En attendant Alan Greenspan

Ces derniers temps, avec des taux de croissance de 20 à 30%, la high tech américaine ne se sentait pas concernée par le PIB américain. Tel n'était pas le cas au début de la décennie, quand la santé du marché des mainframes, des gros ordinateurs compatibles IBM, et des mini-ordinateurs, était intimement liée à l'environnement économique américain et mondial. Il n'était pas rare, à l'époque, que les grandes firmes informatiques emploient des économistes à temps plein...Intel, Microsoft, Netscape, Cisco, 3 com, AOL et Internet ont changé les choses. L'avènement d'une petite informatique multimédia puis connectée a décuplé les besoins d'infrastructures, de même que l'essor de la téléphonie mobile. L'arrivée massive des dot-com puis des places de marché spécialisées, a augmenté une croissance qui était déjà vive. Dans le même temps, la Bourse s'est mise à rêver d'un avenir perpétuellement riant.Le mois de mars 2000, qui marque le pic de l'euphorie, a renversé la vapeur. Certaines dot-coms, qui ne pouvaient exister que sous perfusion financière, n'ont plus de munitions et ferment leurs portes les unes après les autres. Pour les grands de l'informatique, ce ne sont pas là des clients qui réduisent simplement leur rythme de commande mais bien des clients qui disparaissent complètement... Certes, les plus optimistes prétendent que les grandes industries traditionnelles vont prendre le relai en investissant massivement dans le monde Internet. Mais le feront-elles à tour de bras si l'état de leurs affaires est chancelant et si leur bilan s'en trouve menacé?Or, les signes avant-coureurs d'un ralentissement économique s'accumulent aux Etats-Unis. Des entreprises comme The Gap ou Abercrombie and Fitch, symboles de la prospérité des dernières années, enregistrent un tassement de leurs ventes. Çà et là, les stocks augmentent, même chez Cisco, qui a pourtant presque réussi à rassurer la Bourse avec ses résultats. Bref, les clients de la high tech américaine ont des soucis et le dollar fort n'est pas fait pour arranger le tableau.Alors, les milieux américains de la high tech se prennent à espérer une baisse du niveau cible des fonds fédéraux (6,50% actuellement). La réponse sera connue le 15 novembre, lors de la réunion du comité de politique monétaire de la FED.

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