Maïsadour et Euralis : l'impossible fusion de leurs activités canard et foie gras ?

Jean-Philippe Déjean
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Le siège d'Euralis à Pau.
D.R

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Le siège d'Euralis à Pau.
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La demande de fusion des activités palmipèdes (canards et oies) gras d'Euralis, à Pau (Pyrénées-Atlantiques, et Maïsadour, à Haut-Mauco (Landes), au cœur de leurs pôles gastronomie respectifs, doit permettre aux deux groupes coopératifs de faire face aux effets dévastateurs de plusieurs attaques de grippe aviaire et de la pandémie de Covid. Ce projet vise à rassembler ces activités au sein de MVVH (Maïsadour-Vivadour-Val de Sèvre), la holding de Maïsadour qui deviendrait une co-entreprise. Mais il semble mal engagé puisqu'il subit un examen de passage prolongé auprès de l'Autorité de la concurrence (ADLC).
Paraphé en décembre 2021 par les deux futurs partenaires, ce projet de fusion a été transmis le 2 mai 2022 à l'ADLC qui a refusé de lui donner son feu vert en première lecture. Motif : le risque de voir ce rapprochement entrainer la création d'une situation monopolistique dans la filière des viandes et foies de palmipèdes gras.
C'est ainsi que le 14 décembre dernier l'Autorité de la concurrence a confirmé son appréciation pour le moins mitigée du dossier en déclenchant une enquête approfondie ou « phase 2 » sur le sujet. Une procédure que l'on aurait pu croire accélérée étant donné la menace monopolistique mise en avant. Mais la phase 2 n'est pas une broyeuse à papier. La preuve : l'examen approfondi de la proposition d'Euralis et Maïsadour se poursuivait encore ce 11 mai 2023.
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Avec plus de 50 % dans la plupart des secteurs de marché entrant en ligne de compte : approvisionnement en animaux vivants, abattage, transformation, distribution... cette fusion inquiète. De leur côté les directions des deux groupes observent une retenue toute diplomatique :
Jean-Philippe Déjean