Créée en 2016 par Lionel Navarro, directeur de recherche au CNRS et Laurent de Crasto, ingénieur agronome et oenologue, Immunrise Biocontrol développe une bio-solution pour lutter contre les ravageurs et les maladies des cultures en utilisant les micro-algues. Cette solution a été testée ces cinq dernières années sur des vignes en Gironde, dans le vignoble de Cognac et en Champagne. Des essais vont désormais débuter sur des cultures maraîchères.
Les avantages de cette solution ? « Elle peut être une alternative aux produits chimiques et au cuivre. C'est un produit naturel et biodégradable qui ne laisse pas de résidu et permet de lutter contre la maladie sans impacter l'environnement et la santé des consommateurs », explique Laurent de Crasto pour qui « ces produits de biocontrôle doivent être développés et accéder au marché. » Le plus tôt sera le mieux mais c'est bien là tout le problème !
Immunrise Biocontrol travaille précisément à la constitution d'un dossier de demande d'autorisation pour une homologation au niveau européen. Et Laurent de Crasto cible désormais une mise sur le marché en 2028 ou 2029, soit douze à treize ans après la création de l'entreprise. « Sur un produit classique, on estime à cinq ans la procédure d'approbation de la substance active au niveau européen, et au moins deux ans au niveau national pour obtenir l'AMM [autorisation de mise sur le marché, ndlr]. Soit à peu près sept ans en moyenne », se désolait ainsi il y a quelques mois François Hervieu, chef du service régional de l'alimentation de la Draaf (Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt) Nouvelle-Aquitaine.