Prolonger la vie des barriques de vin : un marché en plein essor
Hélène Lerivrain
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Les barriques prêtes à être livrées chez le client sur le site d'Alter Oak au Bouscat.
Hélène Lerivrain / La Tribune
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Les barriques prêtes à être livrées chez le client sur le site d'Alter Oak au Bouscat.
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Engagé en agriculture biologique depuis 2017, en Gironde, le Château Fourbas Hosten a décidé d'aller plus loin. Il s'engage désormais dans la réduction de son empreinte carbone. Et cela passe notamment par la régénération des barriques, créneau sur lequel s'est positionné Jean-Luc Dutel, président d'Alter Oak dans la métropole bordelaise. Sauf qu'à l'époque où il s'est lancé, au début des années 2000, « cela n'intéressait personne dans le monde du vin à Bordeaux ! » Mais vingt ans plus tard, le contexte a changé.
« Même les tonneliers qui font du neuf se mettent à réfléchir. La régénération est une solution pour prolonger la durée de vie des barriques dans un contexte de crises écologique et économique, alors que dans le même temps, les vins boisés sont moins demandés. Cela a donc du sens », explique Jean-Luc Dutel. Il régénère, depuis Bordeaux, des barriques issues de la production viticole pour leur offrir une seconde vie dans le monde des spiritueux.
Plusieurs technologies existent : le rabotage du bois, la méthode Barena utilisée par Jean-Luc Dutel qui consiste à décaper par projection de quartz avant un traitement intensif à la vapeur. Les barriques bénéficient ensuite d'une aromatisation par un système breveté. Il existe également une technologie à base d'ultrasons développée par Dyogena.
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Cette entreprise bordelaise a été créée en 2013, mais c'est en 2018 que l'activité a vraiment décollé avec une hausse de 30 % de l'activité tous les ans depuis 2020. Les causes sont multiples pour son dirigeant. « Il est devenu plus difficile de vendre son vin. Or, pour diminuer les coûts, il n'y a pas 36 leviers », explique Alain Trillaud. La barrique coûte par ailleurs de plus en plus cher. « Elle est passée de 600 à 900 euros en moyenne en quatre ou cinq ans. » Alors que la barrique est conservée entre deux et six ans, la régénération lui permet de repartir pour un, deux voire trois vins supplémentaires pour un coût par barrique de seulement 40 à 50 euros.
Hélène Lerivrain
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