Texaco accepte l'offre de rachat de Chevron

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Après une première tentative avortée au printemps 1999, Chevron et Texaco, respectivement deuxième et troisième groupes pétroliers américains et cinquième et septième groupes mondiaux, se sont mis d'accord pour fusionner. Les deux conseils d'administration ont approuvé hier soir les modalités de l'opération, qui prévoient le rachat de Texaco par Chevron par le biais d'un échange d'actions pour 35 milliards de dollars. Les actionnaires de Texaco se verront offrir 0,77 action Chevron pour chacun de leurs titres, représentant une prime de 17,7% sur la base des cours des deux sociétés vendredi soir à la clôture de Wall Street. Une partie de cette prime a cependant été effacée en début de séance lundi de Wall Street : Chevron perdait en effet 5,34% à 79,75 dollars à la mi-séance, tandis que Texaco gagnait 3,06% à 56,81 dollars. La parité valorise Texaco 35,35 milliards de dollars, précise le communiqué publié par les deux groupes. Ce rapprochement doit donner naissance au quatrième groupe pétrolier mondial, pesant quelque 67 milliards de dollars de chiffre d'affaires sur la base des exercices 1999 et employant 55.000 salariés pour une production quotidienne de 2,7 millions de barils. Des chiffres qui restent en retrait par rapport au numéro un, l'américain Exxon Mobil. Ce dernier a réalisé un chiffre d'affaires de 186,9 milliards de dollars l'an dernier et a dégagé un bénéfice de 7,9 milliards de dollars.Le nouveau groupe, baptisé Chevron Texaco, devrait inscrire les réductions de coûts au premier rang de ses priorités. Chevron, à l'initiative du rapprochement table sur 1,2 milliard de dollars d'économies, réalisées principalement par le biais de 4.000 suppressions d'emplois, soit 7% de l'ensemble des effectifs combinés. L'opération devrait être positive en termes de résultat par action et de cash-flow dès la fin des restructurations, estime Chevron. Pour obtenir l'accord des autorités de la concurrence, les deux groupes devraient également mettre au point un programme de désinvestissements. En terme de capitalisation boursière, Chevron/Texaco occuperait la cinquième place mondiale, avec une valorisation de 85 milliards de dollars. Exxon/Mobil, Royal Dutch Shell, BP Amoco et Total Fina Elf continueront de précéder la nouvelle entité.Ce mariage ne constitue pas véritablement une surprise. Les deux pétroliers avaient poussé activement les études et les négociations au printemps 1999 pour fusionner leurs activités mais l'opération avait échoué en juin 1999. Le conseil d'administration de Texaco avait alors jugé les propositions "inacceptables, sur le plan de la complexité, de la faisabilité, du risque et du prix". Depuis l'annulation de l'opération, l'action Texaco a perdu plus de 10%.

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