LA TRIBUNE - Vous êtes hautement courtisée par les entreprises des biosolutions. Pourquoi la startup charentaise Elicit Plant vous a-t-elle convaincue de les rejoindre ?
Oui, chaque semaine, un certain nombre de startups me demandent d'être conseillère ou de siéger au conseil d'administration, mais je suis très pointilleuse. Ainsi, lorsque Elicit m'a contactée, c'était par l'intermédiaire d'un recruteur. Je n'avais jamais entendu parler de cette entreprise, alors je leur demandais : « Dites-m'en plus ! » J'ai donc posé des questions pendant plusieurs mois sur la propriété intellectuelle, la technologie et les performances de rendement. J'ai rencontré l'équipe et les investisseurs. Jean-François [Déchant, cofondateur, ndlr] m'a convaincue et je me suis retrouvée présidente après cela. Comme il s'agissait d'un stade précoce, ils produisaient encore des données sur le terrain et travaillaient sur leur propriété intellectuelle. Mais mon intuition était la bonne, l'entreprise a quelque chose de spécial.