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Polémique Peillon-Royal au PS

latribune.fr

Publié le 15 novembre 2009 à 11:35 - Mis à jour le 15 novembre 2009 à 12:03

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Pendant tout ce week-end, Vincent Peillon, parlementaire européen socialiste, et Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes et candidate malheureuse à la présidentielle de 2007, ont échangé des amabilités.

Le député européen socialiste Vincent Peillon a estimé ce dimanche sur Canal Plus que Ségolène Royal "ne pourra pas faire gagner" la gauche en 2012 s'étant, selon lui, "disqualifiée" samedi à Dijon lors des premières rencontres du "Rassemblement social, écologique et démocrate". "J'entends Ségolène Royal dire : "je vais recadrer". Mais il faut qu'elle se recadre elle-même", a lancé Vincent Peillon, en se demandant si Ségolène Royal entendait recadrer également "les dirigeants syndicaux, du MoDem, Daniel Cohn-Bendit, François Rebsamen..."

"Je crois qu'elle voulait se recadrer dans un mouvement qui lui échappe", a estimé le parlementaire en rappelant l'absence de Ségolène Royal à la première rencontre organisée le 22 août à Marseille de son courant "L'Espoir à gauche". Samedi à Dijon, "c'est un événement politique majeur qu'elle est venue, d'une certaine façon, abîmer et cela rend service à la droite", a dénoncé Vincent Peillon.

"Tous les opposants à Nicolas Sarkozy veulent gagner ensemble en 2012 et de quoi parle-t-on ce matin ? On parle de Ségolène Royal et de la bisbille entre socialistes, c'est lamentable", a-t-il encore accusé.

Ségolène Royal s'était invitée samedi à la réunion de Dijon, cherchant à reprendre la main de son courant Espoir à gauche en tançant sévèrement Vincent Peillon, son ancien lieutenant, qui en avait pris les rênes. La venue de la présidente de Poitou-Charentes, restée quatre heures à ce rassemblement sur l'éducation, avait été désapprouvée la veille par Vincent Peillon. Il avait jugé "dommage de venir un peu perturber le sens de ce qu'on essaie de construire" et "qui est fragile", puis déploré sur Europe 1 un "coup médiatique".

Ce rassemblement, initié à Marseille fin août, est l'esquisse d'un dialogue avec Robert Hue, ex-numéro un du Parti communiste français, Marielle de Sarnez et Jean-Luc Bennahmias, vice-présidents du MoDem, ainsi que des Verts.

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Après une arrivée souriante, Ségolène Royal a rencontré un temps Vincent Peillon, ce qui pouvait laisser penser à une réconciliation, puis a assisté au banquet républicain, et enfin est intervenue lors d'un atelier pour plaider la cause de son "chèque contraception" pour les lycéennes de sa région. Mais ensuite, lors d'un point presse, elle a vertement tancé Vincent Peillon pour son "dérapage verbal". "Il a commis une faute politique et un dérapage verbal qui ne doit pas se reproduire", a menacé, telle une maîtresse d'école, l'ex-candidate à la présidentielle à l'adresse de celui qui s'est imposé comme le leader du courant, le premier du PS, qui l'a soutenue au congrès de Reims.

Interrogé sur cet "avertissement" par quelques journalistes, Vincent Peillon n'a pas caché son agacement, estimant que "madame Royal est venue faire à Dijon une conférence de presse", et parlant "de méthodes un peu déplacées et assez ridicules".

Cette nouvelle polémique socialiste, au centre de laquelle se retrouve une fois de plus Ségolène Royal, intervient alors qu'un sondage Opinion Way pour Le Figaro et LCI place Dominique Strauss-Kahn, actuel directeur général du FMI à Washington, en tête des opposants pour la présidentielle de 2012 largement devant, dans l'ordre, François Bayrou, Bertrand Delanoë et Ségolène Royal.

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