LA TRIBUNE - Euralis affiche clairement sa volonté d'accompagner la transition du monde agricole vers des pratiques plus durables, en termes environnemental comme économique. De quand datez-vous ce repositionnement stratégique ?
Laurent Dubain - La perspective de la gouvernance en 2020 a conduit la coopérative à s'interroger sur le rôle qu'elle entendait jouer dans une agriculture en pleine mutation : le conseil d'administration a engagé une démarche prospective, Cap2030, pour identifier les grandes évolutions à l'œuvre dans le monde agricole, et définir la stratégie d'Euralis face aux mutations qui s'imposent : réduction des intrants, meilleure prise en compte de la gestion de l'eau, émergence des énergies renouvelables dans les exploitations, amélioration de la traçabilité, développement des circuits courts, etc. C'est cette démarche-là qui a amené la coopérative à adopter début 2021 une nouvelle vision en ce qui concerne ses activités agricoles, en faveur d'une agriculture plus durable, d'une meilleure alimentation et du déploiement des énergies renouvelables.
Concrètement, cette vision se traduit comment ?