Un biologiste, un mathématicien et un informaticien ont associé leurs compétences pour créer Biology as a solution (Baas) qui a recours au diagnostic ADN pour lutter contre les pathogènes de la vigne. « Les maladies fongiques, du fait de leurs capacités à produire rapidement des quantités gigantesques de spores, sont de redoutables ennemies des cultures », rappelle Jérémie Brusini, fondateur de Baas. En partant de là, l'entreprise implantée à Martillac (Gironde), a développé des pièges à spores qui permettent de détecter de manière précoce la présence de mildiou notamment dans les vignes, avant l'apparition des symptômes.
Les pièges sont récupérés, envoyés en laboratoire où Baas se charge d'extraire l'ADN contenu dans les échantillons et de l'analyser. Puis, les résultats sont restitués au viticulteur en fin de journée via une application développée par Baas. Et ainsi, deux fois par semaine. Le principe ? Donner un temps d'avance aux viticulteurs pour lutter contre le mildiou et les autres maladies cryptogamiques de la vigne et surtout leur permettre de traiter au bon moment avec la bonne molécule ! « Nous les aidons à prendre les bonnes décisions », explique Jérémie Brusini. En utilisant ces pièges et en ayant eu accès à une information en temps réel, l'un de ses clients a pu décaler son traitement d'un mois. Il a économisé 800 grammes de cuivre à l'hectare. « L'idée est vraiment d'allier performance économique et environnementale », explique Jérémie Brusini.