À part qu'elle est opaque, la bouteille en carton de Green Gen Technologies ressemble, à s'y méprendre, à n'importe quelle bouteille de verre de 75 centilitres. Surfant sur le succès du « BIB », le « bag in box » jusque là disponible en 3, 5 ou 10 litres, le vin est en fait contenu dans une poche en plastique placée à l'intérieur du contenant carton. La technologie est donc éprouvée, seul le format change. « Le principal avantage est qu'elle ne pèse que 130 grammes, soit de trois à dix fois moins qu'un contenant en verre, argumente Aline Rogeon, directrice recherche et développement chez Green Gen Technologies. Et quand on sait que la bouteille en verre représente au moins 20 % de l'empreinte carbone de la filière viticole, ce n'est pas un mince atout, en particulier à l'export ! »
Autre avantage : les deux matériaux, carton et plastique, sont recyclables séparément. « Il faut surtout analyser tout le cycle de vie du produit pour savoir si cet emballage est vraiment vertueux, notamment son impact sur l'eau, l'air ou la biodiversité », insiste Mehdi Besbes, responsable du marché vins et spiritueux au sein d'Adelphe, filiale du spécialiste de l'éco-conception et du réemploi Citéo. Déjà à l'origine des premières bouteilles en lin il y a deux ans, Green Gen Technologies prévoit d'ores et déjà de produire 2,8 millions de ses bouteilles en carton en 2025. Les deux tiers ont déjà été réservés, assure la société qui a investi les locaux d'un ancien site logistique de l'armée à Bergerac pour installer son atelier. Elle emploie aujourd'hui 14 personnes.