Le point sur ... la gestion collective

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Alors que l'économie japonaise semble voir le bout du tunnel, l'indice Nikkeï est en repli quasiment ininterrompu depuis près de cinq mois. Comment expliquer ce paradoxe ?La situation économique est effectivement en voie d'amélioration. En atteste l'amélioration rapide des résultats des sociétés : en moyenne, les bénéfices sont cette année supérieurs de 30% à ce qu'ils étaient l'année dernière. Les fondamentaux des entreprises cotées se sont dans l'ensemble fortement améliorés au cours des derniers trimestres. Ces progrès se heurtent cependant à la faiblesse généralisée des marchés actions américains, et notamment du Nasdaq, qui pèse lourdement sur la conjoncture boursière japonaise. Deux éléments techniques jouent également en défaveur des marchés actions nippons. L'amplification des dénouements de participations croisées, tout d'abord, provoque un afflux de titres sur le marché. Un déséquilibre de l'offre et de la demande d'actions qui pèse sur les cours. La modification du calcul des pondérations au sein des indices mondiaux, notamment ceux de MSCI, se traduit par ailleurs par une moindre demande de titres japonais de la part des gérants indiciels. La prise en compte du flottant, et non plus de la capitalisation totale, réduit les part des groupes japonais dans ces indices. Ceci dit, l'amélioration des fondamentaux de l'économie et des sociétés m'incitent à penser que le marché actions nippon ne peut que rebondir par rapport aux niveaux actuels. Reste à savoir quand ...Quels secteurs d'activité sur-pondérez vous actuellement ?Nous basons notre gestion sur une analyse « bottom / up » des sociétés, et privilégions donc la valeur intrinsèque de chaque groupe. Sur ce plan, nous pensons que les secteurs traditionnels - l'alimentation, la pharmacie, la distribution - sont les plus décotés. Les valeurs du secteur des TMT, malgré leur correction, restent moins intéressantes selon nous, même si nous revenons très progressivement sur certaines sociétés. Globalement, la liquidité de nos fonds se situe à 12%, un niveau légèrement inférieur à la moyenne historique. Un signe de notre confiance dans la reprise du marché. Notre portefeuille comporte aujourd'hui 38 lignes.Comment parvenez vous, depuis Paris, à assurer la gestion de fonds sur un marché aussi particulier que celui des valeurs japonaises ?Je me rends quatre fois par an au Japon pour prendre contact avec les sociétés sur lesquelles nous investissons. Deux autres gérants me relaient d'ailleurs dans cette tâche, afin d'assurer sur le terrain un suivi optimal de nos placements. Ces règles de conduite nous ont permis de limiter le repli de nos deux fonds à 4% (en euros) depuis le début de l'année, dans un marché extrêmement baissier.

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