUE c'est l'Allemagne en équilibre budgétaire qui en souffrira le moins, comme d'autres pays du NORD.
Réponse de le 02/02/2015 à 19:28 :
Pas de mystère : Ordre Travail Discipline les 3 disciplines nécessaires pour être solide comme un roc quelque soit la conjoncture !
Réponse de le 02/02/2015 à 19:28 :
Pas de mystère : Ordre Travail Discipline les 3 disciplines nécessaires pour être solide comme un roc quelque soit la conjoncture !
a écrit le 25/01/2015 à 20:52 :
On dit baisse de l'euro, mais les allemands tiennent 1,6 et ils exportent pour 200 milliards...
on commerce en europe principalement, deux tiers.
si veut amener de la compétitivité par la monnaie faible au lieu de faire une industrie forte, le serait adéquat pour rabaisser la france par rapport à nos voisins...
Ce qui ne changera rien au fait que notre place en production agricole recule de 2ème à 5ème derrière les allemands qui ne sont pas réputés pour etre un grand pays agricole,
que faisons nous?
a écrit le 25/01/2015 à 20:23 :
On entend parler de l’euro qui baisse. On nous dit qu’il faut baisser l’euro… seulement notre commerce avec l’Allemagne, déficitaire, ou nos voisins, déficitaire sera-t-il rendu plus compétitif ?
Selon les cours du poulet début janvier le poulet italien coûte 1 euro le kilo, en angleterre il est 1,5, en France il est entre 2 et 3 euros…
Si on part du principe qu’il faut baisser l’euro alors il faut le France puisque 2/3 de notre commerce est intra européen.
Ce qui ne change rien au fait que la baisse de la monnaie est une baisse de pouvoir d’achat. On trouve dans la presse que le prix de la volaille aurait pris 25% en 5 ans.
Nous avons dans la volaille, des subventions de l’Etat, 550 millions d’euros… récemment l’import de poulet s’est développé. Nous n’avons donc pas une politique favorable à notre industrie. Peut-on considérer que c’est un succès de l’Etat stratège ? La population augmente, on produit moins de poulets de l’indice 100 à l’indice 80 en dix ans. On importe un tiers de la volaille. La consommation existe, la France produit moins de viande, est-ce par malthusianisme, par politique de pénurie et de prix chers comme pour le logement, faudrait-il que le poulet soit plus cher ? Les français ne sont pas devenus végétariens. Les français sont-ils à malbouffe qu’on déteste, tout dépend de la définition de malbouffe, le fromage moisi, c’est douteux. L’Etat ne fait-il pas dysfonctionner la filière ?
La production de bœuf se réduit, pourquoi ne fait-on pas une subvention au broutard ? N’avons-nous pas dans l’agriculture des emplois de production ? La demande mondiale de blé existe. On préfère importer plutôt que produire ?
On fait de la franche une friche, à quand la famine ? On aurait réduit les surfaces agricoles de 20%... on annonce des fermetures pour 2015, de raffineries par exemple. On serait en perte, pourquoi ne pas subvention ? Le but serait de faire des pertes comme les 600 milliards des banques qu’on critique. Pour le QE on nous dit qu’il n’existe pas de preuve que c’est positif… on est dans la supposition. Affirmer que le QE fera de la croissance c’est du hasard.
Seulement la production de volaille elle augmente, en Allemagne c’est 26%. Ils arrivent à faire du poulet sans l’aide de l’Etat ! Les prix chers sont la conséquence d’une production qui se réduit, il semblerait que la consommation ne soit pas satisfaire, le commerce passe vers des produits moins chers des boucheries vers les grandes surfaces. Est-ce du pouvoir d’achat de faire monter les prix de l’alimentation ?
Augmenter les salaires règlera-t-il le problème du poulet d’import ? Le progrès est-il de rendre les choses plus chères ou bien moins chères ?
Avant on exportait 800 000 tonnes de poulet, on ne sait plus exporter, on n’a pas assez de fonctionnaires d’export, on a mis trop de douaniers, ou avons-nous un problème de portage, ou bien sommes-nous contre l’export ?
Et si on a des Etats d’Europe à -25%, voilà de la baudruche… n’aurait-on pas un syphonné les salaires des grecs qui ont perdu 25%. N’aurait-on pas un bandit politique ? On ne paierait pas d’impôts et on fait payer les français ? C’est pour qui la facture ?
Pour le textile il resterait 100 000 emplois sur 700 000… on s’habille 7 fois moins ou bien plus cher et on importe ?
Ne devrait-on pas conduire une politique de compétitivité ou d’offre ?
a écrit le 25/01/2015 à 10:24 :
Ce QE ne va pas servir à relancer les économies, tout au plus à donner du travail aux banques qui vont s'échiner à trouver des solutions pour capter ces milliards. Les banques Allemandes sont d'ailleurs très bien placées. Le problème de l'économie actuelle c'est la croissance et comme elle est toujours basée sur un système économique qui ne fonctionne plus , on ne devrait pas en revoir la couleur avant que le système se soit effondré, remplacé par une économie verte mais dont pour l'instant pas beaucoup ne veulent. Et on risque d'attendre longtemps, le temps de la fin des énergies fossiles et de l'épuisement des matières premières. D'ici là, on ne devrait pas échapper à des turbulences, dont des joyeusetés comme les guerres, civiles entre autres.
Réponse de le 25/01/2015 à 12:25 :
Votre moral est au plus bas cher @VALBEL89, le mien l'était avant de rencontrer opportunément, très opportunément l'UPR, pourquoi cette ..rencontre n'aurait pas sur vous le même effet, cicatrisant, pourquoi donc l'UPR, ce parti qui fait appel à votre intelligence devrait-elle se développer sans vous ??
a écrit le 25/01/2015 à 10:04 :
A part dévaluer et relancer la bulle financière, à quoi peut bien servir le QE de Mario Draghi ?
Réponse de le 25/01/2015 à 10:38 :
@Michel Comme aux US, les QE sont tjrs retour vers le futur!!
a écrit le 25/01/2015 à 9:19 :
L'Allemagne a fait l'objet d'un reechelonnement de dette en 1923, 1929, 1934, etc. Et n'a jamais reconnu sa dette financière ni morale envers les allies.
Réponse de le 02/02/2015 à 11:31 :
L'Europe n'existait pas a cette epoque .
C'est un autre probleme.
a écrit le 25/01/2015 à 0:01 :
Le problème n'est pas de savoir qui de Schauble ou de Draghi pourrait bien avoir raison: les deux ont tord!
a écrit le 24/01/2015 à 20:56 :
Construction, union, intégration, désintégration, dislocation, et explosion…

Voilà quelles pourraient être les différentes étapes de la vie à la mort de l’Europe tant l’ensemble européen est désormais à la croisée des chemins, coincé entre plus d’intégration (ce qui est actuellement souhaité) et la tentation de la désintégration où chaque pays membre, en particulier de la zone euro, souhaiterait pouvoir retrouver quelques marges de manœuvres monétaires pour adoucir des politiques budgétaires qui se doivent, face aux tombereaux de dettes souveraines accumulées et à l’absence de croissance, de devenir restrictives…

C’est une catastrophe annoncée !!

Pourquoi ? Simple en fait, au lieu de sortir de l’euro en bon ordre, en appliquant tous par exemple une parité de 1 pour 1 avec notre nouvelle monnaie 1 euro = 1 nouveau franc, qui après se dévaluera ou s’appréciera progressivement en fonction de notre politique monétaire et de notre gestion des finances publiques, nous allons d’abord saccager consciencieusement le bilan de notre banque centrale, la Banque de France, en monétisant plus que d’autres. Quand nous sortirons de l’euro, la dépréciation de notre futur franc sera aussi brutale que notre bilan de banque centrale sera mauvais. En voulant gagner encore du temps, nous créons les conditions d’une explosion de l’euro qui sera encore plus redoutable, or ce n’est qu’une question de temps.

C’est cela que la décision de la Banque centrale suisse a voulu dire, et c’est cela que le cours de l’or en forte hausse vous raconte également. L’euro est mort. La taille du QE n’est même pas en l’espèce le sujet !!!

Il est déjà trop tard, préparez-vous.
Réponse de le 25/01/2015 à 8:37 :
Poil aux genoux..ça va chi.., poil au nez!
a écrit le 24/01/2015 à 16:41 :
"Zone euro : l'Allemagne perd-elle la main ?" Je crois au contraire que c´est machiavelique de sa part. Le QE profitera essentiellement a l´Allemagne, lui permettant d´exporter et de prendre des parts de marche. En contre-partie cela ne lui coutera rien!! Elle ne prend aucun risque dans l ´operation pour le contribuable allemand! Il faut le faire, c´est meme tres bien joue. Et quand au bout du compte on vera que cela n´aura servi a rien, l´Allemagne dira " mais je vous l´ai dit, j´etais contre!".
Réponse de le 24/01/2015 à 18:13 :
je pense que malheureusement vous avez raison, méfions-nous de ces allemands, ils vont encore nous rouler dans la farine...
a écrit le 24/01/2015 à 16:31 :
Reprenons le franc! que faisons-nous avec notre économie de faibles dans une zone forte?

Ne fait-on pas dans les idiots qui ne savent pas qu'une économie faible a une monnaie faible?
a écrit le 24/01/2015 à 16:25 :
La zone euro n’est-elle pas une zone dégénérée qui fait réduire le pib par tête, la production alimentaire et qui fait exploser le chômage et qui pratiques les bulles type subprime qui est fortement critiqué ? On voit des taux de chômage scandaleux, des Etats en faillite… n’avons-nous pas de l’idiot politicien qui veut bousiller la société ? On compte vendre ça dans le monde comme mode de développement ?

Ne fait-on pas l'ODE A DU LA JOIE dictateur en pantoufle?
a écrit le 24/01/2015 à 14:43 :
L'euro chute par rapport au dollar, cela fait peur à ceux qui veulent acheter des obligations en euros donc menace de taux qui montent. La suisse, en lâchant les 1.20 arrête d'acheter des euros et donc derrière des obligations.. françaises et allemandes, donc là aussi menace de montée des taux.
L'Allemagne n'a pas besoin d'aide pour ses taux, elle n'émet presque plus de dette, mais par contre la France est le principal fournisseur de dettes en euros.
Observez toujours l'alliance des banques centrales elles se coordonnent entre elles, c'est quand la FED a arrêté son QE que la BCE a annoncé dans la même semaine en faire un pour reprendre le flambeau.
Bref, la BCE aide la France !! Non seulement l'alliance franco-allemande est le socle de l'europe, donc le rôle de la BCE est d'éviter que leurs taux ne s'éloignent( si il n'y a plus d'europe il n'y a plus de BCE donc de boulot pour nos banquiers centraux). Mais aussi si la France devait se réajuster fortement à cause d'une remontée des taux brutale, alors cela entrainerait une déflation, puisque la France avec son budget arrose une grande partie des français( fonctionnaires, aides fiscales diverses, et budgets sociaux).
A une époque la FED , dans ses discours, faisait la morale au président américain, lui enjoignant de réduire le déficit; et bien là la BCE aide la France malgré elle, sans explicitement le dire pour ne pas affoler.
a écrit le 24/01/2015 à 13:49 :
Avec l'Allemagne c'est toujours la mémé histoire elle se réarme avant les autres puis en profite pour étouffer ses voisins. Ensuite ceux qu'elle n'a pas réussi à tuer se relèvent et lui porte le coup fatal pour quelques temps puis elle se reléve et recommence. L'Allemagne se sait pas comment faire pour se sortir de là,mémé Freud c'est sauvé.
Réponse de le 25/01/2015 à 13:59 :
N'importe quoi vraiment. Soyez sport, les mêmes règles économiques s'appliquent à la France et à l'Allemagne. Si la France échoue c'est parce que l'ultra égalitarisme nous rend inefficace. Il nous faut vraiment nous adapter au tournoi de la mondialisation en libérant le génie français. 1. Dégonfler l'Etat de 10%. 2. Promouvoir l'émulation par la libre concurrence. Vous verrez qu'ensuite les Français recommenceront à acheter Français.
a écrit le 24/01/2015 à 13:42 :
100% raccord avec la politique allemande : équilibre budgétaire + sortie du nucléaire. Sinon c'est le Japon assuré.
Réponse de le 24/01/2015 à 14:11 :
vous voulez dire transfert des dettes aux landers, voitures polluantes et charbon
a écrit le 24/01/2015 à 12:50 :
Le problème des "réformes" est que personne ne dit en quoi elles consistent.
Réponse de le 24/01/2015 à 13:12 :
Les réformes sont faites par des riches politiciens pour des riches patrons... Si vous ne savez pas en quoi elles consistent, les patrons et les politiciens eux savent qu'elles permettront de vider nos portes feuilles pour remplir les leurs...
Réponse de le 24/01/2015 à 13:38 :
Elles devraient consister à réduire la taille de l'Etat de 200 milliards. Le reste c'est de la blague pour faire patienter le gogo moyen, en attendant les effets exogènes (euro, pétrole, planche à billet).
Réponse de le 24/01/2015 à 13:44 :
Pas besoin d'être grand clerc pour savoir ce qu'il en sera à terme : services publics minimum, privatisations à tout-va, suppression du CDI et du SMIC, privatisation de la sécu, privatisation des retraites. Vous croyez quoi ? Qu'il y a des communistes à Bruxelles ?

Pour l'heure, nous n'en sommes qu'au tout début !
Réponse de le 25/01/2015 à 10:03 :
Déjà, il faudrait que la TVA soit un tant soit peu payée...
a écrit le 24/01/2015 à 12:44 :
ACHETEZ FRANCAIS !!!!!! §
a écrit le 24/01/2015 à 11:43 :
L'Allemagne s’apprête, après des années de parasitisme, a devenir un papillon, tout cela consciemment et avec méthode, elle sortira de la zone euro!
Réponse de le 24/01/2015 à 13:34 :
"parasitisme" ? Justifiez !
a écrit le 24/01/2015 à 10:47 :
On donnera la Grèce de Syriza en pâture à l'Allemagne, pour la dédommager des concessions faites pour le QE. Si les grecs ont aimé l'austérité, ils adoreront la misère : effondrement économique généralisé, Etat en failite, banques et particuliers en faillite, chaos social et retour des colonels. Bon voyage !
Réponse de le 24/01/2015 à 12:48 :
je sais pas si vous le savez mais avec presque 30 % de chômage, l austérité et les réformes austères ont déjà amené la misère en Grèce.
a écrit le 24/01/2015 à 10:29 :
il faut boycotter les produits allemands (voitures...) si vous voulez éviter un prochain Empire allemand à la tête de l'Europe!
Réponse de le 24/01/2015 à 11:07 :
c'est sur ! à la place, il faut acheter de l'ouzo, des feuilles de vigne farcies, de la moussaka et des disques de sirtaki.
Réponse de le 24/01/2015 à 11:48 :
@Boycott Je boycotte à tout de bras, je n'achète que français ou italien au plan industriel, le produit allemand étant devenu d'une qualité infecte, la deutsche Qalität est quant à elle une légende urbaine..
Réponse de le 24/01/2015 à 13:14 :
C'est trop tard; depuis la création de l'Europe, c'est l'Allemagne qui la dirige. De part ce fait tous les Européens contribue a l'Allemagne plus qu'a leur bien être.
Réponse de le 26/01/2015 à 10:10 :
ARRETEZ CETTE GERMANPHOBIE !!! HEUREUSEMENT IL Y A LA DEUTSCHE QUALITAT EN EUROPE PARCE QUE NOUS SOMMES ENVAHIE PAR MADE IN CHINA
Réponse de le 27/01/2015 à 22:50 :
Deutsche Qualität made in Pologne, Hongrie, Roumanie!!
Chinois c'est moins cher est tout aussi bon!
a écrit le 24/01/2015 à 10:10 :
Si la bce a decide cette mesure c est que la locomotive allemande et la politique puritaine meme en allemagne, n oublions pas que Merkel surf sur des reformes faites avant son election. Donc la bce utilise la planche a billet pour devaluer Euro et permettre aux entreprises Allemande de repartir en France il faudra faire de reformes pour que toutes nos entreprises repartent
a écrit le 24/01/2015 à 8:49 :
Le QE sert a renflouer les banques en faillite.Les allemands sont aussi touchés que les autres pays a ce niveau,donc l'opposition de la BUBA n'est que de façade
a écrit le 23/01/2015 à 22:20 :
Il n'y a que principalement l'Allemagne qui va profiter des effets sur le cours des changes de l'euro; de très nombreuses entreprises se frottent déjà les mains, car leurs bénéfices vont exploser. La France exporte principalement en ZE, donc l'effet sera récessif pour nombreuses entreprises françaises car très dépendantes des importations en zone USD surtout Asie (même le pétrole risque de redevenir précieux avec l'euro faible et facturé en USD!) En dehors de cela, vouloir guérir les économies du sud de leurs bulles (immo et autres) en créant de nouvelles; et bien c'est une défaite, pour l'Allemagne qui souhaiterait bien se retrouver dans une ZE de bonne santé (pas par altruisme mais pour le business) et est une défaite pour le reste de l'Europe; elle sera amplement et lourdement payée mais dans l'avenir.
Réponse de le 24/01/2015 à 16:18 :
+1. En clair la divergence eco va accelerer,. l allemagne va accumuler encore plus d exedents et attirer les talents des autres pays qui s affaibliront encore plus!
a écrit le 23/01/2015 à 22:01 :
wachstum auf pump veut dire croissance a credit
Pump n a rien a voir avec pumpe
a écrit le 23/01/2015 à 21:33 :
La Grèce est un boulet: on l'a mise dans l'Europe uniquement pour éviter qu'elle tombe sous une autre emprise. Ce n'est pas un pays développé, elle n'a aucun atout économique sauf le secteur du tourisme de masse pour voir des ruines d'il y a 2000 ans. Qu'elle sorte de l'euro, et si elle le fait d'elle même on aura eu le plaisir de ne pas avoir eu à la virer nous même, de quoi se plaint on? Plus j'y pense et plus le QE va finir par servir à renforcer les pays qui auront prêté à la Grèce, après le défaut de cette dernière. Athènes pourra retourner seule au moyen âge, et les pays qui resteront dans l'euro auront eu l'exemple nécessaire pour les motiver à continuer à remonter la pente.
a écrit le 23/01/2015 à 19:59 :
L'Allemagne sortira de l'euro quand elle estimera que c'est son intérêt. Si Hollande ne réforme pas la France, elle coulera et l'Allemagne la laissera s'enfoncer. Hollande ne réformera pas comme chacun sait car 2017 approche et qu'il n'a rien dans le ventre. La suite est écrite. Les QE font gagner deux ou trois ans...
Réponse de le 24/01/2015 à 10:42 :
L'Allemagne sortant de l'euro se retrouverait dans la même situation que la Suisse depuis une semaine: monnaie surévaluée, bourse en chute libre, économie en crise. Rien de très enviable
a écrit le 23/01/2015 à 19:41 :
Les excuses pour sauver les plus riches européens sont presque crédibles...
a écrit le 23/01/2015 à 19:35 :
L'Allemagne n'est plus qu'un tigre de papier avec le centre Europe. Plus d'armée, plus de jeunes, EI peut être au pont de Kehl dimanche soir s'il le souhaite. En 1939, la France était sclérosée mais se prenait encore pour la puissance dominante de l'Europe. Aujourd'hui, c'est l'Allemagne. Gamelin et Schauble même combat dans la médiocrité.
a écrit le 23/01/2015 à 19:00 :
Il s'agit d'une défaite pour la politique de MERKEL qui favorise des retraités cacochymes et rentiers qui se dorent la pilules aux Canaries... En France, il faut s'attaquer sérieusement à la rente immobiliére. Ça suffit! Permettons au plus grand nombre de François et de Françoises d'être propriétaires de leur appartement et baissons les loyers de 50%... Les recettes, ah les recettes !! Reintégrons le commerce et la production de cannabis dans le giron de l'état. La régie des tabac a bien planté le kif dans le riff d Maroc à l'époque coloniale. Et vivons, vivons la vie, faisons l'amour pas la guerre !!!
Réponse de le 24/01/2015 à 10:49 :
je vous propose d'aller faire un tour pour vous aérer en scooter aux alentours des Champs Elysées à Paris 8ème métro Rond point des Champs Elysées
a écrit le 23/01/2015 à 18:39 :
Ma question est : pourquoi nos journalistes posent-ils la question se l'Allemagne perd pu pas la main et pas la France ? bob d'accord, la France n'a grande chose à cirer pour les décisions économiques en Europe, on sait déjà, mais il serait de bon ton poser aussi cette question à nos économistes par rapport au rôle de notre pays dans cette descente aux Enfers.
a écrit le 23/01/2015 à 18:10 :
L'assouplissement quantitatif décidé par la BCE le 22 janvier est fait pour le trading ... pas l'économie de monsieur tout le monde .... les banques ne vont pas prêter de fric pour autant !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Réponse de le 23/01/2015 à 22:04 :
Oui Monsieur...
a écrit le 23/01/2015 à 17:36 :
Ce qui me surprends chez tous ces pseudo économistes, c'est que leur approche reste dans le déni des réalités: certains pays du sud dépensent et ont dépensé plus que leurs créations de richesses ne le permet, permettait, d'ou la crise toujours actuelle de l'euro. Dépenser toujours plus ne va pas régler le problème, malgré toutes les incantations. Il faut redonner au secteur privé les clés de la croissance par la réduction de la sphère publique notoirement moins éfficace que celle du privé. L'Etat, ce sont les missions régaliennes, Défense, Justice, Affaires étrangères.
Réponse de le 23/01/2015 à 21:16 :
Le seul pays du sud a avoir "dépensé plus que leurs créations de richesses ne le permet" est la Grèce. Les autres Etats ont été victime de l'endettement du secteur privé. Donc votre analyse manichéenne Etat=mauvaise gestion, secteur privé= bonne gestion est un "déni des réalités"
a écrit le 23/01/2015 à 17:36 :
Les entreprises allemandes exportatrices (pléonasme) trouvent tout à fait leur compte dans cette baisse de l'euro. Evidemment c'est un peu plus coûteux pour les retraités d'aller faire du tourisme dans le monde entier, mais bon, ils feront avec.
Réponse de le 23/01/2015 à 18:47 :
@Ne vouys inquiétez.. Je ne m'inquiète pas, je n'achète que français ou italien au plan industriel, le produit allemand est devenu d'une qualité infecte, la deutsche Qalität devenue quant à elle une légende urbaine..
Réponse de le 23/01/2015 à 18:57 :
Le paradoxe est qu'on combat la crise de la dette en favorisant l'endettement. Où un épargnant peut-il encore sauvegarder ses économies ?
Les gros patrimoines vont exploser et il est un peu présomptueux de dire que cet argent va bénéficier à l'économie réelle. Il s'agit d'un recyclage du "trickle down", mythe par lequel distribuer de l'argent aux riches ruissellerait jusqu'aux pauvres.
On a vu le contraire. Et le QE servira à repousser les échénnces et les réformes.
a écrit le 23/01/2015 à 17:00 :
un article extremement précis et concis bravo clap clap. Revenons à nos moutons: finalement la BCE se permet d achter des dettes non souveraines des états souverains de 8% sur la totalité de 60 milliards par mois C'st une goutte d'eau dans l'océan des dettes. Et pas de mutilisation des dettes chacun pour si et dieu pour tous. Les Suisses ont vu venir le cirque d'ou leur décision de laisser flotter le FS . Ha ha
a écrit le 23/01/2015 à 16:53 :
Qui peut croire qu il suffit d injecter des milliards sans remettre les compteurs à zéro sera la solution
Il eut été préférable de faire un chèque a tous les citoyens au moins on aurait su trouver une bonne utilisation
Jamais faire marcher la planche à billets n'a été la solution. En face on met combien de production supplémentaire !!!!
Réponse de le 25/01/2015 à 23:11 :
C est vraie la planche a billet n est pas la solution a long terme mais sa peu toujours aider sur du cour terme. perso je suis pour
a écrit le 23/01/2015 à 16:33 :
l’Allemagne a besoin de 2 choses: une stabilité avec si possible une monnaie forte pour ses retraités, et une petite dose d'inflation pour éviter le contexte deflationnaire jamais favorable à l'activité.
C'est pour ce dernier point que les allemands ont "changé", et à n'en pas douter cela s’arrêtera rapidement si l'inflation repart trop fort.
En fait ils s'adaptent logiquement au contexte

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