Vin : ce domaine lâche l'appellation Bordeaux pour conjurer la crise des ventes
Maxime Giraudeau, à Saint-Martin-Lacaussade
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vincent l'amouller vin blaye viticulteur
MG / La Tribune
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vincent l'amouller vin blaye viticulteur
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É
milion, que le plan d'arrachage fait son œuvre.Sur le domaine de Vincent L'Amouller, cette prophétie se vérifie. Et sous-entend son lot de difficultés. « Depuis trois ans, on fait de bonnes récoltes en volume. Mais en parallèle, on ne vend pas. Chaque année, on stocke une demi-récolte... », déplore-t-il, perché sur un tonneau dans son chai de Saint-Martin-Lacaussade. Micro à la main, il présente son outil de production d'une voix qui tremble sous l'émotion. Face à lui, un public d'élus et représentants du monde rural invité par la Confédération paysanne dans le cadre du contre-salon de l'agriculture organisé par le syndicat.

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À 40 ans, le vigneron va arracher trois hectares, soit 17 % de sa surface cultivée. Dix ans après s'être installé sur la ferme familiale en bio avec sa femme Ludivine. L'appellation dont ils font partie, Blaye - Côtes de Bordeaux, n'a plus la côte et vend à perte. « Actuellement, le négoce bordelais c'est une catastrophe pour nous. Si vous leur vendez à 1 euro le litre, vous êtes bienheureux », pointe-t-il en regard d'un coût de production à 2,50 euros.
Maxime Giraudeau, à Saint-Martin-Lacaussade