Le point sur ... les small caps

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Les indices small caps et mid caps de la bourse de Paris ne parviennent pas à rebondir. Pourquoi ? Prévoyez vous un prochain retournement de la conjoncture boursière pour les valeurs de petite capitalisation ?« Le décalage entre les marchés small caps et large caps est habituel en France. Alors que les seconds sont parvenus à relever la tête, les marchés de petites capitalisations n'ont pas encore retrouvé leur sang froid. « Raison principale de ce phénomène, les marchés small caps français n'ont pas encore un degré de maturité équivalent à ceux de leurs homologues américains. Par conséquent, les petites valeurs sont avant tout considérées comme des placements spéculatifs destinés à donner un peu de piment à des placements plus traditionnels. Dans le conjoncture présente, les gérants sont restés frileux, hésitant à revenir sur les marchés de petite capitalisation, ce qui a empêché un rebond des cours. « Nous considérons au contraire que les valeurs de petite et moyenne capitalisation sont le complément nécessaire d'un portefeuille actions équilibré. N'oublions pas que ces sociétés - qui ont des capitalisations boursières inférieures à 1 milliard d'euros - devraient représenter environ 30% des profits estimés pour l'ensemble des sociétés cotées à la bourse de Paris d'ici trois ans. « Certains signaux positifs sont par ailleurs envoyés aujourd'hui par les marchés small caps, ce qui m'incite à penser que le rebond pourrait intervenir dans un délai relativement court. Les investisseurs sont par exemple devenus beaucoup plus sélectifs. En attestent les accueils très contrastés réservés aux dernières introductions sur le Nouveau et le Second marché. « Les marchés small caps restent toutefois fragiles, et toute mauvaise nouvelle se traduit par une forte correction du titre. Ce fut par exemple le cas de la société XRT-Cerg, qui a décroché de plus de 50% dans les séances suivant la publication d'un chiffre d'affaires décevant. Des sociétés comme Aubay Technologies ou Brice ont également été sévèrement sanctionnées par le marché. »Quels sont actuellement les secteurs d'activités qui retiennent plus particulièrement votre attention ?« Le secteur de l'intégration des réseaux et de la création de plateformes de commerce électronique reste très porteur, en raison notamment d'une très forte croissance organique. A l'inverse, les éditeurs de logiciels et les intégrateurs de systèmes informatiques ont connu un début d'année négatif, marqué par une hausse limitée de leur activité. Les entreprises semblent avoir revu à la baisse leurs investissements informatiques, après s'être largement équipé en 1999. « Le secteur des jeux vidéos a lui aussi constitué une véritable déception. Les éditeurs sont aujourd'hui affectés par la transition entre deux générations de consoles de jeux, qui incite les clients à différer leurs achats. Nous restons très prudents sur ces titres, dont la valorisation avait atteint des niveaux injustifiés en début d'année. « Dans le secteur de la santé, les sociétés affichent des taux de croissance élevés, conformes à nos anticipations. Cerep ou Transgene sont selon nous de très bons placements. « Nous apprécions également le secteur des bateaux de plaisance, avec Bénéteau et Rodriguez Group. Le secteur des équipementiers automobiles, notamment en matière de technologies de communication, devrait lui aussi être très porteur. Une valeur comme CAA AG, cotée au Neuer Markt, a par exemple un beau potentiel d'appréciation. Quelques « dot com » du Nouveau marché ont réalisé au cours des dernières séances des spectaculaires rebonds. Assiste-t-on à un retour en grâce des valeurs internet ?« Je n'en suis pas convaincu, même s'il s'agit d'un secteur d'activité au sujet duquel personne ne peut être prophète. Les principales sociétés internet basent leur modèle économique sur les recettes publicitaires. Or, le marché de la publicité n'est pas extensible à l'infini, et ses perspectives de croissance ne justifient pas totalement la valorisation globale des « dot com » en bourse. Certaines sociétés ont donc vocation à disparaître, notamment en raison du mouvement de concentration qui devrait animer le secteur. « Aux valeurs internet, je préfère donc des sociétés qui réussissent à vendre les services qu'elles proposent à leurs utilisateurs. Parmi celles-là, on trouve notamment les sociétés audiotel, telles que Jet Multimédia ou Neocom. »

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