Élaboré depuis le printemps dernier, le guichet du plan d'arrachage du vignoble bordelais à hauteur de 6.000 euros l'hectare, a fermé ses portes le 20 décembre. Le bilan définitif de cette première vague s'établit à 8.000 hectares, répartis à parts égales entre les deux enveloppes de renaturation et de diversification. Des demandes déposées par environ un millier d'exploitations viticoles au titre d'un arrachage sanitaire qui vise d'abord à réduire la surproduction du vignoble. Au total, ce sont 1.500 hectares de moins que le budget disponible qui était calibré sur le volume des pré-inscriptions enregistrées au mois de juillet dernier. Une baisse qui peut s'expliquer par les conditions drastiques prévues par le plan d'arrachage et par le montant de la subvention jugé insuffisant par le collectif Viti33.
«Il y a eu une forme de surbooking en juillet, on le savait, et certains viticulteurs ont ajusté leurs demandes après avoir pris connaissance des détails du plan. Est-ce que 6.000 euros par hectare c'est suffisant ? Est-ce que les contreparties sont idéales ? Certainement pas mais elles sont là parce qu'on a réussi à obtenir un plan d'aide et parce qu'il s'agit d'argent public. Il y a un an, il n'y avait rien du tout, c'est ça la réalité !», réagit Bernard Farges, le vice-président du CIVB (conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux).