Commerce : l'UE rend public le mandat des négociations sur les services

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Cecilia Malmström avait déjà contribué à rendre public fin 2014 le mandat de négociation de l'accord de libre-échange en discussion avec les Etats-Unis (Tafta ou TTIP), pour faire taire ceux reprochant aux Européens de négocier des accords sensibles dans le dos des citoyens.
Cecilia Malmström avait déjà contribué à rendre public fin 2014 le mandat de négociation de l'accord de libre-échange en discussion avec les Etats-Unis (Tafta ou TTIP), pour faire taire ceux reprochant aux Européens de négocier des accords sensibles dans le dos des citoyens. (Crédits : DR)
La décision a été prise "d'un commun accord" par les ministres des Finances de l'UE mardi à Bruxelles, suite à une proposition de la commissaire en charge du Commerce, Cecilia Malmström.

Voici un nouveau geste en faveur d'une plus grande transparence dans les négociations commerciales à grande échelle. L'Union européenne a rendu public mardi 10 mars le mandat de négociation du vaste accord en préparation sur le commerce des services (ACS ou TISA en anglais),

La décision a été prise "d'un commun accord" par les ministres des Finances de l'UE mardi à Bruxelles, suite à une proposition de la commissaire en charge du Commerce.

Les citoyens, juges

Cecilia Malmström avait déjà contribué à rendre public fin 2014 le mandat de négociation de l'accord de libre-échange en discussion avec les Etats-Unis (Tafta ou TTIP), pour faire taire ceux reprochant aux Européens de négocier des accords sensibles dans le dos des citoyens.

"Les citoyens seront en mesure de voir par eux-mêmes que, dans les négociations sur le TISA, l'UE protège les services publics, conserve le droit de réglementer à tous les niveaux de gouvernement et garantit le maintien des normes les plus élevées", a estimé Cecilia Malmström dans un communiqué.

Les négociations sur le TISA sont menées sous l'égide des Etats-Unis et de l'Australie et rassemblent 24 membres de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), représentant 70% du secteur des services.

Elles ont été entamées officiellement en 2013, et depuis 11 cycles de négociations ont eu lieu, mais la contestation est vive: de nombreuses ONG craignent que cet accord débouche sur "une casse des services publics", notamment des systèmes de santé et d'éducation.

Un secteur de 10 millions d'emplois

"Nous regrettons la longueur du délai de cette publication tout autant que la sélection opérée en amont quant au choix des documents diffusés", a réagi l'eurodéputé vert Yves Jadot. "Il ressort en tout cas que les gouvernements européens poursuivent une stratégie d'ouverture débridée des marchés. Quant à la protection des services publics, elle est clairement insuffisante", a-t-il estimé.

La Commission estime au contraire que l'accord est important pour les Européens, les premiers exportateurs de services au monde. Le secteur représente plus de dix millions d'emplois sur le continent et l'accord a pour ambition d'ouvrir les marchés et d'améliorer les règles dans des domaines comme les licences, les services financiers ou le commerce en ligne.

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Commentaires
a écrit le 11/03/2015 à 12:24 :
encore des chiffres sortis d'on ne sait où concernant ces 10 millions d'emplois c'est comme les emplois qui devaient résulter de la création de l'euro qu'on attend toujours. ce qui est sur c'est que cet accord si il est signé se transformera en "Maelström" pour l'Europe qui verra ses services laminés par le libéralisme mondial mais au bénéfice de qui? en tout cas une chose est sure pas aux bénéfice des citoyens européens qui n'auront pas leur mot à dire devant se contenter des parole de Cecilia Malmström!
a écrit le 11/03/2015 à 9:55 :
Malgré tous leurs travers l'UE et l'Europe permettent de contrecarrer les faiblesses des pays européens, qui pour certains à l'instar de la France restent plus proches de la République bananière que de pays démocratiquement avancés et respectueux de l'égalité lité des droits et des devoirs de chaque citoyen quelles que soient ses origines ou son niveau de fortune ou son cursus de formation ou son appartenance politique ou sa confession religieuse ou son milieu social ou ses relations...Mais en tout état de cause, nous ne voulons pas que la souveraineté de la France et de l'Europe soit vendue ou concédée à des puissances impérialistes quelles qu'elles soient, ni US, ni Chinoise ni à aucune autre. Nous avons déjà l'impression que nos dirigeants politiques se comportent assez comme de piteux bourgeois de Calais.
a écrit le 11/03/2015 à 5:41 :
Prennent les gens pour des idiots. Ils révèlent les contenus de ce qu'ils ont déjà imposé par des modifications des règlements ou lois au niveau de l'UE ou des états, ou en tout cas suffisamment d'états pour qu'il ne soit pas possible de faire marche arrière.
Réponse de le 11/03/2015 à 8:35 :
+1
a écrit le 10/03/2015 à 19:11 :
Il faut arrêter de vouloir déréguler et surtout ne rien signer avec les US et leurs alliés. La mondialisation c'est faite sur le dos des peuples, contre leur volonté. Le néo-libéralisme, c'est la mort des démocraties. Bruxelles est complice, vendue aux intérêts des multinationales, des financiers. Sur ce point le FN (malheureusement) et l'extrême gauche ont raison. Syriza montre le chemin.
Réponse de le 10/03/2015 à 22:56 :
Complètement d'accord avec vous. Sauf que le FN n'est plus à une récupération près...
Réponse de le 11/03/2015 à 10:41 :
+1, encore une foi Commission européenne tente de nous donner illusion de un processus démocratique.
a écrit le 10/03/2015 à 18:35 :
Mais elle sait très bien que ce ne sont plus les peuples qui votent pour ou contre mais la décision appartient à la Commission....he oui... faut lire les statuts.

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