Le point sur ... la gestion collective

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Quel a été l'impact de l'essor continu du Nasdaq sur les souscriptions des particuliers français aux fonds investis en actions américaines ?L'impact a été marginal. Les ménages restent attachés aux avantages fiscaux que permettent les PEA ou encore, plus récemment, les fonds DSK. Par ailleurs, la recherche de valeurs de croissance ne passe plus exclusivement par le Nasdaq. Compte tenu de son récent essor, le Nouveau marché est une alternative aujourd'hui aussi performante, tout en étant fiscalement plus avantageuse dans le cadre de certains fonds.Comment gérez-vous l'exposition de votre portefeuille, dans le contexte actuel de dichotomie entre les valeurs classiques et celles de la « nouvelle économie » ?Notre méthode de gestion se base à 90 % sur une approche quantitative. Nous avons modélisé un système qui nous permet de déceler les valeurs américaines les plus sous-valorisées, compte tenu de leurs perspectives de croissance. Les valeurs que nous conseille notre modèle ont engendré une exposition égale de notre portefeuille entre les actions du Nasdaq et celles de l'économie « classique », alors que nous étions pondéré à hauteur respective approximative de 40 % et 60 % un an auparavant. Tandis que notre référence est l'indice S&P des 500 plus grosses capitalisations cotées sur le Nyse, le poids boursier des valeurs de notre portefeuille, aujourd'hui d'une moyenne de près 35 milliards de dollars, tend à se réduire progressivement. Nous privilégions de plus en plus les titres de taille plus « moyenne », dont la capitalisation oscille autour de 10 milliards de dollars. L'avantage de cette gestion réside par ailleurs dans le niveau relatif peu élevé de notre couple rendement risque. La volatilité historique du portefeuille ne doit pas dépasser significativement les 25 %, soit un niveau à peu près équivalent à celui du CAC 40.Ce marché à deux vitesses va-t-il perdurer ?S'il est amené à rester important dans un premier temps, l'écart entre les valorisations moyennes des titre de la « nouvelle économie » et des secteurs plus classiques va progressivement se réduire sur le long terme. A titre d'exemple, le récent rachat de Time Warner par AOL a respectivement engendré une hausse et une baisse de leurs valorisations et de leurs multiples respectifs. Or les rapprochements entre des sociétés de ces deux types d'économie devraient se multiplier et homogénéiser la cote dans son ensemble. La bulle aujourd'hui constatée sur de nombreuses valeurs du Nasdaq, notamment liées à l'internet, devrait ainsi se crever d'elle-même au contact de la réalité.

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